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Bonheur ou plaisir?

Publié le par teparlerdemavie

Bonheur ou plaisir?

Hier, j’écoutais une émission à la radio où il était question de l’inaccessible « Bonheur » avec un grand B.

L’invité a alors expliqué en quoi notre quête était souvent vaine et désespérée car nous confondions bonheur et plaisir.

Le plaisir est quelque chose que l’on se donne, que l’on s’offre et qui nous fait du bien, nous rend heureux. C’est un instantané qui se grave dans notre mémoire et notre corps. Alors que le bonheur implique le fait qu’il soit partagé.

C’est ainsi que beaucoup de ceux qui sont dans une quête solitaire du Bonheur en arrivent à souffrir de ne jamais parvenir à l’atteindre car le bonheur n’existe que dans le partage.

Pour exemple, il raconte l’histoire de cette jeune femme qui, en passant devant une boulangerie, s’y arrête tant l’odeur alléchante des petits pains au chocolat lui donne envie. Elle entre et s’en offre un pour son plus grand plaisir, puis, en sortant, croise un jeune garçon, le regard éperdu d’envie posé sur sa viennoiserie. Alors dans un geste généreux, elle lui offre. De le voir rayonner, lui procure le plus grand des bonheurs.

Sans ce désir de se faire plaisir, elle n’aurait pas connu le Bonheur.

Il a conclu en disant : comme l’être humain devient de plus en plus un être solitaire (par convenance personnelle ou de façon subie) et intériorisé (tourné vers lui), il lui est difficile d’accéder à ce Bonheur absolu. Et cette quête désespérée le rend si malheureux qu’il se coupe du plaisir. Mais, ce sont les petits plaisirs qui nous ouvrent les portes du Bonheur. Sans eux, nous devenons des coquilles vides insensibles à l’autre. Alors, si chaque être humain apprenait à savourer les plaisirs qui mènent au partage, il jouirait d’un bonheur infini à portée de main.

Voilà une idée intéressante, glaner tous ces petits plaisirs du quotidien, chaque émotion, mot ou intention et les conclure par un bonheur à partager. Que d’opportunités !

 

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Une (re)naissance.

Publié le par teparlerdemavie

Une (re)naissance.

Après un premier mois de janvier éprouvant, source de bien des interrogations, j’ai eu envie de placer le mois de février sous celui du cœur.

De vous ouvrir la porte de mon passé m’a fait un bien que je n’aurais jamais imaginé. Je me suis sentie plus vivante que jamais avec cette force de penser que je mérite le travail de réhabilitation que j’entreprends sur moi.

Je me sens proche de moi, de l’enfant que j’étais avec un regard bien plus indulgent, un amour plein de compassion pour toutes mes souffrances passées.

Mon corps, à travers ma maladie, me rappelle comme accueillir le temps présent est essentiel car il passe à une vitesse vertigineuse. Il me donne envie de me tendre la main et de m’accompagner vers un bien-être et une sérénité toute douce.

Je dépose les armes, abaisse mon armure, m’accepte dans ma fragilité. Notre regard sur nous-même a une importance capitale car c’est lui qui nous guide vers notre façon de nous traiter. S’il est cruel, dur, impitoyable, méprisant, nos actes répondront de la même façon. Ils ne sont que le miroir de nos pensées.

Aujourd’hui, ce regard, je le veux doux, aimant, compatissant, attendri. Juste humain avec toute la fragilité de mes failles qui font de moi un être sensible pourvu d’émotions.

Et ces émotions, je ne les renie plus, du moins, je tente de ne plus les renier. Elles ont si longtemps été en moi comme des hurlements silencieux auxquels j’ai tourné le dos par peur. Elles m’effrayaient par leur puissance, balayaient tout sur leur passage et me laissaient seule, terrorisée, les mains plaquées sur les oreilles pour me soustraire de leur vacarme assourdissant.

Et tout à coup, je réalise, en faisant un pas vers elles, que ces émotions ne sont que des murmures trop longtemps ignorés. Des cris, il y en a point, les ras-de-marées n’existent que dans mon esprit perverti par des images et des mots du passé, grondant avec la puissance d’un tigre. Mais de tigre il n’y en a point non plus, seul un chaton apeuré et inoffensif me fait face dans le miroir.

Et c’est presque un éclat de rire qui m’échappe lorsque je prends conscience de cette réalité anamorphosée par des relents parasites du passé.

Ce mois de février, si court mais si intense, je l’ai vécu comme une mise au monde, la naissance d’un « moi » vulnérable, imparfait dans sa nudité mais tellement prometteur, si gorgé d’amour et de désirs.

