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82 articles avec de a(pfeldorfer) a z(ermati)

Face à face.

Publié le par teparlerdemavie

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Je crois qu'il y a un avant mon passage dans cette cabine et un après. Lorsque j'en suis ressortie, je n'étais plus la même.

 

Comme chaque année, au moment des soldes, je vis (comme beaucoup de femmes) le terrible traumatisme de la cabine d'essayage. Il faut dire que je n'ai pas de miroir chez moi, je ne me vois donc de plein pied que les quelques fois dans l'année où je fais du shopping.

 

Cette année avait une saveur (amer) particulière puisque je n'avais jamais atteint un poids aussi élevé de toute ma vie même si j'avais décidé de ne plus m'en vouloir, ni de culpabiliser (il n'en demeurait pas moins qu'affronter les terribles miroirs des cabines effroyablement éclairées était une véritable épreuve).

 

Je suis rentrée dans ce grand magasin avec le désir profond de me faire plaisir et cela passait par m'offrir une robe enfin à ma taille et non 1 (voir 2) taille trop petite dans l'hypothèse invraisemblable que je perdrais peut-être du poids dans les 3 prochains mois.

 

J'avais décidé d'être honnête avec moi-même et de m'habiller de façon à être à l'aise pour ce jour-là et celui d'après au lieu d'anticiper quelque perte que ce soit.

 

C'est donc les bras chargés de robes à ma taille (du moins, celle que je pensais faire) que je suis entrée dans cette cabine, qui allait (mais je ne le savais pas encore) changer ma vie.

 

Je me suis déshabillée en esquivant le miroir, mes yeux fermés, histoire de ne pas tomber à la renverse devant l'image de mon corps difforme. Puis, j'ai bien dû les rouvrir pour vérifier si la robe que je venais d'enfiler m'allait... ou non.

 

Et là, grand choc ! Je me suis vue et je ne me suis pas reconnue. La robe était trop serrée, elle me boudinait (j'avais pourtant pris la plus grande taille du portant), je l'ai donc enlevée pour me faire face et regarder vraiment ce corps qui ne pouvait m'appartenir.

 

Je n'ai pas détourné le regard une seule fois, j'ai posé mes mains sur toute cette chaire qui était mienne et j'ai réalisé, pour la première fois, tout le mal que j'avais pu me faire.

 

Ce corps était le mien et pourtant je l'avais traité comme un ennemi.

 

J'ai réalisé, pour la première fois, tout ce qu'il avait fait pour moi, toute cette abnégation dont je n'étais pas consciente. Il avait porté mes enfants, il m'avait permis de lutter contre mes angoisses en se forgeant une sublime carapace, il avait subi toutes mes colères, mes déprimes et mon profond sentiment d'abandon.

 

Car sous mes yeux, c'est un corps à l'abandon que je voyais. Un corps délaissé comme une chose que l'on n'aime plus, qu'on s'est même mise à haïr.

 

J'ai soudain ressenti un élan d'amour incroyable, une envie irrépressible de m'amender et de lui offrir toute l'attention qu'il méritait, toute l'affection que je lui refusais jusqu'à maintenant en le tenant pour responsable de mon malheur

 

Ce corps, c'est le mien, c'est à moi de l'aimer et de le porter le plus loin que durera ma vie.

 

Je suis ressortie de cette cabine bouleversée mais follement enthousiaste à l'idée de lui rendre un peu de tout ce qu'il a pu me donner tout au long de ces 40 années.

Oui, ce jour-là, j'ai vu le pire... mais surtout le meilleur.

Oui, ce jour-là, ma vie a basculé, j'ai enfin compris que j'avais un corps et pas seulement un mental.  


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La pleine conscience.

Publié le par teparlerdemavie

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«La pleine conscience est un chemin d’ouverture, de sérénité et d’amour qui nous libère de nos peurs, nous réconcilie avec notre corps et nous offre de vivre chaque seconde avec intensité». Guillaume Rodolphe


Grâce à ma thérapeute psycho-corporelle, j'ai pris conscience, il y a peu, de l'importance de savoir vivre pleinement le moment présent.


