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Photographies.

Publié le par teparlerdemavie

« Il y a des jours où la pluie semble avoir été inventée pour accompagner les notes jouées lentement par un saxo soprano ».

Francis Dannemark

 

Quelques photos de Christophe Jacrot.

 

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Dehors, il pleut. Je perçois un paysage devenu flou à travers la fenêtre et je pense aux photographies de Christophe Jacrot. J'ai envie de vous faire partager ce moment.

 

Regardez et entendez la pluie chanter sur vos carreaux. N'y a-t-il pas son plus apaisant ?

 


Publié dans Photographies.

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Jonathan Tropper.

Publié le par teparlerdemavie

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Jonathan Tropper, c'est le type qui t'embarque avec lui dans ses histoires loufoques de famille névrosée et tu plonges la tête la première dans son univers avec un tel régal que tu ne la relèves pas avant d'avoir lu la dernière ligne.

 

Ces livres sont tout simplement jubilatoires. J'adore, j'adore, j'adore !

 

Il ne nous épargne rien, tout y passe, le père abject (Tout peut arriver), la femme infidèle, le deuil (C'est ici que l'on se quitte), la dépression (Perte et fracas), la maladie (Le livre de Joe), tous les thèmes qui devraient nous faire pleurer mais qui sont traités avec un tel décalage qu'ils en deviennent désopilants.

 

Alors c'est vrai que dans tous ses romans, on retrouve les mêmes thèmes, celui de la famille, du couple, de l'adolescence aussi et même si ses héros se ressemblent par leur maladresse, leur questionnement, que le style ne diffère pas des masses d'un livre à l'autre et que les intrigues se rejoignent, je ne me lasse pas de le lire.

 

De Jonathan Tropper, j'ai tout lu... et j'ai tout aimé.

 

Avec toutefois un vrai coup de coeur pour « Le livre de Joe ».

 

« Le livre de Joe » est un de ces livres qu'on dévore avec un plaisir incroyable et dont on ne ressort pas indemne. Il y a dans ce récit bouleversant, un vrai plaidoyer pour l'être humain.

 

C'est son truc à Jonathan Tropper, nous faire croire, après nous avoir fait passer par toutes les émotions possibles et inimaginables, en l'homme. L'homme, mélange de faiblesse, de force, de conviction, de lâcheté et d'honneur.

 

 

Résumé : A priori, Joe Goffman a tout pour lui : un quatre pièces dans les quartiers chics de Manhattan, des aventures sentimentales en série, une décapotable dernier cri et des dollars comme s'il en pleuvait.

Une vie de rêve née deux ans plus tôt, avec la parution de son premier roman Bush Falls, un best-seller corrosif rapidement adapté à l'écran. Dans ce livre, il évoquait une adolescence passée entre un père et un frère moins préoccupés à l'aimer qu'à marquer des paniers de basket, ses deux meilleurs amis ne trouvant rien de mieux à faire que d'afficher leur relation homosexuelle dans une petite ville de province très conservatrice ! Seulement voilà, ce passé riche en névroses irrécupérables refait surface lorsque le père de Joe plonge brutalement dans le coma. Contraint de courir à son chevet, le romancier, qui n'a pas remis les pieds à Bush Falls depuis dix-sept ans, va se frotter à l'hostilité des résidents locaux, bien décidés à lui faire payer ses écarts autobiographiques…

 

 

Extrait : « Tu te souviens des vieux dessins animés du Coyote, dit-il, quand le coyote se précipitait d'une falaise et qu'il continuait à courir jusqu'au moment où il baissait les yeux et réalisait qu'il cavalait dans le vide?

- Ouais

- Eh bien, je me suis toujours demandé ce qui lui serait arrivé s'il n'avait pas regardé en bas. Est-ce que l'air serait resté solide sous ses pieds jusqu'à ce qu'il ait atteint l'autre bord du précipice? Je pense que oui, et je pense qu'on est tous comme ça. On s'élance pour traverser le canyon, le regard fixé droit devant soi vers les choses vraiment importantes, mais quelque chose, la peur ou un sentiment d'insécurité, nous fait regarder en bas. Alors, on s'aperçoit qu'on marche sur du vide, on panique, on fait demi-tour et on pédale à toute vitesse pour retrouver la terre ferme. Mais si on ne baissait pas les yeux, on arriverait sans problème de l'autre côté. Là où les choses sont vraiment importantes. 

