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Parfois...

Publié le par teparlerdemavie

 

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Parfois il est difficile de garder la tête haute et de poursuivre sa route, sans regarder en arrière, sans s'arrêter sur le bas côté, sans baisser les bras ou capituler.

 

On agite le drapeau blanc et on se rend.

 

Ce serait si simple.

 

Parfois, moi aussi, j'ai envie de dire STOP !

 

Souvent, je me l'interdis car j'ai peur d'être happée vers le fond. C'est si facile de se laisser couler. Bien plus facile que de se débattre pour garder la tête hors de l'eau.

 

J'aime l'idée que mon blog soit pour moi une bulle de douceur, de valeurs, de bonheur, de joie, d'ondes positives. Je n'ai pas envie de le salir avec de sombres pensées.

 

Je veux le garder léger, rose, futile, il est mon havre de paix, mon doudou, ma parenthèse enchantée.

 

Mais il y a des moments où c'est trop compliqué. Il y a des moments où j'ai envie de crier ma haine ou mon désespoir.

 

C'est tellement plus facile d'aller mal que d'aller bien. Être heureux demande parfois de tels efforts.

 

Et j'ai en moi, une petite fille qui, lorsque tout lui paraît trop lourd, aimerait qu'on la prenne par la main et qu'on la guide. Parfois, prendre une décision, même infiniment ridicule, m'épuise comme s'il s'agissait d'un fardeau trop lourd à porter.

 

Parfois, parfois, parfois... c'est un mot que j'aime, c'est mieux que souvent ou toujours. C'est un mot qui me donne de l'espoir.

 

C'est une fenêtre qui s'ouvre sur un ciel rosé. Un ciel sublime, qui, même lorsque ta vie est en lambeau, t'arrache un sourire.

 

Et aussi timide soit-il, ce sourire vaut de l'or car il t'apprend que tu es vivante et que ton coeur est prêt à battre de nouveau.

 

Ce matin, je suis assise derrière la baie vitrée, le soleil réchauffe doucement mon visage, c'est bon, c'est doux. Finalement, c'est ça le bonheur : apprécier dans les moments difficiles des petites choses aussi simples.

 

Et se dire « je vais mal mais je m'accroche... parce que j'aime trop la vie ».

 

Photo by d-minutiv (Deviantart)

 

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Donnons-leur de l'amour.

Publié le par teparlerdemavie

 

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Je me souviens des paroles de mon pédiatre lorsque je lui parlais de l’amour que j’avais pour mes enfants.

 

Un amour foudroyant, viscéral, qui abreuvait chaque cellule de mon être.

 

Cet amour me faisait peur. Je n’avais pas peur de m’y perdre, non, j’avais peur pour mes enfants. Je me disais qu’aimer autant ne pouvait que leur nuire.

 

Et il a eu cette phrase : « On ne donne jamais assez d’amour à nos enfants. Plus un enfant est aimé plus il deviendra un être social à l’âge adulte. Les jeunes adultes qui ont du mal à se détacher de leurs parents, sont des êtres qui sont toujours en attente. Ils espèrent recevoir, un jour, l’amour inconditionnel de leur père et de leur mère mais cet amour ne vient pas alors ils s’accrochent à eux, ils s’accrochent désespérément à cet espoir vain. »

 

C’était la plus belle chose qu’on m’avait dite et de plus, sa phrase me parlait puisque je l’avais moi-même expérimentée.   

 

Alors, bien évidemment, je ne parle pas d’un amour fusionnel extrême, malsain. Je parle juste de l’amour d’une maman pour ses enfants.

 

Mes enfants, je les aime et je ne me prive pas de leur dire. Ils grandissent et se détachent peu à peu de moi, sans heurt et je me dis que j’ai eu raison de ne pas retenir mes sentiments et de leur exprimer ouvertement.

 

Car l’amour… il n’y a que ça de vrai.

 

 

Photo by Bluecknight (Deviantart)

 

Publié dans La joie d'être maman.

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Le bonheur...

Publié le par teparlerdemavie

 

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Il n’y a pas très longtemps, je lisais un article où l’on parlait du bonheur… mais pas le bonheur dans le sens positif du terme, non plutôt : on nous emmerde avec le bonheur, laissez-nous râler en paix et nous déchaîner sur la vie dans ce qu’elle a de plus injuste !