Le désir d’apprécier ce qui m’entoure, de cueillir chaque instant, de relever le regard dans lequel il n’y a plus aucune honte, d’embrasser la douceur, la quiétude.

J’ai envie d’aller vers moi, de faire un pas à ma rencontre et de sentir au plus profond de mon être quels sont les besoins qui me nourrissent et d'y répondre de la meilleure façon qui soit.

  Je le veux, je le souhaite et surtout, je me l’accorde. 

 

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La restriction alimentaire.

Publié le par teparlerdemavie

La restriction alimentaire.

Je lis souvent le témoignage de personnes qui sont en désamour avec leur corps qu’ils trouvent rond, gras, volumineux, dévalorisant, moche, dégradant, plantureux, voir répugnant et avec lequel ils entrent en conflit ouvertement en lui imposant des règles strictes, alimentaires ou sportives, histoire de tenter de le dominer, de le façonner selon une image idéalisée.

Et tout ce que ces tentatives de « dressage » rapportent, en dehors d’une souffrance physique et morale, c’est la prise de contrôle du corps qui refuse la mise en restriction et la combat. S’ensuit une lutte parfois impitoyable qui vire très vite à la guerre. « Ah ! Tu refuses de lâcher tes kilos, je vais te priver un peu plus et te faire courir plus loin ! » Comme s’il devait y avoir un chef (le mental) qui dirigerait sa troupe (le corps) d’une main de fer, un peu comme un militaire de camp de redressement qui terrorise ses jeunes recrues pour les casser et les plier à sa propre volonté.

Je peux en parler d’autant bien que je fus celle-là, il y a encore quelques années. Je me suis fait tant souffrir, je me suis tellement ignorée que je ne connaissais plus mon corps et qu’il a fini par se rebeller.

Aujourd’hui, j’avais envie de parler de la restriction alimentaire, celle qu’on s’impose en suivant un régime (ou une discipline) plus ou moins drastique, en laissant notre mental gérer nos prises alimentaires avec, vous savez cette petite voix insidieuse qui vient mettre son grain de sel dès que vous approchez du frigo et qui tue votre instinct, celui qui permet de manger à notre faim, en nous harcelant avec des phrases telles que « non, tu n’as pas droit de manger gras ou sucré », « il y a trop de calories dans cet aliment », « ça n’est pas encore l’heure de manger », « prive-toi si tu veux maigrir », « va courir au lieu de manger »… etc… Si on a fait, ne serait-ce qu’une semaine de régime dans sa vie, on la connait toutes cette petite voix (qui croit nous maintenir sur la bonne voie mais qui, sans le savoir, nous entraîne tout droit dans la restriction et accessoirement, nous pourrit bien la vie).
Je voulais revenir sur ce sujet car on tombe facilement dans la restriction (de façon consciente ou non). Et plus vite on s'en rend compte, plus vite on peut rectifier le tir et limiter les dégâts.
Déjà, il faut savoir que plus on a suivi de régimes, plus notre corps va se rebeller aux premiers signes de restriction. C’est aussi pour quoi les régimes ne fonctionnent pas sur le long terme. Lors d’une mise en restriction (consciente ou non), les signaux qui nous permettent de ressentir la faim s’allument pour contrer le projet de maigrir (l’organisme qui a connu la restriction suite aux régimes s’y oppose).
Il faut savoir que la restriction alimentaire joue sur notre métabolisme et notre humeur. Tout changement peut être un signe de restriction.

