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82 articles avec de a(pfeldorfer) a z(ermati)

Quand je traite mon corps comme une poubelle.

Publié le par teparlerdemavie

Quand je traite mon corps comme une poubelle.

Je suis pleine de contradictions, je le savais déjà mais je viens d’en découvrir une autre qui confirme ce ressenti.

Depuis quelques mois, je me tourne de plus en plus vers les produits naturels. J’aime bien faire ma petite tambouille et me préparer des masques, des crèmes et des shampoings avec tout ce qu’il y a de meilleur pour ma peau et mes cheveux.

Et alors que je me félicitais pour la prise de conscience de l’importance d’épargner à ma peau et à l’environnement tous ces produits industriels, j’ai constaté avec effroi que ce que je lui refusais, à ma peau, je l’ingérais allègrement sans aucune retenue.

Voilà des mois que je recherche ce qu’il y a de plus sain pour mon épiderme sans voir, un seul instant, que je continue inlassablement à fournir à mon organisme tout ce qui m’horrifierait si je devais me l’appliquer sur la peau.

Cette effroyable constatation me laisse perplexe.

Comment, à aucun moment n’ai-je eu cette prise de conscience de faire à mon corps ce que je souhaite faire à ma peau ?

Et surtout pourquoi n’en ai-je pas le désir ? Pourquoi alors que je suis choquée par cette contradiction flagrante n’ai-je pas l’envie viscérale de changer mon alimentation du tout au tout comme je l’ai fait avec mes crèmes et mes shampoings ?

Qu’est-ce qui débloque chez moi ?

Peut-être ai-je tout simplement besoin de temps. Après tout, j’ai adoré, vénéré, mes marques de produits de beauté durant des années avant de pouvoir m’en défaire, alors peut-être ai-je aussi besoin de ce temps en ce qui concerne l’alimentation ?

Et si je regarde mon alimentation froidement, sans y mettre de l’affect, je réalise que ce qui passe la barrière de ma bouche est avant tout un moyen de combler un manque, de me réconforter et non pas une façon de prolonger la vie de mon organisme, de lui donner uniquement ce dont il a besoin, à savoir des produits sains et variés. Le mot « sain » a une connotation « régime » imprimé dans ma tête et j’ai beaucoup de mal à ne pas céder à la tentation de partir en courant. Je crois que je suis complètement bousillée d'avoir fait tous ces régimes.

Considérer son corps comme une poubelle sans parvenir à réagir a une signification profonde pour moi. Je me sens détraquée, comme si j’avais un défaut de fabrication. Quelque chose est cassé, je dois découvrir d’où je suis défectueuse et réparer tout ça.

Cette triste constatation met en lumière un aspect de mon alimentation que je n’avais jamais pointé du doigt, et qui, je l’espère, peut changer beaucoup de choses dans ma vie. Car si je ne m’aime pas suffisamment pour me nourrir du meilleur, je vivrai inlassablement dans cette solitude du rejet de soi, de moi.

Je dois apprendre à m’aimer et à chérir mon corps, il le mérite bien.

Je le mérite bien.

 

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Souffrir de son poids.

Publié le par teparlerdemavie

Souffrir de son poids.

Je lis ou entends souvent des commentaires de personnes s’exclamant « han mais tu n’as que 3-5 ou 10 kilos à perdre, c’est rien, moi j’en ai 8-12 ou 20 ! » comme si elles étaient plus légitimes dans leur souffrance parce qu’elles avaient plus de kilos en trop.

Personnellement, ça me fait doucement rire (parfois jaune) lorsqu'on me dit que je dois me taire ou faire profil bas parce que je suis moins grosse qu'une autre et que ma souffrance est donc forcément moindre.

Mais la souffrance n'a rien à voir avec le poids, on peut n'avoir que 3 kilos à perdre et en souffrir terriblement ou en avoir 30 en trop et vivre en harmonie avec son corps.

Alors cessons de nous juger sur le nombre de kilos à perdre et respectons le poids de la douleur de ces kilos.