 

Ok, je suis prête à l’entendre mais que se passera-t-il après ?

 

Après avoir râlé tout son saoul, s’être pourri la vie et celle des autres… que restera-t-il ?  

 

La quête du bonheur n’est pas juste une lubie du moment, un truc fashion dont on se lassera vite. Pour moi, le bonheur dans ce qu’il a de plus noble (à l’opposé de ceux qui croient qu’il tient essentiellement dans une quête matérialiste), c’est ouvrir une voie en soi.

 

Il y a plusieurs façons de voir la vie, en se focalisant sur tout ce qui fait mal, sur tous nos ratés, nos souffrances ou ouvrir les yeux et faire un choix : celui de décider de vivre, d’oser, de se libérer de ses préjugés, de vaincre ses peurs… et de prendre du plaisir.

 

Que c’est bon d’être heureux, de sentir son cœur battre la chamade, d’avoir le sourire aux lèvres.     

 

Non, pour moi, le bonheur n’est pas un effet de mode, c’est ce qui me permet d’avancer, la raison de me lever chaque matin et je ne me lasse pas d’en découvrir un nouveau pan chaque jour.

 

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La balance, notre ennemie.

Publié le par teparlerdemavie

 

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Lors de ma première consultation avec mon diet, nous avons bien évidemment parlé de… je vous le donne en mille : la balance !

 

J’étais dans une période où je ne me pesais plus, il m’a donc été facile de me vanter de ne plus me peser… seulement, ça n’était pas si simple que ça…

 

J’ai réalisé que j’avais trop souvent tendance à ne plus me peser quand je sentais que je ne maîtrisais plus rien, une façon de me voiler la face, de fermer les yeux sur mes excès, comme si le fait de ne pas voir mon poids augmenter sur la balance, rendrait la hausse inexistante.

 

Bref ! Je n’étais pas très claire dans mon rapport à la balance.

 

Alors autant vous dire : mon diet est contre l’idée de se peser pour une raison très simple.

 

On ne se résume pas à un chiffre comme on ne se résume pas à un poids.

 

Nous sommes faits de chair et de sang, de sentiments et d’émotion. Nous avons tous une histoire unique, un vécu, nous sommes des individus à part entière et se résumer à un chiffre est extrêmement réducteur.

 

Il a fait le parallèle avec une personne atteinte d’un cancer. Cette personne n’est pas un cancer, on ne la définit pas comme telle. Non, c’est une personne qui souffre d’une maladie mais elle n’est pas LA maladie.

 

Et puis, se peser fausse complètement notre rapport à soi. C’est très souvent notre pesée qui va dicter notre façon de nous nourrir dans une journée. Même si on refuse de l’admettre en prétextant que non, que l’on est tout à fait capable de faire la part des choses… inconsciemment, le chiffre que l’on aura vu le matin sur la balance va faire germer une petite graine dans notre esprit qui va grandir au fil des heures plus exploser en apothéose dans la soirée ! Et on aura beau croire que nous sommes maître de notre ressenti, ce sera faux.

 

J’ai en fait l’expérience (tentez vous aussi, de votre côté, vous verrez, c’est flagrant). Dernièrement, je suis montée sur la balance et j’ai vu que j’avais repris quelques kilos (ce dont je me doutais bien). J’ai pris note de mon ressenti tout au long de la journée (c’est important de noter tout ce qui se passe en vous de façon détachée, un peu comme un détective qui enquête, ne vous censurez surtout pas. Il n’est pas question d’être gentille ou compatissante mais juste et objective.)

 

Et le soir, j’ai fait le point sur ce que j’avais écrit : jusqu’au soir, tout va à peu près bien (même si ça commence à se gâter au goûter) et là, une évidence : mon mental entre en jeu !

 

Je rentre du boulot, j’ai faim… et je me dis : si tu manges maintenant, tu vas cumuler les calories de ton en-cas plus celles du dîner (première ingérence du mental), puis, je prépare à manger et là, 2e ingérence du mental : je décide de me faire un plat moins calorique. Puis, le soir, vers 22h, je sens un petit creux (en fait, j’avais encore faim en sortant de table mais j’ai préféré l’ignorer : 3e ingérence du mental) et là, je décide qu’il est trop tard pour manger et vais plutôt me coucher avec la fameuse phrase dans la tête : « qui dort dîne » ! Et donc dernière ingérence du mental.

