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Message d'espoir.

Publié le par teparlerdemavie

where is the love by julkusiowa

 

J'ai suivi des régimes durant des années. Je me suis restreinte jusqu'à en devenir malheureuse et acariâtre : je ne partageais plus aucun repas familial, je cuisinais chaque soir 2 menus différents, je me cloîtrais pour ne pas voir mes enfants manger des bonbons, des gâteaux, de la glace ou des frites, je suis même allée jusqu'à interdire l'accès chez moi de la tentation suprême : le nutella, quitte à en priver toute ma famille.

 

J'ai résisté, tenu bon, frustrée jusqu'à la moelle mais au final fière de tous mes sacrifices.

 

Tout ça pour, à chaque fois, au bout de quelques jours, plonger la tête la première dans tous mes interdits.

 

J'ai commencé à manger en cachette. Je ne voulais pas qu'on me voie, j'imaginais naïvement qu'un reste de frites ou une barre chocolatée, avalé sans témoin passerait inaperçu.

 

Pas vu-pas pris.

 

C'est fou comme on peut faire preuve d'auto-persuasion quand on se sent coupable.

 

Coupable !

 

Le mot est lâché. C'est bel et bien la culpabilité qui m'a poussée à manger en cachette durant des années.

 

J'étais coupable de manquer de volonté, d'enfreindre les règles strictes que je m'étais fixée. Et très vite la déchéance vous guette.

 

Vous n'êtes plus une femme, une maman, une épouse digne. Vous être une tricheuse, une incapable, une nulle !

 

Et plus vous vous blâmez, plus vous mettez la barre haute. Comme si sa dignité ne pouvait se trouver que dans l'adversité, la difficulté.

 

Je me disais sans cesse : j'ai échoué mais je vais rebondir et je serais encore plus forte, plus inflexible sur les quantités, le choix des aliments. Je vais prouver à tout le monde que je suis une personne rigoureuse et que ça n'est pas un truc aussi bête que la bouffe qui va m'anéantir.

 

Oui... de la volonté j'en avais à revendre mais ce que je ne savais pas c'est que la volonté n'avait rien à faire là-dedans, que j'étais juste une victime de plus de la restriction et de l'image que l'on colle aux personnes en surpoids : des être faibles et sans volonté.

 

J'ai longtemps cru que je m'en sortirais à force de courage, en me faisant violence chaque jour au moment des repas jusqu'au jour où j'ai compris que la bataille était perdue d'avance, que mon hyperphagie gagnait du terrain.

 

Lorsque je me suis vue, debout dans la cuisine à finir les assiettes de mes enfants, à toute vitesse, au lieu de jeter leurs restes à la poubelle, j'ai compris que je ne pouvais pas continuer à me traiter si mal.

 

J'étais devenue une poubelle. Une putain de poubelle ! J'avais perdu toute dignité.

 

Et un jour, tu ne te contentes plus des restes, tu en veux plus, toujours plus. Tu t'engouffres dans la nourriture comme une affamée insatiable. Tu dérives et tu te dégoûtes.

 

J'ai dû faire un gros travail sur moi pour retrouver un brin de respect, d'estime pour celle que j'étais devenue. Mais c'est assurément le plus beau cadeau que je me suis fait : cesser d'avoir honte, balancer tous les préceptes diététiques matraqués à longueur de temps dans tous les médias et me lancer dans l'apprentissage de la méthode Zermati.

 

Je savais que la route serait longue mais je savais que seule cette issue était valable.

 

Mon message peut paraître froid, idiot, inutile (pour certains) mais je sais par quelle souffrance on passe dans ces moments-là. J'ai connu cette honte, cette humiliation que l'on ressent lors des crises d'hyperphagie. Je me suis si souvent sentie seule, différente et incomprise.

 

Alors je voulais dire à tous ceux qui ont vécu ou vivent encore de grandes difficultés avec la nourriture que je sais par quoi vous passez et que je sais aussi que l'on peut s'en sortir. Il n'y a pas de fatalité.

 

Ne vous blâmez plus.

 

Aimez-vous, avec votre force et vos faiblesses. Soyez indulgent et accordez-vous tout ce que vous êtes capable d'offrir aux autres mais que vous vous refusez.

 

 

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Noctambules.

Publié le par teparlerdemavie

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Une nuit, alors que je profitais du silence et de la fraîcheur, bien installée dans mon fauteuil, mon ordi sur les genoux, j'ai vu qu'il y avait 6 visiteurs sur mon blog.

