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82 articles avec de a(pfeldorfer) a z(ermati)

Ce que Zermati a changé dans ma vie.

Publié le par teparlerdemavie

Ce que Zermati a changé dans ma vie.

S’il y a bien une chose qui a changé dans ma vie depuis mon télescopage providentiel avec la méthode zermati, c’est ma façon d’appréhender les repas de fêtes.

Avant, je faisais de cette période de fin d’année, une « pause régime » et en profitait pour me gaver jusqu’à la glotte de tout ce qui m’était interdit le reste de l’année. Non, correction faite, de tout ce que JE m’interdisais le reste de l’année.

L’image, déjà bien écornée, que j’avais de moi, s’en trouvait plus abîmée encore.

Mon rapport à la nourriture était devenu si problématique que j’en étais arrivée à appréhender cette période au point d’en espérer très vite la fin (histoire de passer à autre chose et de reprendre le contrôle de mon alimentation). Et ces quelques jours, d’ordinaire synonyme de bonheur et de joie sonnaient en moi comme un enfer dont je devais survivre en limitant les dégâts.

Je ne pensais pas pouvoir un jour sortir de table repue sans être lourde et nauséeuse ou sans m’être frustrée comme une folle jusqu’à craquer et m’empiffrer à m’en rendre malade.

Et maintenant, je peux dire que j’y suis. Les fêtes ne sont plus pour moi synonymes de gavage, de frustration, de diète post-gavage et j’en passe. Elles sont juste le plaisir d’un repas partagé, quelques bouchées par-ci, par-là pour profiter pleinement de tous les mets. 

Et ça me paraît fou de n’avoir pas réalisé plus tôt que l’important, c’est le plaisir que je prends à manger, à partager, à goûter, tous les sens en éveil et non ce que je craignais : le manque, ce besoin de me remplir en excès pour compenser toutes ces soirées de ventre vide, creusé par la faim.

Aujourd’hui, tout cela est fini.

Aujourd’hui, je me sens libérée. Je revis !

Je sais enfin me faire plaisir sans me remplir, sans prendre un gramme (en en perdant même un peu, le truc qui m'aurait paru complètement insensé il y a encore un an ou deux), sans pleurer sur les lendemains moins enchanteurs où je devrai à nouveau reprendre ma diète et mes frustrations.

Cette époque est enfin révolue et je reprends mon petit bout de chemin de la régulation, légère et sereine.

Alors, merci Mr Zermati, vous m’avez sauvé mes fêtes.

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Manger pour combler un vide.

Publié le par teparlerdemavie

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Je dis souvent à mon diététicien que je mange pour combler un vide. Bien évidemment lui me répond : Quel vide ? Comment est-il ? A quoi ressemble-t-il ?...

Et je dois donc décrire ce vide.

Mais va décrire quelque chose dont la seule image qui te vient est un trou béant !!! (Il est toujours très intéressé par mes images mentales et me répond toujours un truc comme : donc, ce n’est pas un « vide », c’est un « trou béant ». Ce qui n’est évidemment pas la même chose… pour lui).

Son idée est que chaque mot que l’on emploie, chaque image mentale que l’on exprime ont une signification : ils veulent dire quelque chose, ce sont des petits cailloux que nous semons et qui nous guident tout droit vers la solution. La bonne, celle qui est appropriée, qui répond à notre véritable problématique et non pas celle, comme la nourriture, qui agit comme un couvercle hermétique qui va étouffer cette émotion. 

Donc, selon lui, j’opte pour une solution pratique et simple (la nourriture) pour combler un sentiment, une émotion... Ce qui aura autant d’efficacité que de mettre un pansement sur une plaie béante.

Lorsqu’on mange sans faim parce qu’on ressent le besoin de se remplir (donc de combler quelque chose), il est essentiel de comprendre de quoi il s’agit.

Et ce « vide » peut être très divers. Ce peut être de la peur, de l’insatisfaction, de l’ennui, une perte d’identité (suite à une relation affective nocive où l’on aura perdu ses repères), un manque d’amour…

Prenons l’exemple de la peur : Imaginons une situation : je suis en pleine période d’examen et j’ai peur de le rater alors je mange compulsivement pour étouffer cette peur. Manger est-elle la solution ? A-t-elle la moindre efficacité ? Quelle serait la solution idéale : la solution logique serait de mettre en évidence mes moyens d’action pour réussir cet examen : se préparer des fiches de révision, se faire un planning de révision, s’organiser différemment… les solutions sont multiples et bien plus efficaces que de se remplir le ventre de chocolat (qui au final n’aura fait que renforcer l’image déplorable que nous avons de nous, à savoir : je suis nulle, je ne vaux rien, je ne réussirai jamais cet examen.)

