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Merci !

Publié le par teparlerdemavie

Merci !

Un grand merci pour toutes celles qui ont lues et ont commentées mes billets durant toute la semaine. Vous m’avez écrit de si jolies phrases, apporté de si bonnes idées, fait réfléchir dans le bon sens. Vous m’avez ému, touché et vous avez réveillé en moi de bien belles hypothèses qui me permettent de voir ma situation sous un angle différent.

Quel échange enrichissant !

Quel plaisir de vous lire et de me savoir moins seule.

C’était un moment que je garderai précieusement en moi tant il m’a apporté. Ces instants me donnent foi en la nature humaine, ils me confortent dans l’idée qu’il n’y a pas de fatalité, que l’on peut sortir de sa condition, de ses tourments en gardant espoir.

Par vos mots vous m’avez reboosté, vous m’avez redonné vie et envie.

Je dois cesser de m’excuser de vivre.

Je dois accepter que l’erreur est humaine et que les miennes ne sont pas pires, qu’elles ne vont pas m’anéantir, qu’elles font parties de mes imperfections et qu’être imparfaite, c’est libérateur.

Grâce à vos mots, je commence aussi à percevoir des changements dans ma façon de concevoir les choses, je me dis qu’il me fallait surtout apprendre à être indulgente envers moi et à regarder les événements sous un tout nouvel angle.

Oui, et si, au lieu de subir les réflexions de ceux qui veulent me garder à ma place de petite dernière, j’entendais un discours tout autre. Lorsqu’ils lâchent que je ne change pas et que je ne changerais jamais, si au lieu d’en souffrir, j’entendais leurs propres peurs ? N’expriment-ils pas leur peur de me voir évoluer alors qu’eux ne bougent pas ? N’expriment-ils pas leur peur que je les dépasse sans un regard en arrière ? N’expriment-ils pas leur peur d’être abandonnés ?

D’imaginer que ce qu’ils disent n’est finalement pas pour me maintenir au bout de leur laisse mais pour les maintenir, eux, au premier plan, change ma façon d’appréhender les choses.

Tout à coup, ça devient intéressant.

Tout à coup, il m’est possible de poser un regard sur eux plein d’amour et de regret pour ce qu’ils ont peur, eux-mêmes d’accomplir.

Et là, ma vie change, je ne suis plus celle qui prend la place qui ne lui était pas attribuée à la naissance mais celle qui montre la voie, qui chemine pour son bien-être.

Je n’écrase personne, je ne m’impose pas de force, je fais juste mon petit bonhomme de chemin.

Et sinon, oui, peut-être aussi m’éloigner, au moins durant ma guérison, de certaines personnes toxiques. Pour quelles cessent de me faire souffrir.

Je prends conscience que l’important aujourd’hui, c’est moi, mes enfants, mes amies, mon entourage proche et aimant. J’ai envie de les choyer sans m’oublier.

Alors un grand merci pour tout ce que vous m’avez apporté cette semaine car grâce à vous, j’ai vu quelque chose en moi, une petite étincelle qui brille dans ma nuit et m’ouvre à des possibilités dont je ne soupçonnais pas l’existence.

Vous m’avez réveillé de ma (tor)peur et par vos mots, vous m’avez fait battre le cœur.

 

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« Bis ».

Publié le par teparlerdemavie

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Hier après-midi, avec mon fils de 14 ans, nous sommes allés voir « Bis », le dernier film de Dominique Farrugia. Nous avons voulu passé une après-midi sympa et détendue avant son départ lundi pour une semaine à Berlin (voyage scolaire) et notre choix s’est donc porté sur ce film (quoi de mieux qu’une bonne comédie pour passer un bon moment).

Alors, autant vous dire, je suis très bon public, je ris facilement et j’ai la chance d’avoir un fils qui me ressemble en tout point de ce côté-là. Nous pouvons donc être ceux dans la salle qui éclatent de rire (parfois les seuls) et cette facilité à se tordre pour un oui ou un non est une bénédiction par les temps qui courent.

Mais hier, nous n’étions pas les seuls à nous marrer ouvertement dans la salle. Non, il y a eu de très nombreux éclats de rire, plus ou moins bruyants et ça m’a fait chaud au cœur de (pour une fois) ne pas être la seule avec mon humour à deux balles.

Je ne raconterai pas l’histoire, tout le monde en a entendu (plus que) parlé mais l’idée est excellente et de revivre mon adolescence (j’avais 16 ans en 1986) m’a renvoyé un coup de vieux à mes belles années avec un plaisir incroyable.

