Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Comment accepter l'inacceptable?

Publié le par teparlerdemavie

Comment accepter l'inacceptable?

Depuis deux jours, on ne parle que du suicide. Des psychiatres viennent sur des plateaux télé, à la radio, détailler toutes les formes de suicide et expliquer les raisons qui poussent certains à passer à l’acte. Mais savoir pourquoi ce co-pilote a décidé, un jour, de prendre la vie de 147 personnes en plus de la sienne, demeurera à jamais un mystère.

Que peut-il se passer dans la tête d’un homme lorsqu’il décide d’un tel acte ? Comment, ce que j’appelle un crime, peut-il être pardonné ?

Depuis que l’on sait que ce vol comptait une quinzaine d’élèves de retour de voyage scolaire, je ne peux m’empêcher de me mettre à la place des parents. J’ai parlé, il y a peu du voyage à Berlin de mon fils et je me souviens des mots rassurants que j’avais reçus. Oui, effectivement, l’avion est le moyen de transport le plus sûr… jusqu’à… jusqu’à ce qu’un jour, un homme décide de mettre fin à ses jours.

Je suis en état de choc, en empathie totale avec les parents et les familles de toutes les victimes. Comment une telle chose a-t-elle pu arriver ?

J’aurais pu, dans d’autres circonstances avoir de la tristesse pour cet homme dont la vie paraissait bien trop lourde et difficile pour être vécue. J’aurais pu entendre sa douleur, son désespoir. Mais là, cela m’est totalement impossible. Je n’y parviens pas.

J’ai entendu hier un prêtre parler de pardon, de compréhension pour ce pauvre homme qui, semblait-il souffrait terriblement pour en arriver à un tel acte. Je suis désolée, je ne suis pas charitable, je ne peux tout simplement pas l’être quand on touche aux vies innocentes de plus de cent personnes.

J’imagine l’horreur de ce qu’a dû être l’instant où les familles ont compris qu’il s’agissait du vol dans lequel se trouvait un de leurs enfants, un proche, un ami, un père, une mère, un frère, une sœur… je l’imagine sans mal pour m’être moi-même projetée dans cette angoisse irrationnelle en attendant que l’avion de mon fils atterrisse sans encombre.

À la différence que mon fils a passé la porte de l’aéroport, un grand sourire aux lèvres et que ces parents vivront à jamais avec ce cauchemar devenu, pour eux, une réalité.

 

LIEN PHOTO

Publié dans Libre expression.

Partager cet article

Repost 0

Merci...

Publié le par teparlerdemavie

Merci...

C’est un mot simple, il coule sur la langue et finit presque dans un sifflement. C’est un mot simple et pourtant il est parfois si difficile à dire.

J’ai longtemps été gênée par les compliments, les attentions qui m’étaient destinées, les regards touchants et tendres, et il m’était tout aussi difficile de prononcer ce mot qui à lui seul résumait si bien mes sentiments.

Je ne sais pas d’où me vient cette pudeur, celle qui me fait rougir et me tortiller lorsqu’on me complimente. J’aimerais être si sûre de moi et envoyer des « merci » à tue-tête, le regard fier en accord avec les mots charmeurs qui me flattent. Seulement, ça n’est pas moi, pas encore, peut-être un jour accueillerai-je un compliment mérité avec pour seule émotion un plaisir non dissimulé. Pour le moment, j’apprends à dire ce mot qui explose dans ma tête mais peine à passer la barrière de mes lèvres (à l’écrit, c’est bien plus simple).

Alors, c’est d’une voix claire et généreuse que je vous le dis, vous qui croisez mon chemin, qui partagez un petit bout de ma vie, de mon blog, mon histoire : MERCI. Merci pour tout ce que vous m’apportez et qui me rend si fière.

Merci… si simple et tellement riche de sens.

Ne gardons plus jamais ce mot en nous, pour nous, partageons-le avec tous ceux qui nous entourent et à qui il est bon de le dire : merci.

 

LIEN PHOTO

Publié dans L'art de l'essentiel.

Partager cet article

Repost 0

Quand le silence s'installe...

Publié le par teparlerdemavie

Quand le silence s'installe...

J’ai fait une pause niveau cogitation et ma tête semble apprécier ces vacances au point de réclamer du rab de façon éhontée.

Alors je laisse mes pensées s’évader, s’éloigner et je ne cherche plus à les retenir. C’est une sensation curieuse, une sorte de paix dont je n’avais plus l’habitude. J’apprends à l‘apprécier.

Je dis « j’apprends » car ça n’a pas été facile au départ. Le premier jour, j’étais limite paniquée de ne plus être aussi présente mentalement.