 

"Joe, lance-t-il. Rappelle-toi ce qui arrive au coyote quand il reste au bord de la falaise.

- Quoi donc?"

Wayne étire ses lèvres en un sourire retors, voire légèrement sadique.

"Il se prend un putain de piano sur la gueule ».

 

 

Jonathan Tropper, c'est aussi :

 

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« C'est ici que l'on se quitte » 

Extrait : « Vous croyez avoir toute la vie devant vous, et soudain, votre père meurt. Vous croyez avoir un mariage heureux, et soudain, votre femme a une liaison avec votre patron. Vous pensez que votre frère est un connard, et soudain, vous vous apercevez que c'est vous le connard. ça doit venir de notre éducation. »

 

 

« Tout peut arriver »

Extrait : « A quoi bon s'escrimer à être heureux , si c est pour regarder par-dessus son épaule toutes les cinq minutes en se demandant quand viendra le moment de payer l'addition? »

 

 

-« Perte et fracas »

Extrait : « Le ciel se fout de ma gueule. C’est l’un de ces ciels printaniers parfaits et militants, le genre qui en fait un peu trop, qui vous donne envie de le gifler en pleine face, bien plus bleu qu’il n’aurait le droit de l’être, ce bleu arrogant et écrasant sous entendant clairement que rester chez soi serait un crime contre l’humanité. Comme si j’avais quelque part où aller ».

 

 

Si vous vous ennuyez, que vous avez le moral en berne, qu'il pleut des cordes et que vous êtes coincés chez vous, ouvrez un Tropper et régalez-vous !

 

 

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La méthode Zermati, un profond bouleversement.

Publié le par teparlerdemavie

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J'entends de plus en plus de personnes dire « la méthode Zermati, c'est trop dur, trop compliqué... j'abandonne, c'est pas fait pour moi ! ».

 

Oui, retrouver sa régulation naturelle après l'avoir consciencieusement bousillée durant des années (je parle pour moi), c'est compliqué.

 

La méthode zermati, c'est dur car ça remue plein de trucs que tu n'as pas forcément envie de remuer.

 

Mais c'est un mal nécessaire.

 

Un mal pour un bien.

 

Avec le recul, je réalise que j'ai entamé la méthode comme on entame un régime : avec la volonté de réussir, de faire mieux que tout le monde (perdre 1 misérable kilo par mois Ahahaha ! Petit joueur, c'est 5 que je vais perdre ! Avec tout mon stock, ça ne devrait pas être compliqué!), la volonté de maîtriser toutes mes sensations, la volonté et encore la volonté.

 

Et là, grande gamelle magistrale, alors que beaucoup de ceux qui prônaient cette méthode perdaient tous leurs kilos à vue d'oeil, je n'ai fait que grossir. Et bam ! 10 kilos supplémentaire dans la vue !

 

Mais au lieu d'abandonner, je me suis demandée ce qui clochait chez moi... ou plutôt ce qui clochait dans ma façon d'aborder la méthode. Et là, une évidence m'est apparue : j'étais toujours dans le contrôle.

 

J'avais bien entendu parler de « lâcher prise » mais ça voulait dire quoi exactement ?

 

Voilà encore un concept inconnu au bataillon, un peu comme la satiété que j'ai longtemps confondu avec le fait d'être repue, ce qui voulait dire chez moi : avoir le ventre plein.

 

J'ai tout repris de A à Z. En commençant par l'essentiel : repérer ma faim et ne pas m'en demander plus pour le moment.

Ça a été une révélation ! Je ne savais même pas à quoi ressemblait la faim ! Moi qui croyais appliquer la méthode à la lettre (grosse erreur de croire qu'il ne s'agit que d'une question de discipline), j'avais confondu : manger quand il est l'heure de manger, j'attendais seulement que ma tête (et la pendule) me donne le top départ et manger quand le corps le réclame.

 

J'ai compris à quel point mon esprit régentait tout dans ma vie.

 

Je me suis alors posée quelques questions élémentaires : pourquoi avais-je tant besoin de tout contrôler, pourquoi avais-je tant peur de perdre ce contrôle, pourquoi avais-je si hâte de maigrir, au point de griller tous les passages obligés pour apprendre à reconnaître ses sensations ?

 

J'ai su à cet instant que mon corps était la clé, que c'était lui qui avait les réponses à mes questions, qu'il était au cœur de mon histoire, au coeur de ma problématique mais que je l'avais abandonné sur le bord de la route.

