Le jour où j'ai retrouvé ma liberté (et réveillé mes vieilles angoisses).

Publié le par teparlerdemavie

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Après 4 jours de lecture, me voilà enfin prête à me lancer dans la grande aventure de la régulation naturelle, du non régime, bref, de la liberté!

 

C'est à la fois très excitant et moyennement flippant. A vrai dire, je n'en mène pas large car l'envie de manger (ce vil besoin impérieux et féroce) est chez moi omniprésent et je suis toujours trop faible pour lui résister.

 

La 1ère étape va être de reconnaître la faim et de la différencier de l'envie (celle qui me pousse à ouvrir les placards, y chercher fébrilement le bonheur, le trouver avec un frémissement d'excitation et déchirer voluptueusement l'emballage du Saint Graal : un beignet à la framboise. Oh! Oui, manger peut être une source de plaisir incroyable... bon d'accord, c'est pas gagné!)

 

L'envie est en fait un leurre du cerveau (le traitre), elle n'est pas un besoin organique mais plus une pensée, une sensation, un réflexe (hummm! La bonne odeur qui s'échappe de cette boulangerie, je m'offrirais bien l'un de ces délicieux croissant... même si mon petit déjeuner n'est pas encore digéré).

 

L'envie est ma pire ennemie car j'ai toujours envie de quelque chose, c'est même très excitant d'imaginer ce que je pourrais faire fondre sur ma langue, croquer à pleines dents ou même avaler à toute vitesse (Aïe, deuxième grosse erreur, j'adore manger vite!), contrairement à la faim que je trouve, bizarrement, très ennuyeuse (Oh! La belle excuse que voilà!)

 

Pourtant il va bien falloir rentrer dans le rang si je veux cesser de grossir comme un ballon de baudruche.

 

Après tout, attendre la faim (quand est-ce que je commence à pleurer?) est peut-être quelque chose de merveilleux (dit-elle sans la moindre conviction, les sanglots dans la voix). Bon, je dois bien avouer que j'ai peur de la faim, j'ai peur de la souffrance physique, de la souffrance morale qu'elle peut entraîner.

 

Je tente l'expérience sur 4 jours et je reviens en larme vous raconter mon calvaire ou, au contraire, me vanter de la facilité avec laquelle j'ai affronté mes pires angoisses.

 

De toute manière, je n'ai pas la choix, ma page est toujours aussi blanche, je n'ai rien trouvé, à ce jour, de plus excitant que la nourriture (bon, il y aurait bien 2 ou 3 trucs... mais d'un, je suis en froid avec mon mari, hors de question de lui faire une faveur, de deux mon banquier m'a confisqué ma carte bleue! Oui, parfois la vie est moche).

 

Photo by Dempsej

 

 

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