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82 articles avec de a(pfeldorfer) a z(ermati)

Ces diététiciens d'un nouveau genre.

Publié le par teparlerdemavie

 

Strawberry Super Cake by Lika san

 

Je ne sais pas toi mais moi, par deux fois j’ai consulté un diététicien dans l’espoir qu’il m’aide à maigrir.

 

J’étais persuadée, dans ma petite tête, que mes problèmes de poids étaient la conséquence de mon incompétence à me nourrir correctement et surtout un manque de volonté (notoire) qu’un bon diététicien allait corriger (à coup de fouet ! Viens-là vilaine que je te punisse de tes écarts !).

 

La menace du bâton allait forcément faire des miracles.

 

Et, effectivement, j’ai bien rencontré une diététicienne qui m’a (fait pleurer) sortie une jolie feuille avec tous mes menus à prendre durant la semaine et les « spécial rattrapage » en cas de dérapage (un dérapage signifiant : une petite part de pizza, suivi de la punition : 2 œufs durs et un yaourt nature 0% au repas suivant).

 

Mon souci, c’est que je me suis très vite retrouvée avec 50 repas de rattrapage (craquage, quand tu nous tiens!!) malgré les belles leçons de morale que ma diététicienne m’infligeait à chacune de mes visites. Et, je repartais toujours la tête basse, honteuse… pour finir chez Carrefour au rayon sucrerie (oui, c'est là que j'ai découvert que j'avais la volonté d'un gastropode en hibernation.)

 

Et puis, un jour sont arrivés Zermati et toute sa clique de diététiciens d’un nouveau genre.

 

Dieu que je les ai aimés ces hommes et ces femmes avec leurs discours déculpabilisants, leur volonté de nous soustraire à nos mornes pensées, nos repas tristes et notre image de nous déplorable.

 

Ils sont de plus en plus nombreux à bannir les régimes, à nous aider à reprendre confiance en nous et à retrouver notre régulation naturelle en lançant haut et fort : « Vous pouvez manger de tout, aucun aliment ne fait grossir tant qu’il est mangé avec faim » !

 

Que ça fait du bien d’entendre de si belles paroles ! Que ça fait du bien de ne plus se priver ! Que ça fait du bien de ne plus pleurer devant son assiette si peu appétissante, en sachant qu’au final tous nos efforts seront vains !

 

En ces veilles de fêtes de fin d’année, où tous les plaisirs de la bouche sont permis, je voulais dire un grand merci à tous ces hommes et ces femmes pour avoir changé la vie de régimeuses malheureuses comme moi.

 

Vous m’avez redonné le sourire et rien que pour ça, je vous en remercie !      

 

A lire : le blog d'Ariane   "L'art de manger" (cliquer dessus pour le visiter).

 

On mange, on savoure, on se fait du bien sans grossir! On aime notre corps et il nous le rend bien.

 

 

Photo by Lika-san (deviantart) 

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Maigrir.

Publié le par teparlerdemavie

shoelace_by_notejde-d576mrp.jpg

 

 

Lorsque j’ai débuté la méthode Zermati, mon objectif premier n’était pas (plus) de mincir mais de faire enfin la paix avec mon alimentation.  Je n’en pouvais plus d’être perpétuellement au régime, de me priver de tout sans cesse.

 

Et cela ne s’est pas fait sans difficulté. 

 

J’avais pris 20 kg en 3 ans. 

 

Je n’avais pas usurpé ma devise (qui me sied à merveille) : ne jamais faire les choses à moitié. 

 

Mais, récemment, en 6 mois (déclic de fou), j’ai perdu une partie de mes rondeurs. Elles s’en sont allées sans effort, sans douleurs, ni cris, ni pleurs. 

 

Et j’ai réalisé à quel point la graisse superflue que nous portons (subissons) peut nous bousiller la vie. 

 

Ces quelques kilos perdus (kilos que je ne croyais plus perdre) ont changé beaucoup de choses dans ma vie. Voici quelques exemples et peut-être vous reconnaîtrez-vous ?

 

-Pouvoir enfin dormir sur le ventre.  

 

-Ne plus avoir les cuisses irritées par les frottements. Le cauchemar durant les périodes chaudes et dans le sud, la chaleur, ça nous connaît !

 

-Parvenir à lacer ses chaussures.