 

6 visiteurs à 2h00 du matin.

 

Ma curiosité s'est éveillée. Qui pouvaient bien venir se balader sur le net à cette heure de la nuit ? Un visiteur ou deux, passe encore... mais 6 !

 

Je me suis sentie tout à coup moins seule, comme si je partagais un lien invisible avec d'autres personnes, peut-être elles-mêmes confortablement installées dans un fauteuil douillet...

 

J'ai aimé l'idée de partager un instant commun, éphémère.

 

J'ai aimé l'idée d'un fil invisible qui nous reliait.

 

Cette nuit, je n'étais pas seule, j'étais avec vous.

 


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Citation du jour.

Publié le par teparlerdemavie

Parachute by pacificPARANOIA

 

 

"L'intelligence, c'est comme le parachute, quand on n'en a pas, on s'écrase."

Pierre Desproges

 

Voilà une citation qui m'a donnée le sourire de bon matin. Bonne journée à tous.

 

 


Publié dans Citation du jour.

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Un long chemin vers la réconciliation.

Publié le par teparlerdemavie

The Irish Path by AaronBradford

 

J'entends beaucoup de personnes autour de moi dire que si elles suivaient la méthode zermati, elles prendraient 10 kilos car dès qu'elles sont autorisées à manger ce qu'elles veulent, ça devient du grand n'importe quoi et qu'elles doivent absolument avoir un cadre stricte, avec des quantités précises et des horaires imposées pour ne pas craquer.

 

J'ai longtemps cru cela moi aussi.

 

J'ai longtemps cru que maigrir était une question de volonté et d'interdit.

 

Alors oui, se retrouver lâchée dans la jungle alimentaire, sans interdit, ni quantités ou menus préétablis, ça fait peur. Mais c'est, comme lorsque nous étions enfants et que nous avons fait notre premier pas, celui qui nous a permis de partir à l'aventure, de découvrir le monde. Ça fait peur mais c'est tellement excitant.

 

En fait, la méthode zermati se fait en plusieurs étapes :

 

Au début du zermatage, on élimine peu à peu ses aliments tabous (aliments qui nous font terriblement culpabiliser dès qu'on les consomme). Et c'est vrai que durant cette étape, j'ai mangé quasiment exclusivement des aliments dits « caloriques » ou « grossissants » (vous savez, tous ceux dont on n'a pas le droit durant un régime).

 

J'ai passé plusieurs semaines à réapprivoiser tous ces aliments dont je m'étais privée durant des années. Côté poids, les débuts ont été chaotiques (c'est aussi pour ça que j'ai finalement décidé de ne plus me peser).

 

Je perdais du poids (en mangeant de tout) lorsque je parvenais à saisir correctement mes sensations puis je reprenais dès que je n'écoutais pas ma faim, que je tombais dans le « foutu pour foutu autant finir la boite de gâteaux » (pas évident de se défaire de ses interdits).

 

Mais au fil du temps, mon alimentation a changé et alors que je craignais de ne manger que des choses pas forcément top pour la santé, je suis revenue peu à peu, tout en respectant mes envies, à une alimentation plus variée et surtout, j'ai reconsommé avec plaisir des légumes (dont je n'avais plus du tout envie avant de faire zermati) et des fruits.

 

Alors tous ceux qui ont peur de ne manger que des aliments caloriques en débutant la méthode, je vous rassure, cet engouement pour la junk food s'évanouit au fil des mois car lorsqu'on comprend que l'on peut manger de tout, qu'il n'y a plus aucun interdit, ni de restriction, l'attrait pour certaines catégories d'aliments s'amenuise et on retrouve le plaisir de manger ce qu'on aime car on sait que tout aliment peut être consommé quand l'envie nous en prend, quelque soit l'heure tant qu'il y a de la faim.

 

Je m'étonne moi-même de ne plus avoir envie de chocolat, de nutella, de gâteaux... durant de longues périodes alors qu'avant, il suffisait qu'il (le nutella) soit sur la table devant moi pour me jeter dessus comme une folle hystérique affamée.

 

Et tout cela sans le moindre effort. Et je réalise que de consommer ces aliments, qui étaient, jusqu'alors des aimants irrésistibles, lorsque j'en ressens l'envie, me procure un vrai plaisir gustatif, bien plus que d'en manger en continu et en culpabilisant.

