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82 articles avec de a(pfeldorfer) a z(ermati)

Comme un souffle de liberté.

Publié le par teparlerdemavie

Fay away by Yeloon

 

Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé mais il m'arrive régulièrement d'avoir le sentiment de vivre à côté de mon corps, de ne pas l'investir totalement.

 

Dans ces moments-là, tous les signes qu'il m'envoit sont flous, embrouillés et je suis dans l'incapacité de les comprendre. C'est comme un bourdonnement agaçant qui n'a aucune signification pour moi et que mon cerveau est incapable de retranscrire correctement. Je marche aux côtés d'un russe qui ne parle pas un mot de français.

 

Concrètement, ça se traduit par de mauvaises interprétations. Je ne sais plus si je suis fatiguée ou énervée, si j'ai faim ou non, c'est le bazar le plus complet. Et plus je tente de saisir la bonne sensation, plus les ondes se propagent, multipliant les douleurs lancinantes comme les maux de tête, les aigreurs d'estomac (faim ou fatigue?).

 

Et je dois parfois faire de gros efforts pour mettre le doigt sur le bon signal.

 

Je sais que ce sont des « passages » que mes vraies sensations, bien distinctes, reviennent toujours et qu'il me faut avant tout déployer des montagnes de patience pour traverser cette période sans trop d'accrocs.

 

Car pour une compulsive comme moi, il n'y a rien de plus facile que de tomber dans la bouffe et de vouloir tout résoudre (fatigue, douleur, émotion...) en dévalisant le frigo.

 

Et finalement, souvent, de l'écrire, de mettre mes sentiments à plat suffit à reprendre possession de mes sensations car c'est lorsque je m'éloigne de moi que je perds le fil de mon ressenti.

 

Je me pose, je fais le point, je calme mes peurs du vide, du néant et je reprends ma route.

 

Mettre un pied devant l'autre, avancer à son rythme, ne pas vouloir accélérer le mouvement, ne plus chercher à se surpasser, à dépasser ses propres limites. Mais se respecter.

 

Et le respect passe par l'acceptation de nos faiblesses pour en faire une force.

 

Se comprendre, c'est l'arme la plus efficace pour parvenir au bout du chemin, celui de la liberté.

 

Se comprendre et s'écouter.

 

Ne plus lutter contre ses aspirations profondes, contre ses besoins fondamentaux. Lâcher prise pleinement, totalement et revivre.

 

J'ai tué mon corps, réprimé mes aspirations profondes en tentant avec obstination de me fondre dans un moule qui n'était pas le mien. Puis, un jour, j'ai fait le choix de vivre ma vie, de ne plus croire au miracle des régimes et de tourner le dos à ce corps parfait, imaginaire et inaccessible.

 

 

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La méthode Zermati, un profond bouleversement.

Publié le par teparlerdemavie

Release_by_rozmareyn.jpg

 

J'entends de plus en plus de personnes dire « la méthode Zermati, c'est trop dur, trop compliqué... j'abandonne, c'est pas fait pour moi ! ».

 

Oui, retrouver sa régulation naturelle après l'avoir consciencieusement bousillée durant des années (je parle pour moi), c'est compliqué.

 

La méthode zermati, c'est dur car ça remue plein de trucs que tu n'as pas forcément envie de remuer.

 

Mais c'est un mal nécessaire.

 

Un mal pour un bien.

 

Avec le recul, je réalise que j'ai entamé la méthode comme on entame un régime : avec la volonté de réussir, de faire mieux que tout le monde (perdre 1 misérable kilo par mois Ahahaha ! Petit joueur, c'est 5 que je vais perdre ! Avec tout mon stock, ça ne devrait pas être compliqué!), la volonté de maîtriser toutes mes sensations, la volonté et encore la volonté.

 

Et là, grande gamelle magistrale, alors que beaucoup de ceux qui prônaient cette méthode perdaient tous leurs kilos à vue d'oeil, je n'ai fait que grossir. Et bam ! 10 kilos supplémentaire dans la vue !