 

-Acheter des soutiens-gorge qui ne ressemblent pas à des parachutes. Des parachutes qui te coûtent un bras, faut le savoir !

 

-Enfiler des bottes.

 

-Monter les escaliers sans arriver au 2e étage complètement asphyxiée en soufflant comme un bœuf. Je ne suis pas encore tout à fait fraîche en arrivant à l’étage mais il y a un vrai mieux.

 

-Ne plus être rouge au moindre effort.  Ça rejoint le point précédent.

  

-Ne plus transpirer abondamment.

 

-Ne plus souffrir des articulations. 

 

-Pouvoir se pencher sans être gênée par son ventre.  

 

-Mettre des jeans taille basse.

 

-Pouvoir faire les boutiques non spécialisées en grandes tailles (il y en a peu et souvent c'est moche).

 

-Se regarder dans le miroir et se reconnaître.

 

Toutes ces petites choses du quotidien qui nous font réaliser qu’il n’est pas facile tous les jours d’être en surpoids et qui me donnent envie de poursuivre mon zermatage.

 

C'est lorsqu'on commence à mincir qu'on se rend compte à quel point la vie est plus compliqué, moins agréable lorsqu'on est en surpoids.

 

 

Et vous, qu'est-ce qui a changé votre vie?

 


 

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Laisser passer l'orage.

Publié le par teparlerdemavie

i_heart_food_by_killerfeeling.jpg

 

 

Depuis quelques années, le mois d’octobre est pour moi assez compliqué à gérer côté alimentation. 

 

Cela se traduit par des fringales incessantes et une prise de poids de 2 à 3 kg (si ce n'est plus).

 

Jusqu’à maintenant, à chaque fois que j’entamais un épisode boulimique (obsession de la bouffe quand tu nous tiens!!), je mettais en marche les grands moyens, démarrage d’un nouveau régime, restriction en tout genre avec interdiction de déraper.

 

Ce qui marchait jusqu’à…

 

Jusqu’à ce que je retombe dans mon obsession de manger et que je me lâche totalement (la faiblesse humaine finissant toujours par triompher de la volonté).

 

Et invariablement ma balance accusait quelques kilos supplémentaires (et ce, en très peu de temps). 

 

Mais depuis quelques mois, j’apprends à gérer les périodes où le besoin de manger à outrance se fait sentir. Ce mois d'octobre était donc le mois idéal pour vérifier si j'étais au point avec ma régulation.

 

La seule obligation que je me suis imposée, était d’accepter d’attendre d’avoir faim pour manger de nouveau.

 

Au début, je n’y croyais qu’à moitié et finalement force est de constater que ça marche. Pas de prise de poids cette année durant mon mois d'octobre et même une légère baisse de quelques centaines de grammes. A peine croyable!

 

Je me suis donc donnée le droit de faire de gros repas, 2 à 3 fois par jour, au lieu de 4 ou 5 (il m’est même arrivée de ne manger que 2 fois dans la journée tellement j’avais englouti de nourriture au repas précédent) et surtout l'obligation de ne plus m’affamer !

 

C’est ça aussi le lâcher prise, ne plus se prendre la tête et manger quand on a faim quelque soit l’heure à laquelle on a consommé le repas précédent ou la quantité ingurgitée (c'est vrai que j'ai quelques fois été décalée mais je sais qu'il me faut être indulgente durant cette courte période).

 

 

Je termine ce mois d'octobre avec le sentiment d'avoir traversé une tempête et d'en être ressortie en un seul morceau. Et c'est si bon de se sentir vivante et de retrouver la confiance en soi.

 

 

Je me dis : oui, je l'ai fait et j'ai réussi! Pour la première fois depuis de très longues années, je suis parvenue à éviter de prendre du poids lors d'une période où je ne fais que me vautrer dans la bouffe.

 

Cette victoire m'ouvre de nouvelles perspectives d'avenir. Je peux enfin croire à la régulation.

 

Et vous, il s'est passé comment votre mois d’octobre ? 

 


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EME, envie de manger émotionnelle.

Publié le par teparlerdemavie

Devils food Cupcakes by Svampkungen

 

L'acte de manger n'est pas seulement un moyen de nourrir son corps, de lui donner le carburant nécessaire dont il a besoin pour vivre mais aussi un acte d'amour, une source de plaisir et d'échange.

