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L'attaque sournoise.

Publié le par teparlerdemavie

The_Clown_by_byluluka.jpg

 

Ce qui devait arriver… arriva ! Le rhume m’a rattrapé. J’ai pourtant résisté, aussi longtemps que mes petits anticorps me l’ont permis mais fatalement, je savais que le combat était inégal et que je devrais m’avouer vaincu un jour ou l’autre (saleté de virus !).

 

Mais comme je ne suis pas du genre à laisser le vainqueur faire ce qu’il veut de mon corps, je me suis précipitée dans la première pharmacie venue acheter des munitions pour livrer une bataille sans merci (AHHH ! Cri de guerre improvisé au débotté).

 

Et j'en suis ressortie avec l’arme absolue : une boite de biiiiip jour et nuit (paraît qu'il ne faut pas citer les marques. Allez, juste un indice, ça commence par acti, ça finit par fed).

 

A peine ai-je posé le pied chez moi que je me suis ruée sur la bouteille d’eau et ai-je avalé le cachet « midi » (indication pour les nyctalopes qui confondent le jour et la nuit).

 

Et là, ô miracle de la médecine moderne, en 10 minutes top chrono mon nez a cessé de couler, il s’est même sacrément asséché, le bougre ! (zut, je m’étais pourtant juré de vous épargner les détails).

 

Mais comme je ne fais rien comme les autres : j’ai eu sommeil (quand t’en viens à pleurer « J’veux mon dodo ! » à 2h de l’après-midi, c’est pas bon signe).

 

Un truc de fou ! Une envie de dormir de dingue qui m’a poussé :

 

 a) à me précipiter sur la boite vérifier que je n’avais pas malencontreusement avalé le cachet nuit (hautement improbable mais on ne sait jamais, le rhume de cerveau, ça attaque grave)

   b) à maudire ma poisse légendaire, m'ont refilé une boite nuit et nuit !

   c) à utiliser mes 2 dernières allumettes pour garder les yeux ouverts.

 

Mon boss ne m’en a pas voulu de somnoler toute la journée, de errer dans les locaux comme un zombie et d’attendre en comptant les secondes que sonne l’heure de départ pour que je puisse rentrer chez moi DOOOOOOORMIIIIIIIIR !!!

 

Non, il ne m’en a pas voulu car il a fui au loin dès qu’il m’a vu dégainer mon paquet de mouchoirs ! On ne s’est jamais si mon virus mutant s’attaquait à lui. Voulait pas mourir, le gars… ça se comprend !

 

PS : vous avez une petite idée, en regardant la photo, à quoi ressemble mon nez aujourd'hui.


Publié dans Te parler de ma vie.

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1 seconde qui vaut 10 euros.

Publié le par teparlerdemavie

Green Project awards 10 Euros by nuvem

 

J’ai une chance incroyable ! Il suffit que je parie pour… perdre.

 

Et attention, je ne parie jamais sur des trucs que je suis sure de perdre (je ne suis pas folle), uniquement sur ce qui ne peut pas m’échapper, normalement…

 

Et le pire, c’est que je ne retiens jamais la leçon.

 

Tout avait commencé au mois de juin lorsque j’avais lancé à ma fille : si tu obtiens une mention au bac, je double ta récompense!

 

Ok ! Vas-y ! Check

 

Elle n’a jamais autant cartonné, résultat des courses : mon portefeuille s’est allégé de quelques dizaines d’euros (oui, j’avais parié gros, je n’y croyais pas du tout. Quand ta fille passe son année avec un 6 de moyenne en maths (coeff. 7), tu peux honnêtement penser qu’il y a très peu de chance que tu puisses perdre ton pari… erreur ! Sachez-le : l'enfant est fourbe et cupide!)

 

La deuxième fois, jeux olympiques, final de Florent Manaudou ! Mon fils veut parier. Je ricane sournoisement, je lui parie un fanta géant que Manaudou ne terminera pas sur la plus haute marche du podium (et là, je me sens vicieuse parce que je sais pertinemment qu’il n’a strictement aucune chance de victoire).

 

Ok ! Vas-y ! Check

 

Vous connaissez la suite.

 

Et alors que ces deux exemples auraient dû me mettre la puce à l’oreille (tes gamins ont le cul bordé de nouilles et tu n’es qu’une grosse looseuse.) Non ! Je remets ça !