J’ai toujours trouvé le silence effrayant. Je ne sais pas pourquoi, il m'apparaissait comme un trou dans lequel je pourrais me perdre. Une sorte de puits sans fond effrayant. Et pourtant, ces derniers jours, j'ai ressenti le besoin de renouer avec le silence. Alors je me suis approchée pas à pas, très lentement, jusqu'au bord de ce puits et j'ai regardé ce qu'il y avait au fond. 

Vous connaissez cette sensation, lorsqu'on s'approche du vide, de ressentir ce désir irrépressible de s'y abandonner, de lâcher la rampe et de plonger? Ce sentiment je l’ai craint, il m'a hanté. Mais une fois devant : rien. Juste un profond soulagement qu'aucune bête monstrueuse ne me saute au visage ou que les sirènes envoûtantes de l’appel du vide ne me précipitent pas par-dessus bord. Non, rien, juste un sentiment de calme… intense. 

Là, ce calme, je l’apprivoise car il ne m’est pas encore familier, il m’étonne, me laisse perplexe mais pourquoi pas ? Puisqu’il fait du bien.

J’ai laissé la parole à chaque part, aujourd’hui, j’apprends à apprécier leur silence.

 

LIEN PHOTO

Partager cet article

Repost 0

L’amour inconditionnel.

Publié le par teparlerdemavie

L’amour inconditionnel.

Je prends conscience un peu plus chaque jour de l’importance d’offrir à chacun de mes enfants un amour inconditionnel. Celui qui l’emporte sur la raison, qui se fait sans jugement, sans aucune attente en retour. Celui qui touche le cœur, le remplit et le gonfle d’un sentiment irremplaçable.

J’avais ce vide en moi. Ce trou béant, dénué de cet amour, le coeur creusé jusqu’à la racine de conditions inaccessibles. Et de le comprendre m’a fait un choc violent. La réalité m’a percuté de plein de fouet.

J’aime mes enfants de la plus belle façon qui soit mais le temps a passé et leur indépendance m’a éloigné peu à peu de l’essentiel : leur dire à quel point je les aime et comme ils sont présents dans mon cœur quel que soit leur choix.

Je me souviens d’eux, bébé et comme il était facile de leur dire ces mots d’amour et puis, je ne sais pour quelle raison, j’ai perdu peu à peu ce vocabulaire, entrant dans des considérations plus terre à terre. Mais aujourd’hui, je sais que les mots restent, qu’ils s’impriment, se gravent dans notre tête et je sais à que point leur absence nourrit le doute. 

Alors, je leur dis, je renoue le dialogue et je n’en lâche plus le fil car il n’y a pas d’âge pour dire à nos enfants à quel point on les aime de façon inconditionnelle.

Et je le dis haut et fort : "Mes enfants, je vous aime".

 

LIEN PHOTO

Publié dans La joie d'être maman.

Partager cet article

Repost 0

Nos sens au cœur de notre alimentation.

Publié le par teparlerdemavie

Nos sens au cœur de notre alimentation.

Manger, c’est comme une lente méditation avec l’idée que l’important est notre intériorité, ce qui se passe dans notre corps. Si je laisse ma tête décider pour moi, je sais qu’elle va m’embarquer dans des excès, parce que ma tête est toujours pleine de trop, de plus, ça circule à toute vitesse là-haut, ça n’est jamais calme ni serein.

Alors la suivre m’entraîne toujours vers le trop.

Et c’est mon corps, lui qui m’emmène vers le juste.

La juste quantité, la satiété à la bouchée près. C’est fou comme il sait et répond à ses besoins avec la justesse d’une horloge suisse.

C’est lorsque je l’écoute que ma régulation est la plus fiable. Mon corps sait ce que ma tête ignore.

J’avais lu un texte il y a quelque temps où un neuroscientifique expliquait que notre cerveau était dans une boite noire, qu’il était aveugle et ne voyait donc rien de ce qui se passait à l’extérieur (je schématise). Et donc qu’il comptait sur les sens pour savoir, entendre, connaître, imaginer.

J’ai alors compris l’importance de ces sens lors du repas. Regarder son plat pour lui envoyer l’image de ce que l’on va manger, humer les bonnes odeurs qu’il dégage, déguster longuement pour en apprécier chaque saveur… Cette vision des choses m’a apportée un regard nouveau sur ma façon de manger et j’ai compris l’importance de prendre mon temps pour envoyer toutes les bonnes informations à mon cerveau pour qu’il sache ce qui se passe, où il en est et envoyer les bons signaux de satiété au bon moment.

Faisons taire notre mental le temps d’un repas et laissons-nous guider par nos sens.

 

LIEN PHOTO

Partager cet article

Repost 0

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 > >>