Après la réflexion peut aller encore plus loin : si, réviser est au-dessus de nos forces, si on fait un vrai blocage et que seule la nourriture nous semble le moyen d’étouffer nos émotions.

Il peut alors s’agir d’un problème remontant encore plus loin comme l’image que nos parents ont de nous, par exemple : s’ils vous ont toujours considéré comme une personne incapable, fainéante… il y a de grandes chances pour que vous les ayez crus et que vous soyez convaincu, vous aussi, que vous n’êtes qu’un incapable… Ce qui est bien évidemment faux mais une étiquette qu’on nous colle dans le dos est souvent difficile à décoller.

Les exemples sont vastes mais dans chaque cas, il y a une solution et une réponse appropriée à votre comportement (autre que la nourriture car inadaptée).

Et lorsque l’on met les mots sur nos maux, il n’y a plus besoin de faire d’efforts pour stopper nos compulsions, elles cessent d’elles-mêmes puisque nous avons mis en place la bonne solution au problème.

Et lorsque les compulsions ne cessent pas, demandez-vous si vous avez effectivement apporté la bonne solution, si vous ne vous êtes pas trompés de problèmes et cherché de mauvaises réponses.

Stopper les compulsions, les prises alimentaires excessives ne doit pas se faire dans la douleur, ni avec cette croyance que la volonté suffit car sur le long terme, ça ne fonctionne jamais. Seules les vraies solutions apportent de vraies réponses et à ce moment-là, vous verrez que vous n’aurez plus besoin de nourriture car le vide sera rempli de la bonne manière, avec la bonne réponse. 

 Photo Deviantart : Baby fill me up by Priince

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La balance, notre ennemie.

Publié le par teparlerdemavie

 

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Lors de ma première consultation avec mon diet, nous avons bien évidemment parlé de… je vous le donne en mille : la balance !

 

J’étais dans une période où je ne me pesais plus, il m’a donc été facile de me vanter de ne plus me peser… seulement, ça n’était pas si simple que ça…

 

J’ai réalisé que j’avais trop souvent tendance à ne plus me peser quand je sentais que je ne maîtrisais plus rien, une façon de me voiler la face, de fermer les yeux sur mes excès, comme si le fait de ne pas voir mon poids augmenter sur la balance, rendrait la hausse inexistante.

 

Bref ! Je n’étais pas très claire dans mon rapport à la balance.

 

Alors autant vous dire : mon diet est contre l’idée de se peser pour une raison très simple.

 

On ne se résume pas à un chiffre comme on ne se résume pas à un poids.

 

Nous sommes faits de chair et de sang, de sentiments et d’émotion. Nous avons tous une histoire unique, un vécu, nous sommes des individus à part entière et se résumer à un chiffre est extrêmement réducteur.

 

Il a fait le parallèle avec une personne atteinte d’un cancer. Cette personne n’est pas un cancer, on ne la définit pas comme telle. Non, c’est une personne qui souffre d’une maladie mais elle n’est pas LA maladie.

 

Et puis, se peser fausse complètement notre rapport à soi. C’est très souvent notre pesée qui va dicter notre façon de nous nourrir dans une journée. Même si on refuse de l’admettre en prétextant que non, que l’on est tout à fait capable de faire la part des choses… inconsciemment, le chiffre que l’on aura vu le matin sur la balance va faire germer une petite graine dans notre esprit qui va grandir au fil des heures plus exploser en apothéose dans la soirée ! Et on aura beau croire que nous sommes maître de notre ressenti, ce sera faux.

 

J’ai en fait l’expérience (tentez vous aussi, de votre côté, vous verrez, c’est flagrant). Dernièrement, je suis montée sur la balance et j’ai vu que j’avais repris quelques kilos (ce dont je me doutais bien). J’ai pris note de mon ressenti tout au long de la journée (c’est important de noter tout ce qui se passe en vous de façon détachée, un peu comme un détective qui enquête, ne vous censurez surtout pas. Il n’est pas question d’être gentille ou compatissante mais juste et objective.)