Et c’était drôle et tellement ringard à la fois !!! Jubilatoire.

Pour mon fils (qui a beaucoup rit), 1986, ça représentait quelque chose entre la période paléolithique et le moyen-âge et il s’est gentiment moqué (en ricanant) de tous ces objets (souvenez-vous du walkman et du minitel) et des vêtements trop… swaggy (le pantalon moutarde ! Comment ai-je pu oublier un truc pareil !)

Oui, ce film était vraiment drôle et nous avons passé un excellent moment. J’ai lu beaucoup de critiques très négatives (je n’ai pas compris ceux qui parlaient d’un « ch’ti » revisité et raté, je ne vois pas bien le rapport entre les 2 à part Kad Merad), lynchant carrément les 2 acteurs. Pour ma part, je les ai trouvé excellents dans leur ringardise et le reste m’importe peu.

Alors, si vous n’avez pas d’aprioris négatifs sur les comédies françaises ou sur Franck Dubosc et Kad Merad (beaucoup de critiques les concernent), si vous avez le rire facile (ou pas), si vous avez envie de passer un bon moment (que vous ayez connu ou non les années 80), allez-y sans hésiter, vous passerez un excellent moment et franchement, qu’est-ce que ça fait du bien de rire (à en avoir mal aux abdos).

Bonne journée à tous !

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De la difficulté de changer.

Publié le par teparlerdemavie

De la difficulté de changer.

En me racontant, tout au long de cette semaine, j’ai pris conscience de ma difficulté à changer, à faire bouger mes lignes, à dépasser les étiquettes qu’on m’a collés sur le front dès ma naissance et qui ne m’ont plus quittés tout au long de ma vie, jusqu’à ce que je comprenne la nécessité absolue de passer au-dessus de ces freins, de grandir, d’avancer la tête haute (et non basse comme si je m’excusais d’exister) et d’y croire.

De croire en moi et non d’attendre des autres qu’ils me guident vers ce qui est le bien ou le mal. De croire en la justesse de mes propos, de mes convictions et mes sentiments, en cessant de me dédire lorsque ceux dont je me sens si dépendante m’accusent de mentir, d’être fausse, de porter un masque souriant pour cacher ma vraie personnalité.

J’ai un sens aigu de l’injustice et je sais qu’elle vient du nombre incalculable de fois où, dans ma famille, on a remis ma parole en doute alors que je parlais avec une franchise absolue. C’est troublant d’être perçue comme une personne différente de celle que l’on est vraiment, c’est limite schizophrénique car tu en viens à douter de toi et ne plus savoir qui tu es vraiment.

Suis-je la menteuse compulsive qui joue un rôle tout au long de ses journées pour paraître autre ? Ou suis-je celle que je pense être tout au fond de moi avec une fragilité et une sincérité qui doivent être bien effrayantes pour qu’on ait envie de les détruire ?

Chaque jour j’apprends de moi. C’est comme une naissance. Je me regarde en face et pour la première fois, je ne rougis pas de qui je suis. Non, au contraire, je souris tant le bonheur est écrasant de m’apercevoir que je suis loin de la mégère que ma mère avait vu dès ma naissance.

C’est libérateur, vivifiant et j'ai juste envie de crier sur tous les toits à quel point je suis une bonne personne et comme j'ai envie de faire le bonheur autour de moi. Ce besoin d’aimer, de donner, de pardonner est tellement criant, comment n’ont-ils pas pu le voir ? Pourquoi n’ont-ils pas profité de tout ce que j’avais à leur offrir ? Pourquoi ont-ils préféré me juger, me cloîtrer dans la case « rejet » en refusant catégoriquement de m’en libérer au lieu d’accueillir et de profiter de tout ce dont j’étais capable de leur apporter.

C’est fou, j’étais une bonne élève et ils ne s’en sont jamais enorgueillis, j’étais droite dans mes postures, obéissante et ils n’ont fait que me briser, ils ont détourné les yeux de moi et ont refusé de me voir telle que j’étais. Quel gâchis ! Ils sont passés à côté de moi et m’ont laissé m’étioler dans un coin.

Je dois m’accorder le droit de vivre libre, m’autoriser à changer sans penser que par cet acte je renie mes parents. Je suis si souvent comme une petite fille qui se sent un devoir envers eux. Dans ces instants-là, l’adulte que je suis ne fait pas le poids face à ce monstre gigantesque qui est l’allégeance familial. Et ce, même si jusqu’à récemment, je n’ai fait qu’en souffrir. Il y a une puissance derrière ce sentiment qui me perturbe encore aujourd’hui. Qu’ont donc bien pu faire mes parents pour m’asservir à ce point ?