Comment savoir si on est en restriction ? Il y a plusieurs signes qui peuvent vous mettre sur la voie :
-Lorsque la perte de poids diminue ou qu’elle stagne (alors qu’on est au-delà de son poids génétique) car la  restriction alimentaire s’accompagne toujours d’une baisse du métabolisme qui cesse d’être performant.
-La restriction s’accompagne d’une augmentation de la faim (au fil des jours) et des obsessions (envies plus ou moins furieuses) de nourriture et si vous sentez que vous avez plus souvent envie de manger, ça peut-être un signe de restriction.
-La restriction s’accompagne de troubles comme des problèmes d’endormissement, de fringales la nuit, de sautes d’humeur (agressivité…), fatigue, sentiment d’ennui, déprime…
-La restriction s’accompagne aussi de troubles liées à l’altération des fonctions digestives : ralentissement de la digestion et du transit intestinal.
Il y aussi les sentiments qui entrent en compte : la restriction peut entraîner un sentiment de maîtrise, d’excitation, de puissance, d’euphorie… puis de manque pénible, de malaise, une sensation de vide… avec sensation de faim récurrente, fatigue plus ou moins intense (on peut aussi alterner les 2 : euphorie et volonté forte le matin et déprime le soir).
Et là, on finit toujours par craquer et par se jeter sur la nourriture avec une sensation d’estomac sans fond (incapacité à se rassasier), de foutu pour foutu… on peut aller jusqu’à la compulsion.
Et parfois, plus on craque, plus on souhaite reprendre la maîtrise de son alimentation (et même aller jusqu’à se restreindre encore plus). Mais la pensée obsédante de la nourriture se renforce. C’est une suite sans fin.
La régulation naturelle ne se fait pas dans la douleur. Si vous ressentez votre régulation comme une souffrance (avec sensation de faim, d’envie ou de manque récurrent), c’est qu’il y a de grandes chances que vous soyez en restriction alimentaire.
Alors rien n’est dramatique, il suffit de recommencer à manger dès que la faim se manifeste pour remettre son métabolisme en marche et redonner confiance à son corps qui finira par lâcher, tout naturellement, ses kilos en trop.
On ne peut pas lutter contre son organisme, c’est voué à l’échec. Apprenez à l’écouter, lui faire confiance et le satisfaire, c’est la seule façon de réussir.
Et soyez bienveillante et indulgente avec vous-même! Réaliser qu'on s'est mise inconsciemment en restriction n'est pas dramatique car le plus important est de le reconnaître et de l'accepter (au lieu de demeurer dans le déni et persister dans son erreur. L'orgueil est un puissant corrupteur). Et c'est le point de départ du vrai changement pour parvenir à la régulation naturelle sans effort. Sans cette prise de conscience, il ne peut pas y avoir de régulation durable et agréable.
S'alimenter n'est pas une lutte mais un plaisir. S'il y a lutte, posez-vous la question!

Dans le doute de savoir si l'on est à satiété ou non, il vaut toujours mieux manger trop que pas assez. Lorsqu'on mange trop, il suffira d'attendre que la faim revienne pour manger de nouveau. Alors que si l'on ne mange pas assez, là, il est beaucoup plus dur de parvenir à la régulation car on flingue en même temps son métabolisme. Et le processus pour rassurer notre organisme sur nos intentions (ne plus jamais le mettre au régime) prendra plus de temps.

Aider son corps à lâcher ses kilos excédentaires passe par la reconnaissance de ce qu’il est. Aimons-le, choyons-le au lieu de le faire souffrir car on obtient toujours plus d’un ami que d’un ennemi. 

 

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Mensonges.

Publié le par teparlerdemavie

Mensonges.

J’ai très souvent menti. Dans mon esprit, je ne mentais pas, je racontais juste des histoires. J’avais un tel besoin de reconnaissance que je m’inventais des situations qui appelleraient, j’en étais convaincue, la compassion d’autrui.

Quand tu es gamine, tu ne te rends pas compte que ça ne marche pas du tout, qu’au contraire, tes mensonges attisent la haine chez l’autre ou le dégoût, le rejet. Et puis, en grandissant, tu commences à t’écouter parler et tu entends les tas de conneries que tu débites. Et arrivent, au grand galop, la honte et la culpabilité que tu te prends de plein fouet.

Alors tu essais de comprendre, de te comprendre.

Et j’ai donc fait ce cheminement, j’avais besoin de savoir pourquoi je continuais à mentir sans raison. Et j’ai réalisé que mentir, c’était m’inventer un rôle, me créer un personnage, écrire un scénario dans lequel je serais quelqu’un d’autre. Je ne suis plus « moi », je suis autre.

J’ai souffert durant des années d’un déficit d’identité. J’étais « la méchante », c’était lourd à porter, c’était douloureux. Alors j’en ai eu marre d’avoir toujours le mauvais rôle, je me suis donc inventée des personnages comme de nouvelles identités parce que j’avais un besoin profond de reconnaissance.

Comment être aimée si on te croit méchante ? Comment être appréciée si tu tiens toujours le rôle de la méchante (pense à Nelly Olson, « la petite maison dans la prairie » ça l’a poursuivi toute sa vie) ?

Alors, j’ai endossé des rôles, porté des masques derrière lesquels je me cachais. Mais le problème, c’est qu’au fil des années, tu en viens à ne plus savoir qui tu es vraiment. Tu t’es tellement attachée à ces rôles que tu crois être eux.

Imaginez un acteur qui ne serait que son personnage. Une fois le tournage terminé, il n’aurait plus de vie, plus d’identité propre. Eh bien, c’est ce que j’ai ressenti. Un jour j’ai voulu quitté ces rôles et reprendre ma vie et là, je me suis retrouvée complètement perdue sans savoir qui j’étais vraiment. C’était extrêmement troublant.

Et qu’est-ce qu’il nous reste en dehors de ce sentiment de gâchis ? Il reste la vie, celle qu’on apprend à vivre en toute humilité, en acceptant de se tromper, de faire des erreurs, de tourner au mauvais embranchement.

