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82 articles avec de a(pfeldorfer) a z(ermati)

Mon diététicien.

Publié le par teparlerdemavie

 

Feel free and Fly with me by DavedeHaan

 

Par le biais d’une amie, j’ai rencontré un diététicien comportementaliste (formé à la méthode zermati).

 

J’ai terminé ma thérapie il y a quelques mois et j’avais envie d’approfondir certains points avec un spécialiste.

 

J’avoue que ma première séance a été pour le moins surprenante.

 

Des nutritionnistes, je ne connaissais que les « classiques », ceux qui te « prescrivent » un régime, te pèsent et te mesurent avant même d’avoir entendu tes problèmes.

 

Avec lui, rien de tout ça !

 

Il ne m’a même pas demandé mon poids, ni ma taille, nous avons parlé de tout ce qui me pousse à manger sans même aborder le thème des aliments.

 

J’ai adoré nos échanges quasi philosophiques, son approche complètement différente, dénuée de critiques. Il est rare de voir une personne si bienveillante à l’égard de ses patients, pas une seule fois il ne m’a fait le moindre reproche sur ma façon d’agir envers moi ou de me nourrir (lorsque je lui parlais de mes excès).

 

Selon lui, la meilleure façon de se sortir des désordres alimentaires, c’est de prendre conscience que tous nos actes ont une raison d’être. Alors oui, nous ne choisissons pas la bonne méthode pour répondre à nos problématiques mais si nous agissons ainsi, c’est qu’il y a une raison et le plus important, n’est surtout pas de nous fustiger mais d’apprendre à nous connaître pour répondre de façon adéquate à ce qui nous pousse à surmanger.

 

 

De la considération, de l’écoute, un regard bienveillant et compréhensif, voilà ce que j’ai découvert en consultant ce diététicien.

 

J’ai réalisé que c’est exactement ce dont j’avais besoin. Pas d’une personne qui aurait dégainé la punition au premier accroc dans mon alimentation, non, j’avais besoin d’une personne qui me dise : « Je sais ce que vous vivez et ensemble, nous allons faire en sorte que vous soyez en paix avec vous-même. Car le jour où vous serez en paix avec vous-mêmes, vous n’aurez plus besoin de compulser ».   

 

Voilà comment a débuté cette aventure, qui je l’espère se révèlera passionnante.   

 

 

Photo by DavedeHaan (Deviantart)

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L'éloge du corps.

Publié le par teparlerdemavie

 

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J'ai remarqué à quel point j'avais perdu une certaine forme de responsabilité envers moi.

Je l'ai souvent dit sur ce blog : nous sommes responsables de notre vie, de chacun de nos actes (que nous assumons ou non) et donc nous avons aussi une responsabilité envers notre corps.

 

Ma thérapeute m’a dit qu’il y avait plusieurs façons d’envisager son corps (je schématise) :

 

-On peut le voir comme une simple enveloppe charnelle. Une sorte de façade.

 

-On peut aussi l’imaginer comme une belle machine, avec tous ces organes qui agissent en permanence pour notre bien.

 

-On peut aussi le voir comme un outil de performance (ou de beauté).

 

-Ou comme un moyen de transport. Il nous permet de nous déplacer d’un point A à un point B.

 

Elle m’expliquait que chaque personne qui avait une vision unique de son corps (et ne le voyait pas dans son intégralité) souffrait. Parce que le corps, c’est tout à la fois : une belle machine dont il faut prendre soin, que l’on doit entretenir pour qu’elle fonctionne correctement, le plus longtemps possible. Mais aussi un moyen de transport…

 

Elle m’a conseillée de renouer des liens avec mon corps, de l’aimer à sa juste valeur (il travaille énormément pour nous, rendons-lui un peu de ce qu’il nous offre gracieusement chaque jour alors même qu’on le maltraite très souvent) et surtout d’en être enfin responsable.

 

Je l’ai abandonné sur le bord de la route comme une vieille chaussette, je lui ai fait subir ce que jamais je n’aurais osé faire subir à quiconque.

 

Pourquoi ce désamour ?

 

Je me souviens l’avoir aimé plus jeune, et là, parce qu’il m’a offert un moyen de surmonter les difficultés de la vie en dressant un rempart entre elles et moi, je l’abandonne ?!

 

C’est pourtant lui qui m’accompagne chaque jour, c’est donc à lui que je devrais penser en premier.

 

Je ne peux plus l’ignorer indéfiniment, je ne peux plus rester fâcher avec lui, ce serait terriblement injuste.