Pourquoi nos parents ont-ils une telle emprise sur nous ? Est-ce parce qu’on leur doit la vie ?

Aujourd'hui, j’apprends à décoller cette étiquette et ça n’est pas une partie de plaisir. Pour parvenir à renier les paroles de mes parents, celles qui étaient prononcées sous le coup de la rancœur et non de l’amour, je dois d’abord les entendre et accepter leur existence. C’est un premier pas nécessaire. Et ça fait mal… mais pas autant que je le croyais. Je remplis mon réservoir d’empathie pour comprendre sans jugement ce qui les a poussés à agir ainsi. Tout n’est pas compréhensible mais j’entrevois les raisons de tels actes et j’en perçois surtout la souffrance. L’immense souffrance. Lorsque le mot est lâché, toute mon amertume s’effondre. Elle ne pèse plus sur mon corps et mon cœur, elle gît sans vie, à mes pieds et perd tout à coup son pouvoir de faire mal. Je ne ressens alors qu’un bon gros point chaud au milieu du cœur, un bon gros point chaud qui le fait battre, me redonne vie.

Changer demande des efforts et beaucoup de patience mais après tout, j'ai tout mon temps. J'ai le reste de ma vie pour apprendre à me connaître et prendre du plaisir à être moi-même. Le plus dur est derrière moi, me reste le meilleur à connaître.

Je dois laisser partir mes vieux démons, ouvrir leur cage et les regarder s'envoler, partir au loin et quitter ma vie.

 

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Rester une enfant.

Publié le par teparlerdemavie

Rester une enfant.

Je crois que le pire pour moi, ce qui m’atteint le plus, qui me blesse de façon irrationnelle et perdure dans le temps, c’est de ne pas voir mes efforts récompensés. Encore aujourd’hui, malgré mon âge, lorsque je fais des efforts, j’espère en obtenir une récompense, une reconnaissance et c’est là que le bât blesse car je ne devrais pas penser comme cela. Là, c’est évident que c’est l’enfant en moi qui attend, espère encore et toujours un regard, un mot d’encouragement, des félicitations de ses parents.

J’ai du mal à me faire à l’idée que je suis une adulte indépendante, autonome depuis plus de 25 ans, j’ai gardé en moi les blessures de l’enfance qui n’ont jamais cicatrisées. Elles sont toujours à vif pour bien des choses et elles me poursuivent encore aujourd’hui, à 44 ans.

J’en perçois le côté pathétique et surtout le blocage que cette situation induit car si je ne dépasse pas cela, je ne grandirai jamais, je resterai éternellement la petite fille en manque d’amour qui attend trop des autres et ne sait pas s’offrir, elle-même, ce qui est bon pour elle. Mais c’est tellement difficile de s’en défaire. Même si je ne comprends pas pourquoi je m’accroche ainsi.

Toujours est-il que j’en suis là, à regarder mes efforts fondre comme neige au soleil parce que je me sens aspirée par mon passé, par tous ceux qui ne veulent pas me voir changer (l’univers déteste le vide, c’est bien connu et s’il y a une place vide, elle doit être comblée et je sens les regards sur moi qui disent que je n’ai pas le droit de libérer cette place pour laisser un espace vide). Mais ce regard est-il vraiment extérieur ou n’est-il pas plutôt intérieur ? Ne suis-je pas celle qui me juge le plus durement ?

Et si, finalement, ce que je prends pour des désapprobations extérieures, n’étaient autres que des peurs intérieures qui me sommeraient de ne pas faire vague pour ne pas réveiller le courroux de ceux qui m’entourent?

Et si, mes croyances, je les entretenais moi-même pour demeurer dans le rang pour m’offrir un moment de répit car l’inconnu fait peur et ce qui est connu, même douloureux, rassure?

Je me pose vraiment la question aujourd’hui : « ne suis-je pas celle qui bloque ma progression ? » Peut-être au final, le monde extérieur est un prétexte pour ne pas regarder la vérité en face : changer est effrayant. J’aime celle que je deviens jour après jour mais il est bien plus difficile de faire preuve d’empathie que d’être considérée comme la méchante de qui on ne peut rien attendre. Ça fait mal mais c’est tellement plus facile à vivre dans le sens où si l’on n’attend rien de toi, tu ne décevras jamais l’autre.