 

Et le soir, j’ai fait le point sur ce que j’avais écrit : jusqu’au soir, tout va à peu près bien (même si ça commence à se gâter au goûter) et là, une évidence : mon mental entre en jeu !

 

Je rentre du boulot, j’ai faim… et je me dis : si tu manges maintenant, tu vas cumuler les calories de ton en-cas plus celles du dîner (première ingérence du mental), puis, je prépare à manger et là, 2e ingérence du mental : je décide de me faire un plat moins calorique. Puis, le soir, vers 22h, je sens un petit creux (en fait, j’avais encore faim en sortant de table mais j’ai préféré l’ignorer : 3e ingérence du mental) et là, je décide qu’il est trop tard pour manger et vais plutôt me coucher avec la fameuse phrase dans la tête : « qui dort dîne » ! Et donc dernière ingérence du mental.

 

Ce qui m’a sauté aux yeux, c’est l’idée que je m’étais faite de ma journée : j’étais parvenue à me persuader que j’avais bien respecté ma faim tout au long de la journée alors qu’à l’évidence, il n’en était rien.

 

L’exercice se poursuit le lendemain mais là, interdiction de monter sur la balance (en sachant que cette interdiction doit durer plusieurs semaines. C’est important pour qu’on ne se dise pas qu’on se pèsera le lendemain) : 1ère réflexion : il ne me reste qu’à me fier à mes sensations pour savoir comment manger puisque je ne peux pas me fier à mon poids et donc savoir si, par rapport à la veille, j’ai suffisamment ou trop mangé !

 

Cette première pensée fut une révélation puisque j’étais persuadée, avant d’en prendre conscience, que je ne tenais pas compte de mes pesées et qu’en aucun cas, elles me dictaient leurs lois.

 

A commencé pour moi une journée très instructive : j’ai dû, à chaque fois que j’avais envie de manger un truc, me relier à mon corps (puisque je ne pouvais plus me fier à un chiffre) pour savoir s’il s’agissait de la faim ou d’une envie.

 

Je suis parvenue à mettre en avant le poids du mental sur ma façon de manger et ça a suffit à me libérer d’une sacrée charge : je n’ai plus la pression de mincir de suite, j’ai tout mon temps puisque je n’ai plus de jour de pesée ! Plus d’ultimatum ! Quelle liberté !

 

Je crois que je ne me suis jamais aussi bien écoutée. Je pensais écouter et suivre mes sensations mais je faisais très souvent entrer le mental dans mes prises alimentaires.

 

Là, c’était : pause avant d’avaler quoique ce soit : écoute du corps, des sensations au creux de mon estomac : oui, j’ai faim. Et là, dégustation pour ne pas louper ma satiété : je suis branchée à mon organisme, c’est une sensation quasi jubilatoire. Mon corps me parle, il sait, je n’ai qu’à l’écouter ! Quel beau duo nous formons tous les deux ! C’est l’union, c’est magique !

 

Bref ! J’ai adoré !

 

Faites-en l’expérience et vous verrez, c’est bluffant !    

 

 

Photo by Scottjamesprebble (Deviant art)


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Confrontation.

Publié le par teparlerdemavie

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Il y a peu, je n’avais pas de miroir de plein pied chez moi, je n’étais confrontée à mon image que rarement, lors des essayages dans les cabines des magasins (ceux dont les miroirs ne pardonnent pas).

 

Et puis, mon diet est passé par là et m’a conseillé de me regarder ou plus exactement de m’admirer.

 

C’est vrai, comment peut-on savoir où l’on en est avec soi si on ne prend jamais la peine de se regarder ? Comment peut-on se reconnaître si on fuit constamment son reflet ?

 

Je me rendais compte que l’image mentale que j‘avais de moi ne correspondait en rien à la réalité. La preuve en est, lors des essayages, je me retrouvais toujours, dans les cabines, avec des vêtements dans lesquels je ne rentrais jamais alors que j’étais persuadée qu’ils étaient à ma taille.

 

Le fossé entre la façon dont me voyait mon esprit et mon corps véritable était énorme.

 

J’ai donc investi dans un miroir.

 

Et je me suis retrouvée face à moi-même. Le but étant de se regarder avec bienveillance, de mettre en avant ses qualités, de donner à chaque partie de son corps, chaque bosse, chaque cicatrice, chaque excès de chair un peu (beaucoup) d’amour et d’attention. De donner vie à ce corps délaissé.