 

Je reprends possession de mon corps, je lui accorde l’attention nécessaire et j’apprends à l’aimer comme on aime de façon inconditionnelle un vieux compagnon de route, à qui on n’aurait jamais osé faire subir un tiers de ce que nous nous sommes nous mêmes infligés.

 

Reprendre possession, cela passe par :

 

-Le respect. Je respecte son rythme, ses besoins, sans le surcharger en mangeant avec excès.

 

-La considération. Je cesse de le maltraiter, je suis indulgente, bienveillante envers lui.

 

-L’amour. Je l’aime et je lui prouve.

 

Donneriez-vous ce qu’attend de vous une personne qui se comporterait comme une mégère avec vous ? Non !

 

Osons le sublimer, le cajoler, le mettre en avant!

 

Photo by Mustafakucuk (Deviantart)

 

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La pleine conscience.

Publié le par teparlerdemavie

 

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Cette grippe aura au moins eu le mérite de me faire comprendre une chose : il est important d’être à l’écoute de soi.

 

Et ces derniers jours, je me suis vraiment écoutée.

 

J’ai écouté ma fatigue, ma faim, ma satiété, mes douleurs. Je me suis respectée au lieu de forcer encore et encore.

 

Je veux garder à l’esprit l’aspect positif de ces derniers jours et poursuivre sur ma lancée. Je me sens présente, c’est assez curieux comme sentiment, ça me fait l’effet d’une sorte de « surconscience » comme si chacun de mes gestes était ressenti au plus profond de moi. J’avais déjà vécu cela lors des séances avec ma thérapeute mais au fil du temps, cette sensation s’était diluée et j’avais eu du mal à me reconnecter à moi.

 

Oui, c’est comme une connexion. Je suis dans mon corps, bien vivante et je me laisse porter vers ce qui me fait du bien. Et ça se traduit par des actes naturels, sans prise de tête : je mange ce qui me fait envie lorsque je sens la faim poindre, je m’arrête tout aussi facilement. Mon sommeil aussi se passe bien mieux.

 

Ces périodes de respect naturel sont tellement rares que je prends note de ce qui m’arrive lorsqu’elles apparaissent car je sais que reviendra le temps où je me sentirai de nouveau perdue, que mes réflexions reprendront le dessus et que j‘aurais des difficultés à suivre mes sensations.

 

Mais là, pour le moment, tout va bien et je garde en moi cette sensation. Je suis là, dans mon corps, l’esprit libre, détaché et je savoure.


 

 Photo by FallingThroughGlass (deviantart)

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Pourquoi je mange ?

Publié le par teparlerdemavie

 

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Nous n'avons pas tous un rapport à la nourriture identique. Les personnes en surpoids ne le sont pas non plus pour la même raison.

 

Je voulais parler aujourd'hui de ceux qui grossissent car ils ont mis la nourriture au centre de leur vie. La nourriture est devenue une sorte de pansement pour tous leurs maux du quotidien. Ils sont devenus des intolérants émotionnels qui ne savent plus comment gérer le moindre soucis sans avoir recours à la nourriture.

 

Ce qui est mon cas. La nourriture était devenue une béquille, un point d'appui sans lequel je ne pouvais que tomber.

 

Je me suis penchée sur le sujet pour comprendre qu'elles étaient mes motivations, autant dans le sens : pourquoi je mange, que dans le sens, pourquoi je veux changer mon rapport à la nourriture ?

 

Lorsque j'ai commencé à me pencher sur la méthode zermati, c'était avant tout (soyons honnête) pour perdre du poids. Je voulais maigrir mais sans me restreindre, sans m'affamer, sans souffrance. Puis, peu à peu, j'ai réalisé que mon poids cachait quelque chose de plus important dont je n'avais pas conscience jusqu'alors. Et je savais donc que si je maigrissais, je regrossirais toujours tant que je n'aurais pas compris pourquoi j'avais besoin de cette carapace de graisse pour me protéger.

 

J'ai alors compris que d'ignorer la cause de mon besoin d'étouffer toute émotion en mangeant ferait perdurer ce phénomène. Tant que je ne comprendrai pas ce qui me poussait à manger, je continuerai à faire le yoyo avec mon poids.

 

J'ai donc, à chaque fois, que l'envie irrépressible de manger me submergeait, essayé d'analyser la raison de cette pulsion.

 

Dans un premier temps, je n'ai saisi que le sentiment d'urgence : j'ai besoin de manger, je ne peux pas m'en empêcher.