Rester une enfant, c'est s'accorder le droit à l'erreur, c'est demander de l'attention, c'est avoir besoin de l'autre, c'est lever son regard vers l'adulte et le voir comme un géant aux pouvoirs démesurés, c'est ressentir de la sécurité à ses côtés, c'est croire en lui, mais c'est surtout dépendre de lui.

Être une adulte, c'est aller dans la direction de notre choix, c'est être responsable de sa vie et de son bien-être, c'est être celle qui décide, qui donne, qui offre, c'est baisser les yeux vers ses enfants, les aimer de façon inconditionnelle et les protéger, c'est ne dépendre de personne, avoir une morale irréprochable, montrer la voie. Être une adulte, c'est avoir le choix d'être heureux ou non.

Être une adulte, ça n'est pas simple tous les jours et parfois ça fait peur. Mais il est aussi possible de s'autoriser d'avoir peur et de rechercher le réconfort auprès de ceux qui ont des bras forts et chaleureux et ne nous déçoivent jamais. 

Car je ne dois jamais oublier cela : être adulte, ça n'est pas être seule, abandonnée dans la jungle urbaine et humaine. C'est avant tout avoir conscience de l'humanité et faire le choix de ce qui nous convient, embellit notre vie, l'éveille, la motive, arrondit la dureté de ses angles. Être adulte, c'est accepter d'être imparfait. Sans en souffrir.

Être adulte, c'est oser faire un pas dans cette grande inconnue qui est la vie, sans craindre de tomber.

 

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Peut-on réellement s'affranchir de son passé?

Publié le par teparlerdemavie

Peut-on réellement s'affranchir de son passé?

J’ai remarqué qu’à chaque fois que j’avançais en parvenant à mettre mon passé derrière moi, il y avait toujours quelque chose ou quelqu'un pour me ramener en arrière. Un peu comme si je n’avais pas le droit de sortir du rang qui m'était attribué à ma naissance, comme une sorte de destin implacable auquel je ne peux pas me soustraire quelque soit ma volonté.

C'est comme une prison dans laquelle je suis enfermée et dont je ne parviens pas à trouver la clé. Une vraie forteresse avec des barreaux suffisamment solides pour me garder en détention quels que soient mes efforts pour m'en sortir.

Et cette prison virtuelle, elle me revient en pleine figure comme un boomerang dès que je fais un pas hors de la limite autorisée. Une forme de soumission qui me maintient dans une état de dépendance aux autres. Je dépends de leurs attitudes, de leurs sentiments, de leurs mots et je ne parviens pas à m'en libérer, ils me collent à la peau et m'engluent dans le passé. C'est si dur de m'en défaire, ça me demande un courage que je n'ai peut-être pas encore trouvé mais je cherche. Oh oui, je cherche car je veux m'en sortir. Je veux, un jour, pouvoir crier que c'est possible, qu'il ne faut jamais baisser les bras.

J'ai cette profonde certitude qui me maintient à flot quelles que soient les tempêtes que je traverse.

Je travaille sur moi depuis quelques mois et je commence à vivre un sacré chamboulement. Je sens que je me détache peu à peu de mon ancien moi, je sens que je commence à toucher du doigt celle que je suis vraiment et cette personne me plaît.

J’apprends chaque jour à agir comme je l’ai toujours souhaité, dans la compassion, la patience et l’amour… et cela me comble à un point que je n’aurais imaginé.

Et lorsque j’agis avec mes convictions profondes, je me sens bien, je me sens vivante, à ma juste place et je suis enfin fière de moi et de ce que j’accomplis. Et cela réveille en moi une belle énergie qui ne plaît pas forcément à tout le monde.

C’est fou comme le monde est rempli de gens qui ne veulent pas te voir changer et qui veulent, au contraire, te voir souffrir comme eux et refusent que tu t’affranchisses de ces douleurs.

Et à chaque fois que je me sens enfin libérée de toutes ces souffrances, tout ce poids que j’avais sur mes épaules et que je me sens enfin heureuse et épanouie, il y a toujours une personne pour me ramener en arrière, à mon ancienne existence. Et je le ressens avec une violence indescriptible. A croire que je ne pourrais jamais en sortir à moins de couper définitivement les ponts avec mon passé.

Dois-je en passer par là ? Puis-je réellement m'affranchir de mon passé ou finira-t-il toujours par me revenir en pleine tête quoi que je fasse pour changer?

Dois-je m’éloigner de ceux qui m’ont connus dans le passé et ne veulent pas me voir évoluer ? 

Je me pose réellement la question.

Il est grand temps que je m'autorise à vivre comme je l'entends. Que Je M'Autorise à être heureuse.

Que Je M'AUTORISE. 

 

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