Vivre ses émotions.

Publié le par teparlerdemavie

Passion by mnoo

 

Il y a peu, ma thérapeute me disait de vivre mes émotions au lieu de les manger.

 

M’est alors venu plusieurs questions à laquelle je devais trouver une réponse pour pouvoir mettre en place ce nouveau schéma :

 

-Quelles émotions me poussent à manger ?

-Comment les reconnaître ?

-Comment parvenir à les vivre pour qu’elles ne se transforment pas en besoin irrépressible de me jeter sur le frigo ?

 

A toutes ces questions, elle m’a apportée les premières réponses.

 

Nous avons longuement parlé de la pleine conscience, de cette faculté à être présent dans l’immédiat, de s’ancrer dans « l’ici et maintenant ». Lorsqu’une émotion s’annonce, il faut la reconnaître en prenant le temps de l’identifier :

 

-Est-ce de la peur ou une angoisse ? Le cœur s’accélère, la gorge se serre, l’esprit s’emballe.

 

-Est-ce de l’ennui ? une certaine langueur s’empare de nous, un sentiment de vide, envie de rien.

 

-Est-ce de la colère ? sentiment d’injustice, nervosité, agacement.

 

Les émotions sont multiples et leurs conséquences tout autant.

 

Une fois que l’on a mis le doigt sur l’émotion qui nous pousse inlassablement à manger, il faut accepter de la vivre.

 

Elle m’a proposé un exercice simple : s’arrêter, prendre le temps de se centrer sur chaque partie de son corps et découvrir comment l’émotion chemine en nous.

 

Elle peut commencer au creux de l’estomac puis monter jusqu’à former une boule dans la gorge ou naître dans la poitrine et grandir jusqu’à la brûlure.

 

L’idéal dans un premier temps, étant de noter tous les ressentis sur un carnet pour apprendre à en apprivoiser tous les symptômes.

 

Ensuite, une fois que l’on a repéré l’émotion et après en avoir reconnu les symptômes, au lieu de manger pour la calmer, il faut, au contraire, la laisser nous traverser et il est étonnant de voir comme elle finit toujours par disparaître d’elle-même.

 

Certaines émotions sont plus faciles à gérer, comme l’ennui. Il suffit parfois de trouver une activité simple et agréable comme la lecture pour l’oublier et s’ôter toute envie de se gaver.

 

La colère peut aussi être déjouée en l’exprimant au lieu de la réprimer, en pratiquant une activité physique ou en notant tout ce qui nous pousse à nous mettre en colère.

 

Les émotions, ainsi comprises et maîtrisées, n’ont plus aucune emprise sur nous, nous les vivons comme nous vivons chaque instant de notre existence, elles deviennent une partie intégrante de notre vie et nous les vivons comme telles sans plus chercher à les combler, les faire taire, les cacher sous une tonne de nourriture.

 

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Myrtille 10/11/2011 01:51


si je retrouve mon livre de référence, ma 'Bible'Vittoz je te donnerais le titre d'un livre qui est vraiment formidable ;)
bizz


teparlerdemavie 10/11/2011 10:27



Merci!



Elosyia 08/11/2011 16:51


C'est un très bonne exercice je trouve. J'ai peut-être loupé l'info quelque part en te lisant, mais ta thérapeute est spécialisée dans les troubles du comportement alimentaire ou bien est-elle
généraliste ?
Perso, je mange beaucoup plus quand l'émotion est négative, mais également quand j'ai une grande émotion positive. Je pense que j'ai du mal à gérer les ressentis que j'ai souvent exprimé seulement
par le volume de nourriture ingurgitée. En ce moment, j'essaie déjà de bien mâcher mes aliments et de profiter des saveurs. Je passerais à la suite plus tard. En ce qui concerne, la pleine
conscience, la méditation/relaxation m'aide énormément au quotidien.
Bisous et bon courage !


teparlerdemavie 08/11/2011 17:24



Oui, déjà bien mâcher, manger lentement en savourant ses plats, c'est énorme (ça n'est pas encore totalement naturel chez moi).


Ma thérapeute travaille sur le lien corps-esprit et elle utilise pour cela plusieurs techniques comme la sophrologie, shiatsu, massages... pour elle, les troubles du comportement alimentaire ne
viennent pas de la nourriture elle-même mais de notre façon de vivre la nourriture (comme consolation, doudou...). Lorsqu'on retrouve la paix en soi, la nourriture reprend sa place 1ère celle de
nous donner, avec plaisir, du carburant pour notre corps.



Myrtille 08/11/2011 13:57


joli travail que tu fais là avec ta thérapeute !
Tu as trouvé qqun de très ancré dans le présent et qui t'aide à progresser, c'est bien !
Ca c'est une vraie thérapeute !
Et rare dans cette qualité là !

Cela rejoint LE VITTOZ qui est une méthode que j'ai découvert il y a pas mal d'années et qui est très importante et qui rejoint aussi l'instant CARPE DIEM : vivre l'instant présent

Dommage que les -rares- thérapeutes qui pratique la méthode Vittoz existent et ou j'habite il n'y en a pas, ils sont en banlieue et non remboursés par la Sécu donc vu les prix qu'ils pratiquent,
c'est impossible pour qqun qui a un petit salaire !..

Encore une inégalité dommageable pour qui aurait envie de mieux vivre !..

Je pense que ta psy doit connaitre LE VITTOZ
tiens peux tu lui en parler pour savoir ce qu'il en est ?

bisous et bonne continuation sur le chemin de la vie positive et ancrée dans le présent ;)


teparlerdemavie 08/11/2011 17:19



Je ne connaissais pas "le vittoz", je lui en parlerai!


Merci :)



AMarion 08/11/2011 11:51


Ah, ces foutues émotions... J'ai un mal fou à les identifier. C'est dingue comme mon vocabulaire se rétrécit lorsque je dois parler de ce que je ressens. Je travaille également dessus mais ce n'est
pas facile! Courage!!!


teparlerdemavie 08/11/2011 17:18



Ils m'ont paru longtemps très flou, maintenant je commence à les distinguer.



planete deco 08/11/2011 09:28


je crois que lorsque je réfléchis à ce qui me pousse à manger sans faim, c'est toujours la même raison. La peur de ne pas être aimée. Comme lorsque j'étais petite. Me forger une carapace bien
épaisse pour que les coups ne m'atteignent pas. Heureusement ils m'atteignent de moins en moins, j'intègre peu à peu que tout le monde ne peut pas m'aimer et qu'il me suffit que quelques uns
m'apprécient déjà pour que cela soit bien. Et je mange de moins en moins par compulsion (mais toujours par gourmandise ce qui est mieux je pense). Et puis j'accepte de sortir ma colère et dire ce
que je pense à qui de droit. Autrefois je ne l'aurais pas fait. Cela m'aide aussi.


teparlerdemavie 08/11/2011 11:42



Oui, oser exprimer ses sentiments et ne plus les garder pour soi et les laisser nous ronger, c'est une étape essentielle!


Et vive la gourmandise!