J'ai passé beaucoup de temps à faire perdurer un passé révolu, pour garder à vif mes regrets, histoire de bien ressasser mes échecs. J'ai tout autant perdu mon temps à me projeter dans un hypothétique avenir dans le seul but de fuir ma vie actuelle.


Jusqu'à ce que je réalise que la vie, elle ne s'imagine pas, elle ne se regrette pas, elle se vit tout simplement et si l'on se perd dans l'avant et l'après, elle défile à toute vitesse sous nos yeux ahuris et finit par nous échapper complètement.


L'exercice de base que j'ai pratiqué est à portée de tous, il s'agit d'observer ce qui se passe en nous, sans porter de jugement, être présent tout simplement. Il suffit d'être attentif à sa respiration, aux sensations corporelles, aux pensées qui défilent. On ne les empêche pas d’arriver, on les observe, on les écoute sans prendre parti puis on les laisse filer en se recentrant sur soi et sa respiration.


On habite son corps. On ne l'abandonne plus en laissant son esprit prendre le pouvoir. Nos pensées sont puissantes et parfois terribles. Combien de fois nous sommes-nous jugés cruellement, sans concession, avec plus de force et de haine que nous ne l'aurions fait envers notre pire ennemi.


Notre regard sur nous est critique. Nos pensées sont incessantes et ne laissent que peu de place aux sensations, au ressenti.


La pleine conscience consiste à intensifier sa présence à l'instant, à s'immobiliser pour s'en imprégner, au lieu de s'en échapper ou de vouloir le modifier par l'acte ou la pensée.


Ces exercices m'ont beaucoup aidé lors des repas pour ressentir la faim et la satiété (j'en parle ICI) maintenant, ils me permettent de vivre ma vie avec plus d'intensité, de ne plus passer à côté des belles choses avec un regard blasé, de réaliser que mes pensées ne sont pas toujours représentatives et qu'elles voient mon corps à travers une loupe grossissante. Mon ressenti évolue pas à pas, mes perceptions s'affinent.


Exemple d'exercice :

J'arrête mon activité, je choisis un moment propice à la détente, lorsque je suis seule, sans télé, ni PC ou radio. Rien que moi... et je me laisse porter par les sensations qui envahissent mon corps. De la chaleur, une tension, un relâchement bien perceptible... Mon esprit vagabonde, il m'impose ses pensées, je ne les fuis pas, j'écoute, sans jugement, puis je les laisse partir au loin, je reprends conscience de mon corps, des douleurs que l'immobilité peuvent réveiller, je les observe, les visualise. Je peux même tenter de les décrire : elles sont aiguës, lancinantes, forment une boule de feu qui me brûlent tout le corps puis, si je reste dans le ressenti, je vais réaliser que cette sensation désagréable s'apaise peu à peu. Ma peau devient insensible, mon corps s'adapte et la douleur disparaît pour laisser place à de la douceur.

Et même si mes pensées s'immiscent régulièrement, elles m'affectent de moins en moins et finissent pas s'apaiser elles aussi.


Dans la vraie vie, cela se traduit par une meilleure perception de soi, à une aptitude nouvelle à voir son environnement quotidien différemment et à positiver en toute circonstance. J'apprécie mon trajet en voiture, j'y vois un moment de solitude agréable au lieu d'une perte de temps. J'apprends la patience, le bonheur, la joie.


Et je n'anticipe jamais. Anticiper, c'est susciter des craintes, déclencher des angoisses, réveiller des peurs profondes.


Être là, à chaque instant de sa vie est essentiel. Et grâce à cette conscience, on en a fini avec l'obsession de l'avenir et les angoisses qui en découlent car on sait que l'avenir ou le passé n'ont plus aucun pouvoir de destruction sur nous puisque seul le présent est important. Nous voilà libéré de tant de fardeaux !


Je suis là, dans l'ici et maintenant, j'existe, je ressens, je vis.


J'ai lu 3 livres formidables sur le sujet :

« Méditer, jour après jour » de Christophe André

« La plénitude de l'instant » de Thich Nhat Hanh

« Le pouvoir du moment présent » d'Ekhart Tolle

 

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Mon corps... mon amour.