 

Oui, la première étape peut paraître compliquée, insurmontable, flippante.

 

Oui, les débuts ne sont pas forcément couronnés de succès. Certains en débutant zermati pigent de suite et perdent rapidement. Je ne fais pas partie de ceux-là mais sur le long terme, je m'en sors aussi bien qu'eux. Il n'y a pas de règles, chacun va à son rythme.

 

J'ai appris la patience, l'écoute et le respect pour moi et pour mon corps et mon envie d'aujourd'hui est de me faire du bien, de prendre du plaisir et de ne plus jamais me restreindre ou me frustrer.

 

La nourriture n'est pas l'élément à abattre mais l'élément à apprivoiser pour mieux le consommer.

 

La nature nous a donné de belles et bonnes choses à savourer alors autant en profiter. Et se faire plaisir, ça fait aussi partie de la vie.

 

La méthode zermati est un long chemin de réconciliation entre la nourriture et nous... mais au bout, il y a le paradis.


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Cet été...

Publié le par teparlerdemavie

rainbow cake by aoao2-d4a6ycm

 

Chaque année, durant mes vacances, côté alimentation, tout est compliqué..

 

Chaque année, je rentre lestée d'un ou deux kilos supplémentaires.

 

Et chaque année, rentrée est synonyme de nouveau départ (à traduire par : mise au régime).

 

Mais cet été, forte de mes nouvelles connaissances théoriques et pratiques en matière de régulation naturelle, d'estime de soi et de respect des sensations, j'attendais beaucoup de ces vacances. C'était un peu comme un test grandeur nature.

 

Et après mon déclic du début d'été, j'étais pleine d'espoir, tout en ayant conscience de ne pas m'en demander trop non plus.

 

Et j'ai eu raison d'avoir confiance en moi car pour la première fois depuis très longtemps (l'adolescence?), je n'ai pas pris de poids pendant mes vacances d'été, j'en ai même perdu. Du jamais vu !

 

Rétrospectivement, je réalise toutes mes avancées :

 

-Je ne me refuse plus un seul aliment : l'arrêt des interdits a débloqué le sentiment de frustration que j'avais en permanence lorsque j'étais persuadée qu'il y avait des aliments que je devais m'interdire car, dans mon esprit, ils me faisaient grossir.

 

-J'ai appris à gérer mes frustrations : parfois, j'ai envie de manger mais je n'ai pas faim. Avant, j'étais incapable de gérer ce genre de frustration, surtout si j'avais acheté ou cuisiné un plat, un dessert qui me faisait vraiment envie. Aujourd'hui, je sais attendre que la faim soit là pour le savourer pleinement.

 

-Je sais gérer mes excès : si je mange au-delà de ma faim, lors d'un bon repas familial ou au restaurant, par exemple, lorsqu'il m'est difficile de m'arrêter à satiété, je sais, aujourd'hui, attendre que la faim revienne pour manger de nouveau.

 

-Je ne suis plus obsédée par la nourriture : avant la nourriture était au centre de ma vie. Elle me soutenait, me comblait, je me sentais incapable de la remettre à sa vraie place, elle avait envahi tout mon espace. Aujourd'hui, je sais lui donner sa vraie place. Je mange pour nourrir mon corps, lui donner l'énergie nécessaire tout en prenant beaucoup de plaisir car selon moi, le plaisir de manger reste essentiel.

 

-Je parviens de nouveau à manger le matin. Ça peut paraître idiot mais beaucoup de choses ont changé dans ma capacité à me réguler et à cesser les compulsions de fin de journée, le jour où j'ai recommencé à manger le matin.

 

Je sais que tout n'est pas encore parfait mais j'avance et chaque pas, je le vois, je le sens en moi et c'est un moteur extraordinaire. J'ai passé de très longs mois dans un flou absolu et presque tout à coup, j'ai vu un rayon de lumière, puis un autre et je me suis retrouvée en plein jour avec la certitude d'être sur le bon chemin.

 

Cette année, mes vacances n'ont pas été synonyme de grand n'importe quoi. Cette année, je me suis fait plaisir sans culpabiliser, je me suis nourrie en respectant mon corps et mon esprit et ils m'ont remerciés.

 

Cette année, pour la première fois, j'ai mangé comme un mangeur « normal », régulé et non comme une femme en restristrion, bourrée de préjugés plus ridicules les uns que les autres.

 

 

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