 

Mardi soir, alors que nous regardions le match de foot Espagne-France (oui, je sais, on est tombés bien bas), à la 86e minute, Deschamps (l’entraîneur pour les non averties dont tu fais peut-être, sûrement partis) fait rentrer sur le terrain Olivier Giroud. Ma fille de 16 ans qui n'y comprend que dalle au foot me balance (elle savait que je ne pourrais pas résister au vice du jeu) : 10 euros que Giroud marque avant le coup de sifflet final !

 

Mouahaha ! La plaisanterie ! (Ceux et celles qui ont vu le match ou qui connaissent un peu la réputation de notre équipe nationale de foot comprendront aisément).

 

Ok ! Vas-y ! Check…

 

Et oui, vous connaissez la suite.

 

(Bon, pour celles qui vivent sur mars et n’ont donc pu assister à la retransmission du match ou vivent sans radio ni télé, ni potes mâles, ni mec, mari ou amant… je vous le dis : Giroud a marqué à la dernière seconde. Le fourbe !

 

Hurlement de joie hystérique chez ma fille et un tympan crevé (le mien) dans l’histoire.

 

Je suis définitivement maudite.

 

Ça m’apprendra à vouloir rouler mes gosses dans la farine !

 


Publié dans La joie d'être maman.

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Quand vouloir maigrir rend idiot.

Publié le par teparlerdemavie

Vegetables_by_hypergeff.jpg

 

Je ne suis peut-être pas d’une intelligence suprême mais pas non plus une parfaite idiote.

 

Et pourtant…

 

Et pourtant, vous n’imaginez même pas tous les trucs cons que j’ai pu faire pour maigrir.

 

Et des trucs cons, croyez-moi, j’en ai fait ! Même pas peur (du ridicule).

 

Allez je vous balance quelques unes de mes crétineries, histoire de réaliser comment la souffrance peut nous pousser à faire des choses dont on sait pertinemment quelles sont ridicules mais surtout complètement inutiles (et peut-être même, toi lectrice, tu te reconnaîtras).

 

En vrac, quelques exploits dont je préfère rire (jaune) aujourd’hui :

 

-Prendre des douches froides (paraît que ça fait brûler quelques calories… mais ça te fait surtout choper la crève).

 

-Ne jamais manger ou boire après 20h00 (attention ! l’eau, est ton ennemie. Sache que ton corps a peut-être dans l'idée de la laisser stagner dans ses petites cellules durant la nuit et cette affaire, ça peut te valoir 200 bons grammes en plus sur la balance le lendemain matin. Ce serait dommage de se gâcher la journée pour une histoire de flotte, on est d'accord!)

 

-Ne jamais associer protéine et féculent (je n'ai pas encore compris pourquoi! Doit y avoir une astuce scientifique de dingue hors de portée de mon misérable cervelet)

 

-Aller courir le matin, à jeun (paraît que ça excite ton métabolisme, moi, ça m’a surtout valu de rentrer affamée et de me jeter sur tout ce que j’avais sous la main).

 

-Remplacer l’huile d’olive dans la vinaigrette par de l’huile de paraffine (0 calorie mais faut libérer les toilettes trèèèèèèèès vite)

 

-Jeûner la veille d’une pesée (ou avant son rendez-vous chez la diét parce qu’on s’est goinfrée toute la semaine et qu’on sait qu’elle va nous taper sur les doigts parce qu’on a été très vilaine).

 

-Finir la tablette de chocolat, la boite de gâteau et le pot de glace… parce que demain, c’est décidé, je me mets au régime ! Et on sait toutes qu'il faut vider ses placards avant un régime pour éviter la tentation.

 

-Sauter des repas et me ruer sur la bouffe en rentrant du boulot et le pire : recommencer le lendemain. Non, chez moi, les échecs ne me servent pas de leçon !

 

-Croquer des glaçons, paraît que ça fait brûler des calories (ça réveille plutôt ta gingivite).

 

-Laisser passer 5h entre 2 repas et mourir de faim en geignant que la vie est vraiment moche (ta bêtise aussi poulette!)

 

-M’envelopper de cellophane après m’être enduite de crème (aucun résultat concluant à ce jour. Ah si, j’ai relancé l’économie du groupe cell’o frais. Qu’on ne vienne pas me dire qu’ils ont licencié entre 1998 et 2002, ce serait proprement scandaleux !)

 

-Interdire aux pots de nutella de pénétrer chez moi (ou, dans un bon jour l’autoriser à s’installer dans ma cuisine… puis vider le pot car demain… régime !)

 

-Lire toutes les étiquettes des produits et choisir celui plus cher parce qu’il contient 5 calories de moins que celui bon marché. Quand on veut maigrir, pas de petites économies.