 

Reprendre contact avec ce corps que je détestais tant a été la chose la plus difficile qui soit. Difficile car je l'avais totalement zappé durant des années (il fallait donc que je le réapprivoise), difficile car il m'était inconnu, qu'il regimbait face à ma détermination à maigrir, difficile car il m'imposait sa loi.

 

C'est lui qui avait toujours le dernier mot et quand je l'ai compris, j'ai su à quel point il était important de m'en faire un ami et non un ennemi.

 

La méthode zermati, ça n'est pas qu'une question alimentaire, c'est surtout une question du retour à soi, aux fondamentaux, à ce qui est nous, au fond de nous et non le paraître, ce qui demeure en surface.

 

L'enveloppe corporelle n'est que la face visible de l'iceberg et si on ne regarde pas plus loin que cette surface, on ne parviendra jamais à comprendre les choses, ce qui nous pousse à manger à outrance, à nous traiter avec moins de respect que nous le ferions avec n'importe quel ennemi.

 

La clé (ou plutôt les clés) du zermatage, c'est le regard sur soi, c'est apprendre à s'aimer, à voir la belle personne que nous sommes sous notre couche de graisse, c'est réapprendre ses sensations, les respecter mais aussi SE respecter, c'est relâcher la pression, abandonner tout besoin de contrôle, se faire confiance, accepter, accepter d'être patiente, accepter de donner du temps à notre corps pour lâcher les kilos, pour lâcher ses peurs, pour reprendre confiance. C'est aussi avoir un regard sur soi plus indulgent, moins cérébrale, vivre dans son corps et non dans sa tête (repousser cette petite voix cruelle qui nous définit de façon non objective, juste pour nous rabaisser), c'est relever la tête et apprendre à être heureuse. C'est changer en douceur mais irrémédiablement. Dans le bon sens.

 

Oui, la méthode Zermati, c'est tout ça mais c'est avant tout : s'aimer et accepter de prendre du plaisir. Accepter que manger puisse être un pur moment de bonheur et non une séance d'auto-flagellation.

 

Cessons de nous faire du mal, de nous restreindre. Banissons le mot régime de notre vocabulaire qui rime avec restriction, avec violence.

 

Et ne pas oublier que la patience et l'indulgence doivent toujours être au centre de notre nouvelle vie.

 

 

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Mon corps, cette énigme.

Publié le par teparlerdemavie

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Il m'arrive parfois de ne plus rien comprendre à mon métabolisme.

 

Mais peut-être est-ce tout simplement ce qu'on appelle la régulation ? Ce que je ne croyais pas découvrir avant des années.

 

Depuis quelques temps, je m'aperçois que ma façon de manger influe bizarrement sur mon corps et mon poids. Je m'explique.

 

Parfois, je passe une semaine à compulser chaque soir et, alors qu'il y a encore quelques mois mon poids aurait bondit sur la balance, là, je me retrouve avec un misérable 300 g en plus. C'est-à-dire rien du tout.

 

Et puis, d'autre fois, je mange peu, parce que je n'ai pas faim ou que je suis dans une phase d'activité intense qui me fait oublier de prendre mon en-cas. Et là, alors que ma consommation calorique chute et que je devrais mathématiquement perdre et bien non.

 

Et enfin, pour la plupart du temps, je mange sans plus me soucier des calories ou des quantités et je vais uniquement vers mes besoins et mes envies et là, alors qu'il me semble parfois que ça représente de belles quantités quotidiennement, je fonds. Mon poids descend sans le moindre effort.

 

Alors je crois qu'il est important de (ne pas se peser trop souvent) de manger instinctivement, sans se prendre la tête car c'est ce qui reste le plus efficace pour retrouver son poids génétique.

 


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Citation du jour.

Publié le par teparlerdemavie

Glint by leani

 

 

« Si vous ne pouvez pas accepter les autres, c'est parce que vous ne vous acceptez pas vous-même. Si vous êtes en conflit avec ceux qui vous entourent, c'est parce qu'il y a un conflit en vous-même ».

 

Thich Nhat Hanh

 

Je crois en l'idée que nous réagissons en fonction de notre propre ressenti. Et cela nous amène aussi à mieux comprendre les réactions d'autrui et nous dire que nous ne sommes pas forcément le responsable de leur colère, de leurs paroles ou de leurs actions.

 

 

Publié dans Citation du jour.

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