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Bercer le cœur pour apaiser l’esprit belliqueux.

Publié le par teparlerdemavie

Bercer le cœur pour apaiser l’esprit belliqueux.

« Bercer le cœur pour apaiser l’esprit belliqueux ».

Cette phrase, je l’ai entendu jeudi soir lors de ma première séance de qi gong.

Je me suis inscrite à une association qui propose des ateliers de qi gong gratuits. La gratuité est devenue une denrée si rare que je voulais le souligner.

Et lors de cette séance, nous avons parlé du cœur et de l’importance de s’ouvrir à lui, de l’alléger et de le bercer grâce à un mouvement de vague des bras et à un balancement souple du corps comme on le ferait avec un bébé agité pour le réconforter.

Ce mouvement de balancier calme l’esprit et le déleste de son agressivité.

Je n’avais jamais fait le rapprochement entre le cœur et l’esprit. C’est drôle car ça fait des années que je cherche à relier mon corps à ma tête hyper active sans jamais penser au « coeur». Je pense toujours au « corps » dans sa globalité (avec une petite obsession marquée pour mon ventre. Oui, je crois que lorsque je m’adresse à mon corps, c’est à mon ventre en fait que je parle. Lui et seulement lui.)

Cette phrase a pris un goût de révélation et je sais que tout ce qui demeure en mémoire, tout ce qui me marque au point que je m’en souvienne des jours plus tard, à son importance. Et puis, l’esprit belliqueux, ça me connaît alors je n’ai qu’une envie aujourd’hui, c’est celle de m’ouvrir à mon cœur et de le choyer.

Nous avons terminé la séance par un automassage des pieds pour les soulager des tensions et les remercier de porter notre poids physique et notre poids symbolique (à savoir toutes nos valises qui s’empilent et qu’on se trimballe sans cesse) chaque jour à chaque instant sans faillir.

C’est une façon de se réconforter et de rendre hommage à notre corps pour tout ce qu’il accomplit (parfois de vraies prouesses) au quotidien.

 

LIEN PHOTO Shawna Erback

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J'ai découvert la communication non violente...

Publié le par teparlerdemavie

J'ai découvert la communication non violente...

… Et ça a changé ma vie.

Enfin…

Une fois que mon ego a cessé de regimber et a temporairement, puis, peu à peu, à son rythme, accepté d’envisager peut-être l’hypothèse qu’il pouvait dans un certain sens… avoir tort.

Aïe ! ça fait mal.

Le livre de Marshall Rosenberg « Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) » a littéralement changé ma vie.

Enfin, ça, c’est dans la version intellectuelle. Ma tête a bien saisi et approuvé (puissance 10) le principe mais question mise en pratique, ce fut un tantinet plus laborieux.

Lorsque tu réalises que depuis des décennies, tu te plantes complètement dans ta façon de réagir verbalement… oui, ça fait mal.

La communication non violente, c’est une remise en question complète, un virage à 360°, un tsunami dans ta vie tant ça va  l’encontre de ce dont tu as toi-même assisté durant ton enfance et que tu as reproduit allégrement le reste de ta vie.

Et lorsqu’un beau matin, un monsieur t’explique que ta façon de parler, de répondre et même d’écouter n’est définitivement pas la bonne, tu tiques avant de reconnaître la magnifique opportunité de changer. Car c’est tout l’intérêt de la chose : tu changes et ce changement se voit très vite autant chez toi que chez les autres.

Bon, après, le petit souci, c’est qu’il vaut mieux être patiente car cette méthode de communication est un tel bouleversement qu’il te faut du temps pour déjà tout ingérer, digérer pour pouvoir enfin le restituer de la bonne façon. Le cerveau a cette fâcheuse tendance à fonctionner en mode « pilotage automatique » et à te pousser à reproduire inlassablement tes vieux schémas même si tu prends conscience de l’inefficacité du truc. Ça n’est jamais simple d’entamer un changement aussi radical.

Surtout lorsque ton instinct primaire a des tendances belliqueuses et qu’il aime bien en découdre à coup de joutes verbales pas toujours très bien maîtrisées (traduisez : je m’emporte assez facilement. Euphémisme quand tu nous tiens…). Donc j’aime bien me lancer dans des envolées, n'ayons pas peur des mots "vocales", quitte à regretter (souvent très vite), ces (satanés) mots qui sortent de ma bouche sans aucun filtre.