 

Mais au lieu d'abandonner, je me suis demandée ce qui clochait chez moi... ou plutôt ce qui clochait dans ma façon d'aborder la méthode. Et là, une évidence m'est apparue : j'étais toujours dans le contrôle.

 

J'avais bien entendu parler de « lâcher prise » mais ça voulait dire quoi exactement ?

 

Voilà encore un concept inconnu au bataillon, un peu comme la satiété que j'ai longtemps confondu avec le fait d'être repue, ce qui voulait dire chez moi : avoir le ventre plein.

 

J'ai tout repris de A à Z. En commençant par l'essentiel : repérer ma faim et ne pas m'en demander plus pour le moment.

Ça a été une révélation ! Je ne savais même pas à quoi ressemblait la faim ! Moi qui croyais appliquer la méthode à la lettre (grosse erreur de croire qu'il ne s'agit que d'une question de discipline), j'avais confondu : manger quand il est l'heure de manger, j'attendais seulement que ma tête (et la pendule) me donne le top départ et manger quand le corps le réclame.

 

J'ai compris à quel point mon esprit régentait tout dans ma vie.

 

Je me suis alors posée quelques questions élémentaires : pourquoi avais-je tant besoin de tout contrôler, pourquoi avais-je tant peur de perdre ce contrôle, pourquoi avais-je si hâte de maigrir, au point de griller tous les passages obligés pour apprendre à reconnaître ses sensations ?

 

J'ai su à cet instant que mon corps était la clé, que c'était lui qui avait les réponses à mes questions, qu'il était au cœur de mon histoire, au coeur de ma problématique mais que je l'avais abandonné sur le bord de la route.

 

Reprendre contact avec ce corps que je détestais tant a été la chose la plus difficile qui soit. Difficile car je l'avais totalement zappé durant des années (il fallait donc que je le réapprivoise), difficile car il m'était inconnu, qu'il regimbait face à ma détermination à maigrir, difficile car il m'imposait sa loi.

 

C'est lui qui avait toujours le dernier mot et quand je l'ai compris, j'ai su à quel point il était important de m'en faire un ami et non un ennemi.

 

La méthode zermati, ça n'est pas qu'une question alimentaire, c'est surtout une question du retour à soi, aux fondamentaux, à ce qui est nous, au fond de nous et non le paraître, ce qui demeure en surface.

 

L'enveloppe corporelle n'est que la face visible de l'iceberg et si on ne regarde pas plus loin que cette surface, on ne parviendra jamais à comprendre les choses, ce qui nous pousse à manger à outrance, à nous traiter avec moins de respect que nous le ferions avec n'importe quel ennemi.

 

La clé (ou plutôt les clés) du zermatage, c'est le regard sur soi, c'est apprendre à s'aimer, à voir la belle personne que nous sommes sous notre couche de graisse, c'est réapprendre ses sensations, les respecter mais aussi SE respecter, c'est relâcher la pression, abandonner tout besoin de contrôle, se faire confiance, accepter, accepter d'être patiente, accepter de donner du temps à notre corps pour lâcher les kilos, pour lâcher ses peurs, pour reprendre confiance. C'est aussi avoir un regard sur soi plus indulgent, moins cérébrale, vivre dans son corps et non dans sa tête (repousser cette petite voix cruelle qui nous définit de façon non objective, juste pour nous rabaisser), c'est relever la tête et apprendre à être heureuse. C'est changer en douceur mais irrémédiablement. Dans le bon sens.

 

Oui, la méthode Zermati, c'est tout ça mais c'est avant tout : s'aimer et accepter de prendre du plaisir. Accepter que manger puisse être un pur moment de bonheur et non une séance d'auto-flagellation.

 

Cessons de nous faire du mal, de nous restreindre. Banissons le mot régime de notre vocabulaire qui rime avec restriction, avec violence.

 

Et ne pas oublier que la patience et l'indulgence doivent toujours être au centre de notre nouvelle vie.

 

 

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Mon corps, cette énigme.