 

Pour un mangeur régulé, la vision épicurienne de l'acte de manger ne pose aucun problème. Mais la nourriture devient une source de préoccupation lorsqu'elle est associée aux émotions.

 

La plus grosse difficulté des mangeurs émotionnelles est de parvenir à gérer leurs émotions autrement que par la nourriture. Parce qu'alors nous ne mangeons plus par nécessité ou par esprit de convivialité mais pour combler une émotion. La nourriture devient objet de récompense, de réconfort, d'apaisement, de divertissement, de punition, de protection...

 

Qui ne s'est pas vu avaler un paquet de gâteaux par ennui, engloutir un litre de glace par dépit, finir une tablette de chocolat pour calmer une colère ou anesthésier une émotion trop forte ?

 

Cette incapacité à gérer nos émotions peut causer des dégâts considérables sur notre régulation.

 

Comme beaucoup de femmes, j'ai connu ces moments où la nourriture était la seule solution pour ne pas m'effondrer, me noyer, pour me forger une sublime carapace et pour palier à tous les événements difficiles de la vie.

 

J'étais devenue intolérante à toute émotion.

 

Et lorsque j'ai découvert que la plupart de mes prises alimentaires faisaient suite à des envies de manger émotionnelles, je me suis posée plein de questions.

 

-Pourquoi la nourriture est-elle ma solution pour gérer une émotion ?

-Quelles émotions me poussent à manger ?

-Quelles solutions puis-je mettre en place pour changer d'attitude ?

-Suis-je prête à changer ?

 

Pour cette dernière question, j'avais conscience qu'il allait me falloir affronter certaines de mes peurs en face. La nourriture me permettait de me constituer un bouclier pour rester forte et courageuse, de bâtir un mur entre moi et mes faiblesses.

 

Une fois les questions posées, il me fallait trouver des solutions et je savais que ça n'allait pas être simple. On n'efface pas des années de compulsions émotionnelles en un claquement de doigts.

 

J'ai commencé par lister ce que je pouvais faire d'autre que dévaliser le frigo et lorsque une EME décide de squatter mes pensées (obsession quand tu nous tiens!), je sors cette liste et j'essaie de trouver ce qui pourrait m'en détourner à cet instant précis (remplacer une envie, celle de manger, par une autre).

 

Il est important de noter, au fur et à mesure les idées qui nous viennent car le moment venu, rien ne semble pouvoir nous détourner de ce besoin de manger. Pour ma part, je sais qu'en pleine crise, rien ne me tente et sans cette liste, je ne résisterais pas à l'appel du ventre.

 

A vous de trouver des solutions efficaces.

 

Ça peut être :

 

-Se plonger dans un roman prenant.

 

-Sortir de chez soi, aller voir une amie, faire du shopping. Souvent, agir pour soi, pour son plaisir nous revalorise. S'acheter un vêtement qui nous met en valeur est toujours bon pour le moral et l'envie de nous faire du mal en compulsant disparaît.

 

-S'occuper l'esprit en entamant une activité que l'on apprécie particulièrement. Ça peut être le tricot, le bricolage, la peinture, la photographie... peu importe, du moment que vous faites ce que vous aimez.

 

-Écrire. Notez dans un carnet tout ce qui vous passe par la tête, vos colères, vos envies, vos frustrations...

 

-Regarder un film qui vous donne la pêche.

 

-Réveiller son envie de prendre soin de soi. Parfois, il me suffit de m'offrir une crème pour le corps, pour retrouver le plaisir de m'occuper de moi.

 

-S'offrir un soin en institut. Une parenthèse de douceur dans un monde de brutes.

 

-Mettre ses écouteurs sur ses oreilles, dégainer son MP3 avec nos chansons préférées, celles qui font bouger, et danser au milieu de son salon. Se lâcher complètement et se sentir vivante.

 

-Sortir marcher ou courir.

 

-Aller au cinéma. Même seule, ce sera justement l'occasion d'aller voir un film que notre chéri n'aurait pas daigné voir en notre compagnie.