 

Ce qui m’a sauté aux yeux, c’est l’idée que je m’étais faite de ma journée : j’étais parvenue à me persuader que j’avais bien respecté ma faim tout au long de la journée alors qu’à l’évidence, il n’en était rien.

 

L’exercice se poursuit le lendemain mais là, interdiction de monter sur la balance (en sachant que cette interdiction doit durer plusieurs semaines. C’est important pour qu’on ne se dise pas qu’on se pèsera le lendemain) : 1ère réflexion : il ne me reste qu’à me fier à mes sensations pour savoir comment manger puisque je ne peux pas me fier à mon poids et donc savoir si, par rapport à la veille, j’ai suffisamment ou trop mangé !

 

Cette première pensée fut une révélation puisque j’étais persuadée, avant d’en prendre conscience, que je ne tenais pas compte de mes pesées et qu’en aucun cas, elles me dictaient leurs lois.

 

A commencé pour moi une journée très instructive : j’ai dû, à chaque fois que j’avais envie de manger un truc, me relier à mon corps (puisque je ne pouvais plus me fier à un chiffre) pour savoir s’il s’agissait de la faim ou d’une envie.

 

Je suis parvenue à mettre en avant le poids du mental sur ma façon de manger et ça a suffit à me libérer d’une sacrée charge : je n’ai plus la pression de mincir de suite, j’ai tout mon temps puisque je n’ai plus de jour de pesée ! Plus d’ultimatum ! Quelle liberté !

 

Je crois que je ne me suis jamais aussi bien écoutée. Je pensais écouter et suivre mes sensations mais je faisais très souvent entrer le mental dans mes prises alimentaires.

 

Là, c’était : pause avant d’avaler quoique ce soit : écoute du corps, des sensations au creux de mon estomac : oui, j’ai faim. Et là, dégustation pour ne pas louper ma satiété : je suis branchée à mon organisme, c’est une sensation quasi jubilatoire. Mon corps me parle, il sait, je n’ai qu’à l’écouter ! Quel beau duo nous formons tous les deux ! C’est l’union, c’est magique !

 

Bref ! J’ai adoré !

 

Faites-en l’expérience et vous verrez, c’est bluffant !    

 

 

Photo by Scottjamesprebble (Deviant art)


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Qui aime (les livres) un jour, aime toujours.

Publié le par teparlerdemavie

 

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Si vos ados ont abandonné leurs livres dans un coin, si votre passion de la lecture que vous pensiez leur avoir transmis semble se diluer dans le temps… ne perdez pas espoir !

 

Qui a aimé lire enfant, retrouvera la passion de la lecture plus tard.

 

Lorsque mes enfants étaient petits, nous allions tous les mercredis après-midi à la bibliothèque de notre village assister à la séance de lecture puis, nous choisissions quelques livres à ramener à la maison.

 

Jusqu’à l’entrée dans l’adolescence, mes enfants ont adoré lire. Ils étaient de grands amateurs d’ouvrages en tout genre et se délectaient de passer un moment en compagnie d’un bon roman ou d’une bande dessinée sympa.

 

Et puis, leur amour s’est peu à peu étiolé… ils ont délaissé leurs livres et préféré l’ordinateur ou la télé. Je me suis sentie triste de cet abandon, j’ai même cru un instant avoir échoué dans mon ambition de leur transmettre ma passion pour la lecture.

 

Mais, au fil des ans, en grandissant, ma fille aînée a retrouvé le goût de lire. Elle m’emprunte mes romans dans ma bibliothèque, en commande certains et nous partageons nos avis avec passion.

 

Que ça fait du bien !

 

Et j’ai compris maintenant, qu’elle était passée par une étape nécessaire dans sa vie et qu’en grandissant, vieillissant, elle revenait petit à petit à l’essentiel.

 

Je la laisse reprendre goût à son rythme (qui s’accélère de semaines en semaines) et regarde avec un sourire indulgent, son frère entrer dans l’adolescence et abandonner peu à peu ses chers livres (même s’il se garde encore quelques plages de lecture).

 

 

Photo by bypolar-bear (Deviantart)

 

Publié dans La joie d'être maman.

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