Chaque histoire est unique, chaque ressenti différent et chaque souffrance difficile. Se battre pour légitimer ses propres douleurs est un fossé que l’on creuse entre soi et les autres car chaque souffrance est unique et chaque souffrance est à prendre en considération, aussi minime soit-elle. Car une petite souffrance aujourd’hui, peut devenir un trou béant demain si personne ne l’écoute, à commencer par soi.

Il n’y a pas d’échelle de douleur face à son poids, l’important est de la comprendre et d’apprendre à s’aimer, soi… en toute légèreté d’esprit.

 

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Manger avec l'insouciance de l'enfance.

Publié le par teparlerdemavie

Manger avec l'insouciance de l'enfance.

Il y a peu, je lisais le message d’une amie qui expliquait se perdre dans la méthode zermati. Elle racontait comment chaque semaine, chaque lundi, plus précisément, elle reprenait la méthode du début, en espérant, à chaque fois, que ce soit la bonne.

Je me suis revue, moi aussi, à mes débuts, cherchant le meilleur angle d’attaque pour bien appréhender la méthode et j’ai compris ce qui bloquait, ce qui l’empêchait de vivre son zermatage avec aisance : elle appliquait la méthode à la lettre, comme elle l’aurait fait pour un régime et au premier échec, pensait qu’il lui fallait tout reprendre à zéro.

En me baladant sur les sites et blogs consacrés à la méthode zermati, j’ai constaté que certaines (de plus en plus nombreuses) s’essoufflaient sur la durée, épuisées d’être constamment à l’écoute de leurs sensations, d’être obnubilées par leur faim et leur satiété qui en devenaient des obsessions aussi condamnables que n’importe quelle obligation de régimes.

Et ces femmes, qui avaient lutté durant des années pour maigrir, qui pensaient s’être enfin libérées des contraintes éreintantes, se voyaient de nouveau en proie à la frustration, au contrôle et à la volonté.

Je comprends tellement ces sentiments pour les avoir vécu et les vivre encore parfois mais j’ai compris une chose qui m’a peu à peu libérée : retrouver ma régulation n’est pas un précepte composé de règles rigides à suivre avec des « il faut » ou des « je dois » mais plutôt me replonger dans ma plus tendre enfance, à l’époque où je mangeais sans me poser de questions, revivre au mieux ces moment-là où la nourriture n’était pas une source d’anxiété ni une obsession quotidienne.

Au début, certes, ça sonne comme un rêve inaccessible, tu te souviens de tes jeunes années avec nostalgie en songeant à quel point cette liberté était précieuse et comme tu as pu la gâcher le jour où tu t’es réveillée et que tes quelques kilos en trop de l’époque t’ont paru insupportables. Et puis, ces quelques kilos, les régimes les ont faits fructifiés avec une efficacité redoutable et 15 ans plus tard, ça n’est plus 3 kg qui te gâchent la vie mais 20 voire plus.

Et peu à peu, ces souvenirs d’enfance que tu croyais perdus à jamais redeviennent réalité car tu cesses, jour après jour de te prendre la tête avec ton alimentation et tu retrouves peu à peu l’instinct de ta jeunesse.

L’instinct, c’est ça qui importe. Chercher à s’alimenter de façon instinctive sans se préoccuper du fond ou de la forme (de l’heure et de l’aliment ni même des quantités), se vider la tête, ne plus chercher à savoir « est-ce que j’ai faim ? », « est-ce que j’ai assez mangé ? » parce que je ne sais pas pour vous mais personnellement, il suffit que je me branche à ma caboche pour qu’il ne se passe plus rien dans mon corps qui se met en mode « euh… ??? » et je me retrouve incapable de savoir ce dont il a besoin.

Alors, suite à ce constat, je me suis reconnectée à mon alimentation d’antan, lorsque je me régulais sans soucis, lorsque ma vie ne tournait pas autour de la nourriture, que je n’étouffais pas mes émotions en mangeant, que m’alimenter était naturel, instinctif et une source simple de plaisir avec cette sensation délicieuse de satiété.