 

-Dépenser en pilules, crèmes, institut, substitut de repas… de quoi m’offrir une semaine de thalasso chaque année. Pourquoi n'ai-je jamais fait le bon choix ? Oui, pourquoi ?

 

-Décider de commencer un régime le dimanche soir, le rater le lundi matin (zut, j’ai bu un jus d’orange, j’avais oublié que je faisais Dukan cette semaine) et se lâcher le reste de la semaine parce que oui, un régime ça se commence un lundi matin, pas un mardi midi !

 

-Au restau, baver devant un bon steak frites mais choisir la salade verte (vinaigrette séparée, s'il vous plaît). Et gâcher la soirée de tout le monde avec sa mauvaise humeur.

 

-Manger du fromage blanc à 0% (oui, celui qui a un goût de vomi) et me persuader que j’aime ça ! Humm ! Quel délice (la méthode coué, ça marche tant que tu maigris, dès que tu stagnes, c’est mort).

 

 

-Se trouver des excuses bidons lors des invitations pour éviter tous les trucs gras, salés, sucrés. Se frustrer jusqu’à la moelle (avoir son amie qui te sort tout à coup : t’es pas un peu à cran, toi ? Et aboyer : « MOI ? MAIS PAS DU TOUT ! ») et rentrer chez soi vider son frigo parce que vraiment, là c'est trop dur.

 

-Se remplir le ventre avant une invitation (histoire de bien décevoir tes amis mais pas grave, j’ai évité les cacahuètes en bouffant des œufs durs avant de venir). Ça marche super bien mais je n’ai toujours pas compris pourquoi nous n’étions plus jamais invités nulle part.

 

-Boire des litres de coca light alors que je déteste ça, juste parce que c’est autorisé et que je crève d’envie de bouffer du sucre.

 

Et faire des trucs débiles et en être fière (oui, je suis forte, j’ai tenu!) Je crois que c’est ça le pire parce que : qui dit fierté d’avoir tenu un jour de régime strict, dit désespoir et auto-flagellation au premier raté. On se sent tout de suite mieux dans sa peau après ça, pas vrai ?

 

  Allez, qui dit mieux ?

 

PS : la photo, c'est parce que j'ai longtemps cru que la courgette était mon amie... Jusqu'à ce que je réalise que je détestais ça.

 

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EME, envie de manger émotionnelle.

Publié le par teparlerdemavie

Devils food Cupcakes by Svampkungen

 

L'acte de manger n'est pas seulement un moyen de nourrir son corps, de lui donner le carburant nécessaire dont il a besoin pour vivre mais aussi un acte d'amour, une source de plaisir et d'échange.

 

Pour un mangeur régulé, la vision épicurienne de l'acte de manger ne pose aucun problème. Mais la nourriture devient une source de préoccupation lorsqu'elle est associée aux émotions.

 

La plus grosse difficulté des mangeurs émotionnelles est de parvenir à gérer leurs émotions autrement que par la nourriture. Parce qu'alors nous ne mangeons plus par nécessité ou par esprit de convivialité mais pour combler une émotion. La nourriture devient objet de récompense, de réconfort, d'apaisement, de divertissement, de punition, de protection...

 

Qui ne s'est pas vu avaler un paquet de gâteaux par ennui, engloutir un litre de glace par dépit, finir une tablette de chocolat pour calmer une colère ou anesthésier une émotion trop forte ?

 

Cette incapacité à gérer nos émotions peut causer des dégâts considérables sur notre régulation.

 

Comme beaucoup de femmes, j'ai connu ces moments où la nourriture était la seule solution pour ne pas m'effondrer, me noyer, pour me forger une sublime carapace et pour palier à tous les événements difficiles de la vie.

 

J'étais devenue intolérante à toute émotion.

 

Et lorsque j'ai découvert que la plupart de mes prises alimentaires faisaient suite à des envies de manger émotionnelles, je me suis posée plein de questions.

 

-Pourquoi la nourriture est-elle ma solution pour gérer une émotion ?

-Quelles émotions me poussent à manger ?

-Quelles solutions puis-je mettre en place pour changer d'attitude ?

-Suis-je prête à changer ?

 

Pour cette dernière question, j'avais conscience qu'il allait me falloir affronter certaines de mes peurs en face. La nourriture me permettait de me constituer un bouclier pour rester forte et courageuse, de bâtir un mur entre moi et mes faiblesses.

 

Une fois les questions posées, il me fallait trouver des solutions et je savais que ça n'allait pas être simple. On n'efface pas des années de compulsions émotionnelles en un claquement de doigts.

