« La femme et l'ours » de Philippe Jaenada.

Publié le par teparlerdemavie

 

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De Philippe Jaenada, je connaissais, entre autre, le « Chameau sauvage » dont j'avais gardé un excellent souvenir alors quand je suis tombée sur « La femme et l'ours », je n'ai pas hésité une seconde. Et je me suis plongée dans son roman avec délectation.

 

J'adore les écrivains qui racontent leur quotidien avec tant de talent et d'humour qu'on en deviendrait jaloux de ne pas être capable d'en faire autant.

 

Car Philippe Jaenada ne raconte pas des histoires extraordinaires, inventées de toute pièce avec une imagination exceptionnelle comme les grands auteurs américains savent le faire. Non, Philippe Jaenada nous parle de notre vie, de celle de notre voisin, des proches qui nous entourent, de ces anonymes aperçus au croisement d’un carrefour, en bas de chez nous ou dans le bistrot du coin.

 

C'est simple, sans grande intrigue mais toujours juste.

 

Et le meilleur, c'est drôle. Irrésistiblement drôle. De cet humour parfois caustique qui nous fait grincer les dents et chatouille notre morale.

 

J'aime sa façon d'écrire, presque parlé. On entend les dialogues comme si un bon ami nous racontait sa vie au creux de l'oreille. Et même si beaucoup déteste son emploi excessif des parenthèses (il y en a à qui il en faut peu pour s'agacer), moi au contraire, j'adore (peut-être parce j'aime aussi en abuser) et ça ne m'a pas dérangé qu'il en fasse un usage immodéré.

 

Son personnage, un romancier désabusé qui fuit son foyer, nous embarque avec lui dans une virée des bars parisiens, offrant aux lecteurs que nous sommes ses délires alcooliques, sa nostalgie ou ses espoirs déçus. Le roman est pimenté par le récit de légendes, anciennes et modernes qui le rendent encore plus passionnant.

 

C’est un roman noir, parfois glauque mais qu’on lit le sourire aux lèvres car le talent de Jaenada, c’est de nous rendre sympathiques ces hommes épaves, ces êtres déchus qui croisent notre route de lecteur.

 

On aime ou on déteste. Pour ma part, j’ai été sensible à ce road movie éthylique et profondément touchée par cet anti-héros dont je garderai, au fond de moi, une grande tendresse.

 

C'est un roman que j'ai lu en 2 jours, je me suis plongée dans son univers et je ne l'ai pas lâché. Je l'ai trouvé drôle et fascinant. Malheureusement (bouh je déteste dire du mal d'un roman d'un auteur que j'adore) parfois inégal. On va dire que si vous ne connaissez pas Philippe Jaenada, mieux vaut ne pas commencer par celui-ci mais indubitablement par "Le chameau sauvage", une vraie réussite de bout en bout. 

 

 

 

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vivi 02/06/2013 21:00

Je viens de le terminer et c'était le premier livre que je lisais de cet auteur. Comme toi, j'ai bien aimé son style mais à la fin cela devient n'importe quoi, non ?

ange-line 15/11/2012 20:33

merci pour le conseil je ne connais pas cet auteur, disons que je lis beaucoup moins depuis ...depuis... les enfants enfin à part oui oui, boucle d'or et compagnie ;)

teparlerdemavie 16/11/2012 09:26



Ah oui, les 3 petits cochons... souvenir, souvenir... mes enfants avaient la collection de "Martine" aussi. Ah! c'est sûr qu'avec Jaenada tu vas faire un bond brutal dans la vie d'adulte
(peut-être un roman transitoire pour éviter le choc?). :-D


Bises



TiteZa 15/11/2012 20:02

GENIAL, je vais l'acheter tiens.
Merci

teparlerdemavie 16/11/2012 09:24



Tu nous diras si tu as aimé... ou non. Bises



Paski 15/11/2012 11:20

Je n'ai toujours pas lu de Philippe Jaenada et tu me donnes encore un peu plus envie de le faire !!

teparlerdemavie 15/11/2012 11:46



C'est un auteur que j'affectionne tout particulièrement, j'aime beaucoup son style et son humour. Bises