Lorsque je replonge dans cette période, je sens le calme en moi revenir, je me sens en paix avec mon alimentation et je reprends confiance en mon corps car je sais qu’il a connu la régulation, qu’il s’en souvient alors je le laisse me guider en toute confiance, je ferme les yeux, j’oublie tous les préceptes appris dont ma tête est saturée et je laisse mon corps faire. Et plus je suis connectée à cet instinct que je croyais perdu à jamais, enfoui sous les décombres de mes régimes incessants, moins j’ai besoin de réfléchir à mes sensations. Pour moi, la clé est vraiment là, se débarrasser de toutes ces obsessions, toutes ces questions qui enflamment l’esprit, le fait tourner à plein régime et nous coupent de notre corps parce que je ne sais pas pour vous mais pour ma part, si ça commence à trop réfléchir là-haut, mon corps se coupe de tout, il devient insensible, impersonnel, il ne m’appartient plus et je ne ressens plus aucun signal. Et seules mes pensées parasites restent vives et je sais que manger dans ces conditions n’a jamais été une grande réussite car elles ont toujours les bons arguments pour me pousser à manger plus ou au contraire à me mettre en restriction. « C’est trop gras ! T’as plus faim ! Tu as mangé il y a une heure, tu ne peux pas avoir déjà faim ! Attends encore une heure ! Tu as suffisamment mangé ! Pas de sucre ! Ou dans les périodes délicates : « Mange, qu’est-ce que ça peut bien faire que tu aies du poids en trop ! Tu n’es pas si grosse que ça ! Ça n’est pas un gâteau de plus qui fera la différence ! Ignore ton estomac qui tiraille ! Si, tu as encore faim ! Tu ne vas pas laisser cette bouchée dans ton assiette ! Pense à ceux qui n’ont pas à manger ! Mange maintenant parce que tu ne sais pas si tu pourras manger plus tard ! … etc…, etc…, etc… l’enfer sur terre ! (oui, ça tourne vite au cauchemar si tu laisses tes pensées critiques prendre le dessus). Et quel épuisement !

Alors certes, ça m’a demandé un peu de temps pour manger naturellement mais me reconnecter à mon instinct, chercher à renouer avec mes prises alimentaires (sans questionnements) de mon enfance, laisser mon corps me guider, reprendre confiance en lui, la lui accorder les yeux fermés m’ont beaucoup aidé à avancer.

 

PS : je ne parle pas de se déconnecter des signaux de faim et satiété qu’envoie le cerveau (je précise pour être bien claire) mais seulement de toutes les pensées parasites qui se bousculent dans notre tête avant, au moment et après le repas. Ce sont elles qui nous coupent de nos sensations et se sont elles qu’il est important de faire taire pour laisser le corps s’exprimer et nous dire ce dont il a besoin.

 

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Rage.

Publié le par teparlerdemavie

Rage.

Lors d’une séance avec mon diet, alors nous approchions de la fin, je lui parle de ma « rage » de dent qui ne me quitte pas depuis quelques jours. Rage que mon dentiste ne comprend pas puisque selon lui, je n’ai aucune raison d’avoir mal.

Il me demande alors de prendre mon carnet de notes et d’écrire « Rage de dent ».

Je m’exécute et note « rage de dent » sans bien comprendre où il veut en venir. Je lève mon regard vers lui dans l’attente de la suite et il me dit : « Continuez à écrire ».

Et me voilà à noter de nouveau « rage » avant que ma main ne se fige et je comprends soudain.

Rage de dent

Rage dedans.

Il me regarde et me dit de lui parler de ma rage, bien plus forte qu’une colère qui gronde en moi.

Cette rage, c’est une tempête qui déferle en moi et emporte tout sur son passage.

C’est mon impuissance à pouvoir exprimer ce que je ressens, à me faire respecter et entendre dans mes besoins.

Ma frustration de ne pas savoir communiquer ce que je veux.

Cette rage, c’est hurler que j’existe même si je ne m’en donne pas le droit parce que ce droit m’a été retiré dès le départ.

Et il m’explique. Ces émotions dont j’ai si peur qu’elles me submergent, celles que je tente d’étouffer en compulsant, celles qui se bloquent en moi parce que je m’interdits de les exprimer, de les extérioriser (expulser hors de moi) par peur qu’elles débordent et m’emportent, gonflent peu à peu en une rage que je dois apaiser.

Ne plus avoir peur de dire, de ressentir, d’exprimer.

S’autoriser.