Publié le par teparlerdemavie

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Il m'arrive parfois de ne plus rien comprendre à mon métabolisme.

 

Mais peut-être est-ce tout simplement ce qu'on appelle la régulation ? Ce que je ne croyais pas découvrir avant des années.

 

Depuis quelques temps, je m'aperçois que ma façon de manger influe bizarrement sur mon corps et mon poids. Je m'explique.

 

Parfois, je passe une semaine à compulser chaque soir et, alors qu'il y a encore quelques mois mon poids aurait bondit sur la balance, là, je me retrouve avec un misérable 300 g en plus. C'est-à-dire rien du tout.

 

Et puis, d'autre fois, je mange peu, parce que je n'ai pas faim ou que je suis dans une phase d'activité intense qui me fait oublier de prendre mon en-cas. Et là, alors que ma consommation calorique chute et que je devrais mathématiquement perdre et bien non.

 

Et enfin, pour la plupart du temps, je mange sans plus me soucier des calories ou des quantités et je vais uniquement vers mes besoins et mes envies et là, alors qu'il me semble parfois que ça représente de belles quantités quotidiennement, je fonds. Mon poids descend sans le moindre effort.

 

Alors je crois qu'il est important de (ne pas se peser trop souvent) de manger instinctivement, sans se prendre la tête car c'est ce qui reste le plus efficace pour retrouver son poids génétique.

 


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Manger sans gluten.

Publié le par teparlerdemavie

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Je vois de plus en plus d'articles, de reportages, de publicité sur l'alimentation sans gluten, ni protéines de lait et malheureusement, pas toujours dans le bon sens.

 

Oui, aujourd'hui, le « sans gluten-protéines de lait » est devenu le régime à la mode.

 

Certains (la majorité) parce qu'on leur a dit qu'ils allaient perdre du poids (tout est bon de nos jours pour perdre du poids) et d'autres pour manger plus sain que sain.

 

Dans l'absolu, je me fiche de ce que font les autres comme de ma première culotte, seulement, ça me titille un peu le cortex cérébral (en un mot, ça m'exaspère à me faire grincer des dents et mon dentiste déteste quand je grince des dents, ça m'abîme l'émail) lorsque ça influe sur ma propre vie.

 

Oui, parce que malheureusement, je suis intolérante au gluten-protéines de lait (ça n'est pas de ma faute, je n'ai pas choisi) et toute prise de nourriture à base de gluten-protéines de lait provoque chez moi des crises inflammatoires terribles.

 

Alors quand j'entends dire, chez certaines régimeuses que l'éviction du gluten-protéines de lait est presque une partie de plaisir, qu'on perd du poids, sans se mettre en restriction, avec plaisir, bonheur et tout un tas de propos dégoulinants, ça me met dans un état... comment dire... d'agacement avancé (proche de l'envie de hurler à la mort... vous voyez un peu le truc ! Terrifiant !).

 

Rétablissons quelques vérités :

 

-Oui, l'éviction du gluten fait maigrir comme toute éviction dans n'importe quel régime ! Qu'on retire du pain de blé ou du pain sans gluten de son alimentation, le résultat est le même. Les aliments sans gluten ne sont pas moins caloriques !

 

-Les intolérants remplacent les aliments qui leur sont interdits par d'autres aliments sans gluten, ni protéines de lait, à base de riz, de sarrasin, de quinoa, soja... Au final, les calories restent les mêmes sur une journée. On maigrit uniquement si on les retire de son alimentation sans les remplacer. Et là, on parle bien de régime (et qui dit régime, dit impossible à tenir sur le long terme. Tant qu'on fait jouer sa volonté, ça marche mais maintenant, on sait que la volonté dans un régime n'a qu'une durée de vie limitée dans le temps). 

 

-L'alimentation sans gluten-protéines de lait n'est pas une lubie, un effet de mode pour certains comme moi ou tous ceux qui sont céliaques ! On subit notre alimentation car on n'a pas le choix. Le problème, c'est qu'à en faire un truc à la mode, dans la restauration, lorsqu'on demande un plat sans gluten-protéines de lait, il arrive qu'on nous rigole au nez en se prenant dans la tête « vous êtes au régime ? » sur un ton goguenard alors que non, je suis malade, connard ! (petite réplique savoureuse empruntée humblement à notre grand philosophe français, Jean-Marie Bigard).