Publié le par teparlerdemavie

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C'est fou ce que ma vie a changé en quelques semaines seulement.

 

Depuis plusieurs mois, je travaille la confiance, l'estime de moi avec une thérapeute et cela passe aussi par l'acceptation de mon corps.

 

Pendant longtemps l'image que j'avais de mon corps était faussé. Je le voyais comme un traitre qui ne voulait pas se laisser dominer, qui luttait contre l'asservissement. Et je n'y voyais rien de choquant à penser cela! Qui est le maître de son corps, si ce n'est nous-même ?

 

Parce que soyons honnête, infliger des régimes de plus en plus draconiens à son corps, ça n'est pas, pour ainsi dire, une marque d'affection et d'amour de soi.

 

N'avez-vous pas remarqué que plus vous faites de régimes, plus vous allez vers l'extrême ? Et moins votre corps perd et plus vous le punissez en lui infligeant de terribles sévices (s'affamer est une torture que l'on ne souhaiterait à personne mais qu'on impose à son propre corps).

 

Il y a les régimes qui donnent bonne conscience : le fameux régime équilibré mais qui t'interdit tout aliment plaisir ou la chrononutrition qui nous fait croire que l'on peut manger de tout mais qui oublie de préciser qu'à aucun moment, on ne pourra suivre ses envies et besoins personnels. Je ne sais pas vous mais le fromage, j'en ai toujours eu envie le soir lors du repas familial et la salade de fruits, le matin.

 

Il y a les régimes qui encrassent : les régimes hyperprotéinés m'ont fichus le système digestif en l'air. Je savais que mon corps réagissait mal mais ça ne m'empêchait pas de poursuivre.

 

Il y a les régimes dits « exotiques » qui n'ont d'exotique que le nom : on s'imagine mince sur une plage de sable fin assise sous un cocotier avec une mer turquoise en face de soi. Mais la réalité est tout autre ! Au bout de 2 jours d'ananas, la plage et les cocotiers, tu les voues à l'enfer !

 

Des régimes, il y en a des centaines. J'en ai fait des dizaines. J'ai presque toujours perdu du poids.

Mon seul échec a été avec la journée « citron » où tu dois boire 1litre et demi de jus de citron agrémenté de gingembre et d'un peu de sirop d'érable. C'était sensé me faire perdre 1kg, je me suis affamée pour seulement 100g.

 

Oui, j'ai presque toujours perdu du poids mais j'ai toujours tout repris voir beaucoup plus car les régimes n'abordent jamais le point de vue émotionnel.

 

Car chez beaucoup de personnes le poids n'est pas une question alimentaire à proprement dit. Je suis persuadée que plus de la moitié des régimeuses pourraient ouvrir un cabinet de diététicienne tant elles connaissent les aliments, la table des calories, la fameuse pyramide alimentaire sur le bout des doigts.

 

Alors pourquoi regrossissons-nous ?

 

Parce que pour beaucoup la vie n'est pas un long fleuve tranquille et que très souvent le réconfort, le courage, la force... on a pris la facheuse habitude de les puiser dans la nourriture.

 

La nourriture représente tant dans l'imaginaire de chacun : la douceur, l'amour maternel, l'enfance, le plaisir mais très vite on peut passer de gourmet à goinfre sans transition, si l'on est du genre à se laisser dominer par les émotions. Et je ne parle même pas du métabolisme complètement détraqué par les diètes successives !

 

J'ai compris ça le jour où j'ai ouvert le livre de Zermati et que j'ai réalisé que je n'étais pas un être faible et sans volonté mais une victime de mes émotions et de mon passé de régimeuse.

 

Je croyais savoir gérer mes émotions... je me trompais grandement. Et de le reconnaître m'a soulagé d'un poids énorme. Non, je n'étais pas une ratée incapable de maigrir, je ne savais tout simplement pas gérer mes émotions, les aléas de la vie autrement que par la nourriture.