Je m’autorise et accepte toutes ces émotions qui m’effraient. Elles font parties de moi, parlent de mon histoire. Je ne dois pas avoir peur de les exprimer et de m’en séparer.

Car la séparation m’amènera à l’autonomie et non à l’abandon. Et c’est cette peur de l’abandon qui me pousse à tout enfermer en moi et cadenasser chaque ouverture, piégeant mes souvenirs, mes besoins, mes attentes et mes émotions.

M’ouvrir, c’est libérer ce maelström indompté et m’alléger de toute cette rage qui n’aura plus lieu d’être.

 

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Perdre du poids.

Publié le par teparlerdemavie

Perdre du poids.

Les mots qui sortent de notre bouche ont parfois une incidence dont on n’a pas forcément conscience. C’est comme ça que je me suis retrouvée un jour à utiliser le verbe « perdre » en parlant de mon ventre (mon poids, du point de vue général n’a plus d’importance à mes yeux, seul mon ventre bien trop arrondi à mon goût, me pose problème).

Je disais donc à mon thérapeute (un spécialiste du ventre, ça tombe bien, c’est ce qui a tendance à m’obséder) que j’avais ce désir, plus ou moins tenace selon les jours, de perdre ne serait-ce que quelques centimètres de tour de ventre.

Et là, son sourire m’a fait comprendre que j’avais lâché une bourde sans bien savoir laquelle. Me vient alors le besoin de me justifier « ce ventre, j’ai bien le droit de le vouloir un tantinet plus plat, non ? En quoi ma requête est-elle exagérée ? » Et j’ajoute à ma précédente revendication, à savoir « perdre du ventre », qu’avec tout le travail que j’ai entrepris sur moi ces dernières années, je suis, tout de même en droit de formuler un désir aussi légitime.

Non ?

Et là, il m'explique : si vous pensez "perdre du ventre", peut-être en perdrez-vous un peu (ou beaucoup) à un moment donné mais vous finirez toujours par le reprendre.

Il y a franchement des moments où le discours de vérité des thérapeutes est un brin pénible et démoralisant.

Mais, il poursuit (en ignorant mes épaules lâcher brutalement sous le coup de la déception) : le cerveau humain ne peut pas accepter de "perdre" quelque chose, que ce soit du ventre, du poids, de l'argent ou n'importe quel objet, et il fera tout pour regagner ce qu'il a perdu. Pensez aux joueurs de casino qui perdent et se mettent à jouer de façon compulsive pour pouvoir regagner ce qu'ils ont perdu. La perte crée la panique et le besoin de regagner ce que l'on a perdu.

Là, j’avoue avoir tendu une oreille intéressée, mes épaules, soudain au garde à vous.

Le cerveau n'entend pas "gras" quand on parle de perdre du poids mais seulement "perdre". Alors tant qu'on reste figée dans l'idée qu'il nous "faut perdre du poids", ça peut fonctionner sur le coup mais on finit toujours par tout reprendre. On cherche instinctivement, de façon totalement inconsciente à regagner ce que l’on a perdu.

Il m'explique : « changez votre vision des choses, votre vocabulaire, vos pensées... et dites : je veux gagner en sérénité. Ça peut être aussi, je veux gagner en harmonie physique, en plénitude... n'importe quelle phrase qui est positive et qui plaît au cerveau qui y voit un challenge excitant ».

Il ne prend plus peur car c'est la peur qui nous fait reprendre le poids que l'on "perd" à chaque fois.

Et tous les discours dont on nous matraque à longueur de temps sur le poids engendrent une peur (qui peut virer à la grosse panique) dans notre cerveau archaïque qui va tout mettre en œuvre pour calmer ces peurs en cherchant à gagner et non à perdre.

Et c’est comme ça qu’on se retrouve la tête enfouie dans le placard à chercher comment regagner ce que l’on avait durement perdu car hors de question de fêter une défaite aussi jouissive soit-elle, non la gagne est tout ce qui nous intéresse.

Alors cessons de vouloir perdre une partie de nous et cherchons, au contraire à gagner la confiance de notre corps pour en faire le meilleur des alliés au lieu de notre pire ennemi.

La victoire quoi qu’il arrive !!

 

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