J’ai appris à être une femme, j’apprends encore aujourd‘hui (car j’ai longtemps été le « garçon » de mon père pour lui faire plaisir, mais ça n’était pas moi. Pourtant je l’ai vraiment cru, j’étais parvenue à m’en persuader). J’apprends à ne plus me mettre dans un case, à ne plus être irréprochable pour faire plaisir à ma maman pour qu’elle comprenne enfin quelle chance elle a eue de m’avoir au lieu de me reprocher ma naissance. J’apprends à être moi, nue, sans masque. Je ne me connais pas encore parfaitement, je me perds souvent en chemin, je me sens amnésique, sans souvenir. J’ai encore si souvent une inconnue qui me fixe dans le miroir, je ne me reconnais pas. Qui suis-je vraiment ?

Je me découvre un peu plus chaque jour et j’entrevois une petite lumière à travers ces failles béantes qui me sautent au visage tant la douleur est profondément installée.

Je me reconstruis jour après jour, j’assemble les pièces de mon puzzle, j’en vois les contours, la couleur, et commence à en comprendre le sens. C’est tout petit, encore bien fragile mais tellement prometteur.

Et si dans votre entourage vous avez des enfants qui mentent de façon compulsive, dites-leur à quel point vous les aimez, à quel point vous êtes fiers d’eux car tout ce que l’enfant attend, espère, c’est de l’amour sans condition. Et je sais aujourd’hui, qu’avec un peu d’amour et d’attention, je n’aurais jamais eu besoin de mentir.

 

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Chez le dentiste.

Publié le par teparlerdemavie

Chez le dentiste.

Finalement, je me rends compte que je suis assez froussarde, je m’effraie de peu. Par exemple, la semaine dernière je suis allée chez le dentiste (j’ai peur des dentistes).

C’est un tout nouveau dentiste qui s’est installé dans mon village et j’ai voulu le tester (si ça peut m’éviter de devoir prendre la voiture pour me rendre dans le village voisin).

Et donc, me voilà franchissant les portes de son cabinet flambant neuf et première surprise, ce monsieur (qui ressemble à LUI. Si, si, je vous jure ! Bonjour l’angoisse) m’attendait sur le pas de sa porte le sourire (carnassier) aussi engageant que devait l’être l’homme de Cro-Magnon face au mammouth, ce bel animal qui allait lui servir de repas durant les 15 prochains jours.

Bref, toujours est-il qu’il m’attendait, visiblement ravi de me voir et ça m’a filé les chocottes ! Et si j’étais sa seule patiente ? Peut-être étais-je la seule à avoir osé franchir le pas de sa porte depuis son installation plusieurs mois plus tôt.

Et là, il m’accueille avec un accent du sud-ouest (j’habite à l’opposé) à couper au couteau. Crédibilité zéro !

Je ne sais pas pourquoi ça m’a perturbé à ce point !

Et voilà qu’il m’examine la dentition en commentant de façon légère, le sourire dans sa voix, visiblement très amusé par mes dents et ma minuscule carie (pour laquelle j’ai fait le déplacement). Et le voilà qui répète pas moins de 5 fois (j’ai compté sous le coup de la peur) « oh, c’est juste une carie, une toute petite carie ! »

Je me pose de suite des questions sur ses compétences, surtout qu’il se plante devant moi sans bouger un pouce (quoi ? elle va se soigner toute seule, cette « toute petite carie » ?), un grand sourire (flippant) sur son visage de « joyeux de la classe ».

Bon, déjà que je ne m’attendais pas à voir une personne de plus de 50 ans (les nouveaux arrivants sont souvent des jeunes diplômés… enfin, je le croyais jusqu’à lui) mais en plus, s’il se comporte bizarrement, ça ne va pas me rassurer.

Au final, il m’a soigné cette carie… à vif ! J’ai cru mourir, j’ai quémandé une anesthésie en m’accrochant désespérément aux bras du fauteuil (j’ai dû y laisser l'empreinte de mes ongles) « mais non, elle est toute petite »

Oui peut-être mais ça fait un put*** de mal de chien ! Et tout ce qu’il a réussi à me dire lorsque je lui ai parlé de ma phobie du dentiste, c’est cette phrase extraordinaire (censée me rassurer) qui me restera en mémoire jusqu’à la fin de mes jours : « Avant, les gens souffraient car on n'avait pas les moyens de les soulager, maintenant avec les anesthésies, on peut se faire soigner sans crainte ».

Ah oui, en es-tu bien sûr ?

Avant, on souffrait chez le dentiste mais ça c’était… euh… hier ?

 

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Publié dans Je vis dangereusement.

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