Car c’est un peu ça la CNV (j’en parlerai en détail dans un prochain post) : tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de sortir la première connerie venue et de s'en mordre les doigts plus ou moins amèrement selon les circonstances. Paraît que ça devient vite un acte naturel : on écoute notre interlocuteur, on respire avant de s’emporter lorsque ses paroles réveillent quelque chose en nous qui a tendance à nous faire bondir, on apaise ses propres émotions (qui nous appartiennent et viennent mettre le bazar dans une conversation où elles n’ont pas été invitées), on entend ses mots à lui (et donc pas ceux qu’on a traduit dans notre tête) puis, on y répond avec justesse.

Ça n’est donc pas si simple que ça, mais, lorsqu’on y a goûté, à cette communication non violente, qu’on en a récolté les premiers bienfaits, il est difficile de passer son chemin et reprendre sa petite vie cancanière d’avant.

Parce que ta parole, tu n’as qu’une envie, au final, c’est qu’elle soit juste et enfin entendue.  

 

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Mes cheveux et moi, le "no poo", toute une aventure.

Publié le par teparlerdemavie

Mes cheveux et moi, le "no poo", toute une aventure.

 

Depuis le 1er janvier, je tente l’aventure « no poo » (sans shampoing). J’avais besoin de prendre soin de moi d’une façon ou d’une autre et j’ai jeté mon dévolu sur mes cheveux. Ils sont assez problématiques puisqu’ils ont tendance à être très gras (je faisais un shampoing 1 jour sur 2) et secs sur les longueurs.

Pendant des années j’ai dépensé une fortune en masque, crème, shampooing et coloration pour leur donner de la brillance. Et puis, me voilà il y a quelques mois à commencer à les perdre par poignées de façon affolante et là, j’ai pris conscience de toutes les cochonneries que je me fichais sur la tête quasiment au quotidien.

Alors je sais que la chute de cheveux n’est pas qu’une question de shampooing mais mon regard s’était posé sur eux et j’ai voulu changer quelque chose de façon radicale.

Et ça tombait bien, j’avais grandement besoin de changement !

J’ai donc commencé par me renseigner puis, très vite, je me suis lancée.

Et depuis mes cheveux n’ont jamais été aussi moches !

Que du bonheur ! Ils sont, pour le moment, toujours aussi gras, de plus en plus secs et ternes à en pleurer mais… mais ils ont carrément gagné en volume. Ah pour ça, je ne peux pas me plaindre même si ça n’était pas mon objectif premier (loin de là puisque je les lissais régulièrement). Donc raté de chez raté.

Mais je ne m’inquiète pas, il paraît que c’est une étape obligatoire pour retrouver une chevelure de dingue. Alors comme 2015, je l’ai décidé, sera l’année de la persévérance, je poursuis, je ne lâche rien.

Et j’avoue que cette aventure, bizarrement m’excite, j’ai envie de voir ce que ça pourrait donner sur mes cheveux, j’ai envie d’aller au bout de quelque chose, de ne pas m’arrêter en route et de rebrousser chemin bredouille.

Donc, depuis le début du mois, je me fais mon petit rituel « beauté du cheveu ».

-Je me les brosse chaque jour, d’abord la tête en bas puis longuement pour bien étaler le sébum et pouvoir espacer les lavages (pour le moment tous les 3 jours au lieu de tous les 2 jours).

-Ensuite, je me lave les cheveux avec ma petite mixture : 2 càs de Shikakai, que je dilue avec de l’eau tiède, 3 gouttes d’HE de cade et 3 gouttes d’HE Ylang-Ylang.

Je remplace aussi le shikakai par de la poudre d’orange (j’ai l’impression que ça lave moins bien quand même) et je vais acheter du Rhassoul pour tenter l’expérience et varier les plaisirs.

Au départ, pour ma première expérience, j’avais tenté avec le bicarbonate de sodium mais c’était quand même l’horreur. Mes cheveux n’avaient jamais été aussi moches. Le shikakai a un peu amélioré les choses.

-Et j’aime bien aussi me faire des bains d’huile (1 fois par semaine en ce moment), un mélange d’huile de macadamia et d’avocat (des huiles que j’avais déjà chez moi).

Et puis, j’ai envie d’en finir avec les colorations chimiques et de tenter le henné. Alors, j’avoue hésiter car j’ai des cheveux blancs et j’avais toujours entendu dire que ça leur donnait une teinte verte pas très sexy mais il paraît que le brun grenat camoufle tout. Donc, je pense que ce sera ma prochaine expérience.