 

J'en suis venue (sur les conseils avisés de mon gastro) a parlé d'allergie au gluten-protéines de lait (alors que non, en consommer ne me fait pas mourir sur le champ, juste perdre quelques 20 ans de durée de vie) pour qu'on me prenne au sérieux (oui, l'intolérance ça fait rigoler les néophytes, l'allergie, ça leur fiche la trouille. Ils imaginent de suite leur cliente tomber raide morte au pied du serveur. Ça ne fait pas très propre. C'est nul de mentir mais c'est malheureusement devenu nécessaire).

 

Alors me direz-vous, il vaut mieux qu'on en parle que pas du tout. Oui tant qu'on n'en fait pas une rigolade, un régime de plus partiquée par des nanas friquées (oui, manger sans gluten, ça te coûte un bras. Si tu me crois pas, va donc comparer le prix d'un paquet d'1kg de farine de blé basique à celui d'un paquet de 500g de farine de riz ; 500g parce qu'1 kg, ce serait trop effrayant et personne n'aurait les moyens de s'en acheter!).

Et par pitié, qu'on ne vienne pas me dire que tenir son alimentation sans gluten-protéines de lait n'est qu'une question de volonté car je vois rouge.

 

C'est tellement facile d'inciter les femmes, dont certaines vivent de vraies détresse face à leur poids, à se lancer dans un régime aussi restrictif avec la bonne conscience de dire que c'est bon pour la santé (à voir quels dégâts ces évictions provoqueront à la longue sur les TCA). L'alibi santé n'est viable que pour ceux qui ont des pathologies qui nécessitent l'arrêt complet du gluten, dans le cas inverse, ces évictions seront suivies, comme dans tous les régimes, d'une période de lâchage complet et là, bonjour, la contre-productivité !

 

Imaginez-vous, vous priver à vie de la bonne baguette croustillante aux céréales, des croissants chauds, des pizzas, tartes, gâteaux, glaces, churros, beignets... quel monde cruel! Pourquoi se faire tant de mal quand on n'y est pas obligée (ça frôle le masochisme!)

 

Un régime reste un régime, quel qu'il soit ! Et vous l'aurez compris, je suis une fervente anti-régime. Quand je vois tout le mal que les régimes ont pu me faire ! Quel gachis, quel temps perdu.

 

D'ailleurs, pour ceux qui partagent mon opinion, venez voter la pétition : no-régime.

 

Et merci, à tous ceux qui sont allés au bout de mon billet (oui, j'ai fait long aujourd'hui). Vous avez été pugnace. Et c'est tout à votre honneur ! (oui, je flatte mes lecteurs maintenant! Les temps sont durs, on fait tout ce qu'on peut pour les garder).

 


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L'hyperphagie n'est pas une fatalité.

Publié le par teparlerdemavie

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Comme je l'ai écrit ici, j'ai longtemps mangé en cachette. Par honte, par culpabilité, jusqu'au jour où j'ai réalisé que se cacher des autres pour manger était pire que tout.

 

Le jour où j'ai mis un mot sur ce dont je souffrais, j'ai accepté de ne plus me considérer comme un monstre mais comme une personne fragile qui avait avant tout besoin de soutien.

 

J'ai cherché des solutions pour m'en sortir. J'ai lu de nombreux livres qui traitaient le sujet (dont "Osez avoir faim" de Geneen Roth) et je me suis observée pour comprendre comment j'avais pu en arriver là.

 

La 1ère solution a été de me déculpabiliser.

 

Non, je n'étais pas coupable de mes crises. Et je n'étais ni nulle, ni sans volonté.

 

La 2e solution a été de chercher comment me défaire de ses crises.