 

Le premier constat est souvent terrible. Moi-même, je ne me suis pas reconnue, j’ai vu ma mère dans le miroir, j’ai vu son corps, ses formes. J’avais disparu derrière un corps qui n’était pas le mien.

 

Et puis, j’ai touché ce corps et peu à peu je me le suis réappropriée. Je crois qu’il était important de ne pas seulement me regarder mais de poser mes mains sur moi pour rendre réelle l’image du miroir, pour prendre conscience qu’il s’agissait bien de MON propre corps et non de celui de mère (image plus que troublante).

 

J’ai donc commencé à suivre les recommandations de mon diet en repoussant les pensées critiques, celles qui jugent durement, et en me concentrant d’abord sur ce que je trouvais agréable à voir et puis peu à peu, je suis parvenue à apprécier la vision globale de mon reflet.

 

J’ai commencé à noter les choses positives comme le fait que je suis ronde de partout, ce qui rend mon corps harmonieux. Après tout, j’aurais pu être difforme, avoir un bassin large et des épaules étroites ou une trop petite poitrine. Le deuxième point extrêmement positif, malgré mes rondeurs, je n’ai pas de culotte de cheval. Ça peut paraître idiot mais j’ai apprécié cette idée.

 

J’ai terminé ma séance avec une idée complètement différente de celle que j’avais au premier coup d’œil. J’étais fière d’avoir pu faire preuve de bienveillance et d’être parvenue à ne pas voir qu’une femme « grosse » dans le miroir. Après coup, j’ai vu à quel point nous sommes prêtes à mettre en avant nos défauts. Nous sommes promptes à la critique sévère, voir très sévère alors qu’il nous est beaucoup plus difficile de mettre en avant nos qualités.

 

Car quelque soit notre corps, nous avons toutes des qualités, des parties de nous qui sont belles et qui mériteraient que nous ayons un peu plus d’attention pour elles.

 

Un mot gentil pour chaque partie de son corps, une demande de pardon pour tout le mal que nous avons pu lui faire, des excuses pour l’avoir abandonné et des mots d’amour pour nous réconcilier.

 

Tentez cet exercice, passez-y le temps qu’il faudra, pleurez si cela vous est nécessaire et pardonnez-vous !

 

Et vous ressortirez de ce face à face transformées.

 

Car nous avons toutes des corps magnifiques, des corps de femme qui donnent la vie, qui vivent, qui bougent et qui n'attendent qu'un peu d'amour de notre part.

 

Photo by Freckledmystery (Deviantart)

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Maigrir, oui, mais pas n'importe comment.

Publié le par teparlerdemavie

 

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Je me rends compte de plus en plus que je ne veux plus perdre de poids de façon artificielle.

 

Par artificielle, j’entends : en utilisant un procédé autre que ma régulation naturelle car je sais pertinemment que les kilos perdus de cette façon sont des kilos qui finissent toujours par revenir et de ça je ne veux plus.

 

Je suis au stade de la réflexion où je préfère garder mon poids actuel plutôt que de perdre pour ensuite regrossir.

 

Je crois que c’est étape importante car il y a encore quelques années, j’aurais donné n’importe quoi pour perdre des kilos quelque soit la méthode, en me persuadant que le principal était de maigrir et que la stabilisation, ce serait un détail dont je me soucierai plus tard.

 

Seul le chiffre sur ma balance importait.

 

Aujourd’hui, je songe d’abord à cette stabilisation. Je ne veux plus faire le yoyo, ça ne m’intéresse plus.

 

Alors oui, cette décision m’impose d’accepter mon corps et mon poids tels qu’ils sont aujourd’hui et aussi la patience. Mais je suis prête à attendre le temps qu’il faudra.

 

Cette acceptation a pris du temps mais là, c’est bon, j’y suis.

 

Dorénavant, je ne m’interdirai plus de manger un aliment sous prétexte qu’il fait grossir, je ne m’obligerai plus à faire du sport dans l’espoir de maigrir. Je veux me libérer de ce désir de maigrir à tout prix.

 

Je veux que mon cerveau ne se focalise plus sur le diktat de la minceur. Je veux me respecter, me sentir libre et heureuse telle que je suis. Cette pensée est jubilatoire, la liberté, le plaisir, c’est vraiment ce qui m’importe aujourd’hui.  

 

Maigrir oui mais seulement lorsque mon corps sera prêt, sans pression, juste naturellement.

 

 

Photo by JuliaDunin (deviantart)

 

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