C’est assez curieux mais j’adore cette aventure et même si les résultats ne sont pas encore au rendez-vous (j’ai compris que j’allais devoir m’armer de patience), je continue !

 

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Publié dans Belle - belle - belle!

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Manger avec l'insouciance de l'enfance.

Publié le par teparlerdemavie

Manger avec l'insouciance de l'enfance.

Il y a peu, je lisais le message d’une amie qui expliquait se perdre dans la méthode zermati. Elle racontait comment chaque semaine, chaque lundi, plus précisément, elle reprenait la méthode du début, en espérant, à chaque fois, que ce soit la bonne.

Je me suis revue, moi aussi, à mes débuts, cherchant le meilleur angle d’attaque pour bien appréhender la méthode et j’ai compris ce qui bloquait, ce qui l’empêchait de vivre son zermatage avec aisance : elle appliquait la méthode à la lettre, comme elle l’aurait fait pour un régime et au premier échec, pensait qu’il lui fallait tout reprendre à zéro.

En me baladant sur les sites et blogs consacrés à la méthode zermati, j’ai constaté que certaines (de plus en plus nombreuses) s’essoufflaient sur la durée, épuisées d’être constamment à l’écoute de leurs sensations, d’être obnubilées par leur faim et leur satiété qui en devenaient des obsessions aussi condamnables que n’importe quelle obligation de régimes.

Et ces femmes, qui avaient lutté durant des années pour maigrir, qui pensaient s’être enfin libérées des contraintes éreintantes, se voyaient de nouveau en proie à la frustration, au contrôle et à la volonté.

Je comprends tellement ces sentiments pour les avoir vécu et les vivre encore parfois mais j’ai compris une chose qui m’a peu à peu libérée : retrouver ma régulation n’est pas un précepte composé de règles rigides à suivre avec des « il faut » ou des « je dois » mais plutôt me replonger dans ma plus tendre enfance, à l’époque où je mangeais sans me poser de questions, revivre au mieux ces moment-là où la nourriture n’était pas une source d’anxiété ni une obsession quotidienne.

Au début, certes, ça sonne comme un rêve inaccessible, tu te souviens de tes jeunes années avec nostalgie en songeant à quel point cette liberté était précieuse et comme tu as pu la gâcher le jour où tu t’es réveillée et que tes quelques kilos en trop de l’époque t’ont paru insupportables. Et puis, ces quelques kilos, les régimes les ont faits fructifiés avec une efficacité redoutable et 15 ans plus tard, ça n’est plus 3 kg qui te gâchent la vie mais 20 voire plus.

Et peu à peu, ces souvenirs d’enfance que tu croyais perdus à jamais redeviennent réalité car tu cesses, jour après jour de te prendre la tête avec ton alimentation et tu retrouves peu à peu l’instinct de ta jeunesse.

L’instinct, c’est ça qui importe. Chercher à s’alimenter de façon instinctive sans se préoccuper du fond ou de la forme (de l’heure et de l’aliment ni même des quantités), se vider la tête, ne plus chercher à savoir « est-ce que j’ai faim ? », « est-ce que j’ai assez mangé ? » parce que je ne sais pas pour vous mais personnellement, il suffit que je me branche à ma caboche pour qu’il ne se passe plus rien dans mon corps qui se met en mode « euh… ??? » et je me retrouve incapable de savoir ce dont il a besoin.

Alors, suite à ce constat, je me suis reconnectée à mon alimentation d’antan, lorsque je me régulais sans soucis, lorsque ma vie ne tournait pas autour de la nourriture, que je n’étouffais pas mes émotions en mangeant, que m’alimenter était naturel, instinctif et une source simple de plaisir avec cette sensation délicieuse de satiété.