 

Puis, est arrivée la deuxième vague d'explications : il est plus facile de manger que d'affronter ses émotions. J'étouffe ma colère en me baffrant sinon je risquerai d'avoir des paroles néfastes qui ne seront pas sans conséquences (et comme je ne suis pas prête à assumer les conséquences de ces paroles, autant les bloquer dans ma gorge pour qu'elles ne sortent pas).

 

Pourquoi je mange ? Je mange parce que c'est plus facile que d'affronter la réalité, que de se battre, de réagir. Je tombe dans la facilité en mangeant. C'est une façon de baisser les bras face à l'adversité ou un manque de courage.

 

Et je tombe dans un cercle vicieux. Je préfère étouffer mes émotions plutôt que de les exprimer et en faisant cela, je ne me respecte pas, je ne respecte pas mon corps. Et comme je n'ai plus de respect pour moi, je mange pour me prouver que j'ai raison de ne pas me respecter puisque je suis assurément pas une personne qui mérite le respect.

 

Le manque de confiance en soi est très présent dans ma problématique.

 

Aujourd'hui, j'apprends à trouver des réponses satisfaisantes à mes soucis car je sais que le jour où je saurais les régler avec des solutions adéquates, qui correspondent à une vraie réponse, la nourriture n'entrera plus dans en jeu car elle n'aura plus de raison d'être.

 

Lorsqu'on est en conflit avec une amie, un membre de sa famille, son patron... est-ce qu'étouffer ses rancœurs en mangeant peut avoir une efficacité quelconque ? Bien sûr que non et c'est pourtant ce que je fais aujourd'hui. Mais, en revanche, agir, se responsabiliser, aller vers une solution concrète... est ce vers quoi, il me faut travailler.

 

La nourriture n'est que la mauvaise solution à une problématique qui mérite une vraie solution.

 

PS : j'ai choisi cette photo quand j'ai vu qu'elle s'appelait "Le choix irrépressible". J'ai trouvé qu'elle collait bien à ma problématique.

 

Photo by Eukendei (deviantart)

 

 

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Mon poids et moi...

Publié le par teparlerdemavie

 

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Mon bilan zermati 2012.

 

L'année 2012 aura vraiment été l'année des révélations du point de vue de mon rapport à l'alimentation.

 

J'ai vécu des choses extraordinaires, des prises de conscience importantes, j'ai eu un regard sur moi différent car bienveillant (je dirai même « enfin bienveillant »).

 

J'ai compris tant de choses...

 

J'ai compris que l'important n'était pas de me punir pour mes compulsions mais de me consoler, de les accepter pour ce qu'elles sont : une solution temporaire à mon incapacité à gérer une situation critique autrement.

 

Je sais aujourd'hui que chercher des solutions adéquates, qui correspondent au problème, au sentiment, à l'émotion... qui me pousse à manger encore aujourd'hui, me permettra de lâcher mes compulsions. Je n'ai, à ce jour, pas trouvé d'autres alternatives que la nourriture pour ne pas me noyer quand je vais mal mais j'ai confiance en l'avenir, je sais que j'ai en moi, la solution et que je finirai par mettre en oeuvre d'autres « techniques » que manger pour m'en sortir.

 

J'ai compris que la nourriture était une source de plaisir, un acte d'amour et qu'il fallait donc apprendre à savourer, à apprécier, à aller vers les mets qui nous font du bien et rassasient nos sens, tous nos sens.

 

J'ai compris que mon corps était au centre de ma guérison. Que c'est en l'aimant, en prenant soin de lui, en le respectant que j'évoluerai dans le bon sens.

 

J'ai compris que les calories importent peu, que seul notre corps sait ce dont nous avons besoin, il suffit de l'écouter pour savoir quoi, quand et combien manger.

 

J'ai compris que je ne devais plus lutter contre mes envies, mes aspirations mais au contraire en faire mes alliées.

 

J'ai compris qu'il est important d'être dans l'instant, de ne pas se laisser aller à ressasser le passé ou à se projeter dans l'avenir. L'ici et maintenant, c'est notre plus belle arme pour être au plus près de nos sensations.

 

J'ai compris à quel point il est important de s'aimer et d'agir avec bienveillance. On ne parviendra jamais à guérir de nos compulsions alimentaires en partant en guerre contre soi, en s'infligeant des douleurs, en s'imposant des restrictions, des souffrances terribles, à coup de régimes de plus en plus sévères !!

 

J'ai compris que "mon poids et moi"... devait être une histoire d'amour et non de haine.

 

Photo by Caitlin Aleander "apeanutbutterfiend" (deviantart)

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