Procrastination.

Publié le par teparlerdemavie

Procrastination.

La procrastination, ça me prend toujours au moment où je dois entreprendre quelque chose qui, dans mon esprit, me paraît insurmontable, compliqué ou laborieux. Et rien que de m’imaginer passer à l’action, je me sens épuisée. Alors je tergiverse, je me plonge dans des lectures sans intérêt, je surfe sur le net, tourne en rond… avec la conscience accrue que je ne fais qu’esquiver ce que je vais bien devoir faire un jour.

J’ai parfaitement conscience que tout se passe dans ma tête. Mon esprit va se projeter et imaginer un scénario digne d’un film d’horreur dans lequel je me sens crouler sous le poids de tonnes de petits trucs qui, accumulés, prennent très vite des proportions démesurées, hors de mon contrôle.

Et toutes ces petites choses que je tarde à accomplir, alignées les unes aux autres, réveillent mes angoisses, mon sentiment d’insécurité et je me vois courir après tout ce qui doit être fait sans succès, ça me file entre les doigts et ça m’effraie.

Et cette peur ne m’insuffle pas le déclic suffisant qui me permettrait d’agir et de me libérer enfin de mes obligations que je fuis. Non, au contraire, cette peur me paralyse.

Et puis, un jour, je réalise qu’en fin de compte, de ce dont je suis fatiguée, c’est surtout de tout ce que je n’accomplis pas.

Le poids que je porte sur mes épaules n’est autre que le poids de toute cette liste des choses à faire qui s’accumulent, et devient une masse mentale énorme au point qu’elle me semble insurmontable.

C’est comme une révélation pour moi. Alors, tout à coup, je change la donne, je prends sur moi et je m’active. J’affronte mes angoisses et j’y mets un terme et au final, je vois bien que je ne me suis pas écroulée en route et qu’au contraire d’avoir fait tous mes « devoirs » m’apporte un tel soulagement que je n’en sors pas épuisée mais au contraire, bel et bien galvanisée (avec un soulagement intense que ce qui est fait n’est plus à faire et un sentiment de satisfaction d’avoir été au bout de l’épreuve avec brio).

Depuis, (je suis en phase de rodage), je note mes priorités, celles que je ne peux pas laisser traîner sous peine de voir revenir mon sentiment d’insécurité au galop et je m’y attelle (je mets, mentalement, en place, un planning du moment de la journée où je vais le faire sans y déroger).

Et, au lieu, de me sentir prisonnière de mes obligations, je m'en sens libérée.

 

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Marie kléber 12/02/2015 16:59

A force de repousser les choses à faire, on finit en effet par se sentir dépassé par les évenements. Pour ma part, je fais des listes et ça aide à s'activer. Plus j'ai de choses rayées dans mes carnets, plus je suis heureuse.
Bises et belle soirée

teparlerdemavie 13/02/2015 09:37

Oui, c'est exactement ça : le plaisir, le soulagement et la satisfaction d'avoir fait ce qu'il y avait à faire. Et de ne plus tout faire dans la précipitation et le stress, quel bonheur.
Bonne journée.
Bise

matchingpoints 12/02/2015 16:02

Nous avons toujours un bout de papier qui traine pour nous rappeler ce que nous avons à faire. Mais parfois ce papier se perd, est-ce un acte manqué ?

teparlerdemavie 13/02/2015 09:35

J'aime bien l'idée de l'acte manqué, oui, je crois qu'il y a des choses qui échappent à notre bon vouloir.
J'essaie de me fixer un objectif précis, que je sais être dans mes cordes (je trouve inutile de me lancer des défis irréalisables, ce serait contre-productif) et je m'y tiens.

Reb 12/02/2015 12:18

Noter les choses que l'on a à faire c'est une bonne idée . De la sorte on vois je que l'on a fait et c'est une satisfaction en soi

teparlerdemavie 13/02/2015 09:32

Oui, le plaisir du travail accompli, c'est un puissant moteur. Bise