 

-Méditer ou faire des exercices de pleine conscience. Exemple : Je me pose et je laisse les émotions monter en moi. Elles enflent puis s'atténuent d'elles-mêmes. Je peux aussi visualiser chaque partie de mon corps, des pieds au crâne, m'attarder sur les organes qui semblent noués, observer ce qui me vient à l'esprit sans chercher à comprendre ni résoudre les conflits internes.

 

 

Et si rien ne vous détourne de votre EME, l'accepter.

 

J'ai besoin de manger : je me donne le droit de manger sans aucune culpabilité parce que je sais que je ne suis pas en capacité de faire autrement. Je ne me fustige pas et au contraire, je me console, je suis bienveillante envers moi.

 

Il faut du temps pour parvenir à ne plus se laisser déborder par nos EME. Parfois, ça fonctionne, elles disparaissent, nous fichent la paix mais parfois, elles ne nous quittent pas.

 

Et lorsqu'on sait que rien n'est dramatique à partir du moment où l'on a appris à se réguler, on reprend confiance en soi. Et la confiance est l'un des principaux moteur de la régulation. On enclenche ainsi un cercle vertueux.

 

 

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Quand faire ses courses rime avec plaisir.

Publié le par teparlerdemavie

SuperMarket by DEA

 

Partout (magazines, télé, pub…), on nous abreuve de règles absurdes sur le comment bien manger pour bien maigrir.

 

Le genre de trucs qui, depuis que j’ai cessé de croire en la vertu suprême de la restriction, me hérisse le poil (et crois-moi, mon système pileux est bien fourni).

 

Et le truc qui bat tous les records d’érectibilité pilaire, c’est le conseil qui (me) tue :

 

« NE JAMAIS FAIRE SES COURSES LE VENTRE VIDE ! »

 

Sinon, on risque de remplir notre caddie d’un tas d’aliments qu’on aime et dont on prend plaisir à manger.

 

L’horreur absolue !

 

Imaginez un peu qu’on se laisse avoir par nos sens dépourvus de moral et qu’on fasse le choix déplorable du plaisir gustatif (vade rétro satanas !).

 

Oui, parce qu’on a le droit de baver sur la pub des kinder pingoui mais interdiction absolue d’en laisser un seul passer la porte de sa cuisine ! Faut pas déconner !

 

Ça s’appelle le plaisir des yeux : on regarde (on peu même baver dessus) mais on ne touche pas !

 

Alors, je ne sais pas vous mais moi, j’ai longtemps fait mes courses après avoir avalé un en-cas digne de ce nom (ne me demandez pas quelle est la vertu éducative du « je mange pour éviter toute tentation »).

 

Et c’est vrai que ça marche : faire les courses le ventre plein est le meilleur moyen de te dégoûter de tout ce qui comprend plus de 2 calories (à l’extrême limite, un tic-tac, ça peut passer). Et te voilà à errer comme un pauvre hère dans les rayons de ton supermarché, ne remplissant ton chariot que d’aliments aussi peu appétissants que possible avec une frustration grandissante.

 

Alors, moi, je dis NON !

 

Faisons nos courses avec ce petit creux à l’estomac qui signale une faim que l’on prendra plaisir à combler sitôt rentré chez soi (pas la peine non plus de tenter le diable en se lançant le défi de faire ses courses affamées, histoire de prouver votre force mentale… qui sera balayée en moins de temps qu’il ne faut pour le dire dès que vous aurez atteint le rayon chocolat. On est des humains, pas des robots ! Ne l’oublions pas).

 

Avez-vous déjà fait vos courses en faisant le choix de n’acheter que ce dont vous aviez vraiment envie ? D’anticiper le plaisir que vous allez prendre à déguster tous ces aliments que vous aurez choisis selon vos goûts et non des préceptes diététiques qui ne tiennent pas compte de vos préférences ?

 

Si la réponse est non, tentez l’expérience. C’est un tel bonheur que vous y reviendrez à coup sûr.

 

Si la réponse est oui, bienvenue ma sœur dans le royaume du plaisir car la vie est trop courte pour la passer à se priver de ce bonheur simple qui est de savourer un bon repas chaque jour.

 

Et pour celles qui ont peur de craquer lamentablement à tous les coups, sachez que ce sera peut-être le cas dans un premier temps mais ensuite, on apprend très vite à se suffire de la juste quantité et à suivre nos besoins.

 

Qui a dit que les courses devaient être un sale moment à passer ?

 

 

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