Lorsque je replonge dans cette période, je sens le calme en moi revenir, je me sens en paix avec mon alimentation et je reprends confiance en mon corps car je sais qu’il a connu la régulation, qu’il s’en souvient alors je le laisse me guider en toute confiance, je ferme les yeux, j’oublie tous les préceptes appris dont ma tête est saturée et je laisse mon corps faire. Et plus je suis connectée à cet instinct que je croyais perdu à jamais, enfoui sous les décombres de mes régimes incessants, moins j’ai besoin de réfléchir à mes sensations. Pour moi, la clé est vraiment là, se débarrasser de toutes ces obsessions, toutes ces questions qui enflamment l’esprit, le fait tourner à plein régime et nous coupent de notre corps parce que je ne sais pas pour vous mais pour ma part, si ça commence à trop réfléchir là-haut, mon corps se coupe de tout, il devient insensible, impersonnel, il ne m’appartient plus et je ne ressens plus aucun signal. Et seules mes pensées parasites restent vives et je sais que manger dans ces conditions n’a jamais été une grande réussite car elles ont toujours les bons arguments pour me pousser à manger plus ou au contraire à me mettre en restriction. « C’est trop gras ! T’as plus faim ! Tu as mangé il y a une heure, tu ne peux pas avoir déjà faim ! Attends encore une heure ! Tu as suffisamment mangé ! Pas de sucre ! Ou dans les périodes délicates : « Mange, qu’est-ce que ça peut bien faire que tu aies du poids en trop ! Tu n’es pas si grosse que ça ! Ça n’est pas un gâteau de plus qui fera la différence ! Ignore ton estomac qui tiraille ! Si, tu as encore faim ! Tu ne vas pas laisser cette bouchée dans ton assiette ! Pense à ceux qui n’ont pas à manger ! Mange maintenant parce que tu ne sais pas si tu pourras manger plus tard ! … etc…, etc…, etc… l’enfer sur terre ! (oui, ça tourne vite au cauchemar si tu laisses tes pensées critiques prendre le dessus). Et quel épuisement !

Alors certes, ça m’a demandé un peu de temps pour manger naturellement mais me reconnecter à mon instinct, chercher à renouer avec mes prises alimentaires (sans questionnements) de mon enfance, laisser mon corps me guider, reprendre confiance en lui, la lui accorder les yeux fermés m’ont beaucoup aidé à avancer.

 

PS : je ne parle pas de se déconnecter des signaux de faim et satiété qu’envoie le cerveau (je précise pour être bien claire) mais seulement de toutes les pensées parasites qui se bousculent dans notre tête avant, au moment et après le repas. Ce sont elles qui nous coupent de nos sensations et se sont elles qu’il est important de faire taire pour laisser le corps s’exprimer et nous dire ce dont il a besoin.

 

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Mes peurs.

Publié le par teparlerdemavie

Mes peurs.

J’ai compris récemment que ce qui régissait ma vie dans tout ce qu’il y avait de plus moche, de plus triste, de plus paralysant… c’était la peur.

La peur de tout.

La peur du vide, de l’inconnu.

La peur de l’abandon, de la solitude. La peur de mes dépendances… affectives, financières, alimentaires…

La peur de ne plus avoir rien à dire. Jamais.

Oui, c’est celle-là ma plus grande peur : ne plus avoir rien à dire, devenir creuse de l’intérieur, asséchée, stérile… morte.

J’ai pris conscience de cette réalité lorsque j’ai repris l’écriture sur mon blog. Mon bonheur était si grand que je tournais et retournais sans cesse dans ma tête les raisons qui avaient pu mes pousser à l’abandonner aussi brutalement, quitte à en souffrir.

Pourquoi cette fascinante aptitude à me couper de ce qui me nourrit si profondément ?

Mes questions restaient sans réponse et puis, m’est venue ma première angoisse : qu’allais-je pouvoir écrire demain ?

Peut-être rien, qu’y a-t-il de dramatique à manquer d’inspiration un jour ou deux ? Oui mais… et si ça durait plus longtemps ? Si ma vie devenait si vide que je n’avais plus jamais rien à raconter ? Et si…

Et ce fut pour moi une révélation.

J’avais, par le passé, préféré fuir, me coupant du plaisir indicible d’écrire, plutôt que de tomber dans ce trou béant jonché d’angoisses qui avaient pris racine dans mon esprit et avaient noué de belles tresses d'incertitude.

J’ai peur de ne plus avoir d’inspiration.

J’ai peur de la page blanche.

J’ai peur de perdre mes mots, mon vocabulaire, ma syntaxe.

J’ai peur de me perdre moi-même dans un discours qui ne me ressemblerait plus.

J’ai peur de tomber dans une écriture facile et sans intérêt.

J’ai peur mais je sais une chose : aujourd’hui, j’ai envie de regarder cette peur en face et de lui dire que je la vois, que je la reconnais, que je ne l’ignore plus ni ne la fuis mais que je ne la laisserais plus gagner et m’emporter loin de ce qui est ma vie et mon plaisir, à savoir l’écriture, sous quelque forme que ce soit. 

 

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