 

Geneen Roth est une femme qui a longtemps eu des problèmes de poids et qui, un jour, a décidé de s'en sortir en refusant tout régime. Dans son livre elle donne des conseils très intéressants sur la gestion des crises.

 

Par exemple, elle explique qu'il faut cesser de se cacher pour manger et oser affronter ses compulsions devant témoin. Ça les rend existantes, on ne peut plus les nier.

 

Il est nécessaire aussi de mettre « en scène » ses crises. On sait qu'on va craquer, le besoin de manger est irrépressible, on ne peut pas aller contre cette pulsion. Alors, au lieu de vider le frigo, debout dans la cuisine, on choisit de s'installer à table, de sortir ses couverts, une belle assiette et de disposer sur la table tout ce qu'on veut engouffrer.

 

Et on accepte de ne pas pouvoir faire autrement. Le fait d'accepter cette faiblesse nous permet de ne pas nous fustiger. La crise est là, on ne peut pas l'éviter. Et on mange, en pleine conscience.

 

On s'oblige à relever la tête de son assiette à intervalle régulier et on s'interpelle à haute voix : « je n'ai pas faim mais j'ai besoin de manger, je ne peux pas m'en empêcher ». On peut aussi énumérer les raisons qui ont déclenché notre crise. Et on garde le mental présent, dans l'instant, on ne le laisse pas s'échapper, on ne se met pas en mode « pilotage automatique », on garde la conscience bien ancrée dans le présent.

 

On explique pourquoi on en est arrivée là. Par exemple, si l'on s'est disputée avec un ami et qu'on ne supporte pas s'être fâchée, on l'exprime : « Je suis fâchée contre lui mais est-ce que d'avaler cette glace va changer la situation ? » Et là, on cherche qu'elle pourrait être la solution : « je sais que de manger ne résoudra rien par contre, lui téléphoner, m'expliquer ou m'excuser pourrait débloquer cette situation qui m'est intolérable ».

 

Et on ne perd jamais de vue que c'est une épreuve pour nous et non une faiblesse alors on se console après chaque crise, on s'offre du réconfort et beaucoup d'amour au lieu de se fustiger et de s'insulter.

 

Pour résumer :

 

-Je ne me cache plus pour manger.

-Je m'installe à table

-Je mange en pleine conscience

-Je garde mon esprit présent (je ne le laisse pas s'échapper loin de ce que je suis en train de faire)

-Je m'interroge sur les raisons de ce besoin de manger

-je ne culpabilise pas.

-Je garde un regard aimant sur moi.

-Je m'aime

 

 

Et c'est ainsi que petit à petit on parvient à faire cesser les compulsions : en comprenant les raisons qui nous poussent à engloutir des tonnes de bouffe et en cherchant des solutions autres que la nourriture.

 

Et si dans un 1er temps, ça ne fonctionne pas (il faut savoir être patient), on se répète : « je mange parce que je ne peux pas faire autrement pour le moment ». Et on déculpabilise ! On ne se fait aucun reproche, on ne se dévalorise pas !

 

Oui, au début, on continue à compulser mais petit à petit les crises vont s'espacer pour ne devenir qu'épisodiques. Et même la quantité va changer. Je me rends compte que lorsque je compulse, la quantité de nourriture que j'ingurgite n'a plus rien à voir avec celle du début.

 

Maintenant je compulse une fois de temps en temps. Quand je sens venir ce besoin incontrôlable de manger, je le fais mais je m'interroge tout au long de la crise et ces interrogations parviennent à stopper net ma compulsion. Après, je reprends le cours normal de ma vie avec même une force supplémentaire car chaque crise représente un événement ingérable que j'apprends à comprendre pour me surpasser.

 

On n'est pas des merdes parce qu'on a des difficultés à gérer ses émotions, ses difficultés ! On est seulement des êtres humains.

 

Et comme tout être humain, on a des faiblesses mais notre force, notre courage, c'est de l'admettre, de les regarder en face et de faire l'effort de s'en sortir.

 

Oui, notre force, c'est d'avoir ce désir de s'en sortir.

 


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