 

J'ai commencé par lister ce que je pouvais faire d'autre que dévaliser le frigo et lorsque une EME décide de squatter mes pensées (obsession quand tu nous tiens!), je sors cette liste et j'essaie de trouver ce qui pourrait m'en détourner à cet instant précis (remplacer une envie, celle de manger, par une autre).

 

Il est important de noter, au fur et à mesure les idées qui nous viennent car le moment venu, rien ne semble pouvoir nous détourner de ce besoin de manger. Pour ma part, je sais qu'en pleine crise, rien ne me tente et sans cette liste, je ne résisterais pas à l'appel du ventre.

 

A vous de trouver des solutions efficaces.

 

Ça peut être :

 

-Se plonger dans un roman prenant.

 

-Sortir de chez soi, aller voir une amie, faire du shopping. Souvent, agir pour soi, pour son plaisir nous revalorise. S'acheter un vêtement qui nous met en valeur est toujours bon pour le moral et l'envie de nous faire du mal en compulsant disparaît.

 

-S'occuper l'esprit en entamant une activité que l'on apprécie particulièrement. Ça peut être le tricot, le bricolage, la peinture, la photographie... peu importe, du moment que vous faites ce que vous aimez.

 

-Écrire. Notez dans un carnet tout ce qui vous passe par la tête, vos colères, vos envies, vos frustrations...

 

-Regarder un film qui vous donne la pêche.

 

-Réveiller son envie de prendre soin de soi. Parfois, il me suffit de m'offrir une crème pour le corps, pour retrouver le plaisir de m'occuper de moi.

 

-S'offrir un soin en institut. Une parenthèse de douceur dans un monde de brutes.

 

-Mettre ses écouteurs sur ses oreilles, dégainer son MP3 avec nos chansons préférées, celles qui font bouger, et danser au milieu de son salon. Se lâcher complètement et se sentir vivante.

 

-Sortir marcher ou courir.

 

-Aller au cinéma. Même seule, ce sera justement l'occasion d'aller voir un film que notre chéri n'aurait pas daigné voir en notre compagnie.

 

-Méditer ou faire des exercices de pleine conscience. Exemple : Je me pose et je laisse les émotions monter en moi. Elles enflent puis s'atténuent d'elles-mêmes. Je peux aussi visualiser chaque partie de mon corps, des pieds au crâne, m'attarder sur les organes qui semblent noués, observer ce qui me vient à l'esprit sans chercher à comprendre ni résoudre les conflits internes.

 

 

Et si rien ne vous détourne de votre EME, l'accepter.

 

J'ai besoin de manger : je me donne le droit de manger sans aucune culpabilité parce que je sais que je ne suis pas en capacité de faire autrement. Je ne me fustige pas et au contraire, je me console, je suis bienveillante envers moi.

 

Il faut du temps pour parvenir à ne plus se laisser déborder par nos EME. Parfois, ça fonctionne, elles disparaissent, nous fichent la paix mais parfois, elles ne nous quittent pas.

 

Et lorsqu'on sait que rien n'est dramatique à partir du moment où l'on a appris à se réguler, on reprend confiance en soi. Et la confiance est l'un des principaux moteur de la régulation. On enclenche ainsi un cercle vertueux.

 

 

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Mes bras.

Publié le par teparlerdemavie

To_Write_Love_on_Her_Arms_by_poprocksxandxcoke.jpg

 

J'ai minci.

 

Je le sens à mes pantalons qui ne me serrent plus aux cuisses, à la ceinture que j’ai resserré d’un cran, aux bottes qui ne me compressent plus les mollets, au pull qui ne me boudine plus autant le ventre, aux sous-vêtements qui ne me laissent plus de marques tatouées dans la chair.

 

Mais aussi à mes bras.

 

J’ai longtemps détesté mes bras gros, gras et flasques. Dans le miroir, parfois, je ne voyais que ça.

 

Et ces bras, curieusement me rappelaient ma voisine lorsque j’étais enfant. Cette voisine, bien en chair qui paradait, été comme hiver, avec ses hauts à manches courtes et ses bras rebondis qui me paraissaient alors gigantesques.

 

A chaque fois que mon regard se posait sur mes propres bras, ce sont ceux de ma voisine que je voyais.

 

Et puis, un jour, il y a peu, j’ai vu mes bras, dans le miroir.

 

Des bras qui me sont apparus... ordinaires. Ils avaient perdu ce pouvoir de transformer leur vision en perception déformée par le prisme du souvenir.

 

Ces bras, je les ai soudain trouvés juste parfaits.

 

Peu à peu, j’apprivoise chaque parcelle de mon corps.


 

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