 

Non, mon corps n'était pas un être perfide qui avait pris le pouvoir sur ma volonté.

 

Et cela m'a profondément bouleversé et a profondément changé ma vie.

 

Je suis une femme volontaire qui a juste perdu ses sensations et l'amour de soi dans le dédale des régimes. Et qui a abandonné son corps sur le bord de la route comme un pauvre chien dont on ne voudrait plus.

 

Oui, j'ai conscience aujourd'hui que je m'étais totalement délaissée. Comment peut-on se détester au point de s'infliger tant de souffrance ?

 

Retrouver l'amour de soi a été bien plus long que je ne l'imaginais. J'ai réalisé à quel point j'en voulais à mon corps, à mon organisme d'avoir lutté contre la perte de poids, de ne pas s'être pliée à ma volonté.

 

Avec tout ce que je lui ai infligé comme diète et comme sport, il aurait dû être mince et souple ! Et non, il persistait à être gras et raide ! Quelle insulte !

 

Mais le jour où j'ai compris tout cela, les larmes ont coulé tant j'ai réalisé l'horreur de mon attitude. Ce jour-là, mon corps, meurtri, m'aparaissait sous mon regard contrit comme la plus belle preuve d'amour qui soit.

 

Mon corps, je l'aime. Il est mien et comme tous les êtres qui me sont chers, je veux l'aimer et le protéger et c'est ce que je compte faire à présent chaque jour, chaque minute, chaque seconde... et cet amour, aujourd'hui, il me le rend bien.

 

Notre corps n'est pas ingrat (un gras), il est la partie la plus importante de nous et avec beaucoup d'amour et d'attention, il saura nous montrer le bon chemin.

 

 

 

 

 

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Bilan de ma fin d'année.

Publié le par teparlerdemavie

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Il serait peut-être temps que je fasse le bilan de ma fin d'année. 

 

Alors, où en suis-je côté poids ?

 

Depuis très longtemps, chez moi, les fêtes de fin d’année ont toujours été synonymes de prise de poids. Entre 2 et 3 kg, histoire de bien débuter l’année et de ne pas regretter la précédente.

 

Et chaque année ma résolution première est bien évidemment : perdre du poids !

 

Cette année, forte de mes 6 mois d’expérience avec zermati, j’étais on ne peut plus confiante. 

 

Dès mes premiers jours de congés, j’ai été légèrement collée aux placards de ma cuisine mais je dois avouer que j’ai eu de bons camarades de jeux. Mes enfants, qui ne manquent pas d’appétit, m’ont accompagnés dans mes gargantuesques goûters et en-cas. Car, oui, j’aime les collations impromptues à toute heure, dès que le faim se fait un tantinet ressentir.

 

C'est donc, lestée de 2 kilos supplémentaires que j'ai achevé mes congés mais la nouveauté a été de deux ordres :

-Tout d'abord, j'ai pris beaucoup de plaisir à manger, je n'ai jamais culpabilisé, ni regretté quoi que ce soit.

-Et, je suis parvenue à me réguler le restes des fêtes, ce qui fait que je n'ai rien pris lors des 2 semaines qui ont suivi mes congés (avant noel) et ça, c'est une sacrée victoire. Je me suis même délestée de quelques grammes malgré les superbes réveillons que nous nous sommes offerts.

 

Et depuis, je perds tout doucement. 

 

J'ai passé une étape importante. Je me soucis de moins en moins de mes sensations, dans le sens où je n'ai plus à me concentrer sur mon estomac lorsque je mange, cela devient naturel. C'est comme si j'avais toujours suivi mon instinct pour m'alimenter, c'est reposant.

 

Alors, je en sais pas encore où tout cela va me mener côté poids. Je ne connais pas mon poids génétique mais je m'accorde du temps. Je ne suis plus pressée, je deviens patiente.


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Pleine confiance.

Publié le par teparlerdemavie

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C’est fou comme j’ai progressé dans mon zermatage ces dernières semaines.

 

La preuve, je ne me soucis quasiment plus de ce que je mange, du moins, du point de vue quantité. Mes sensations viennent d’elles-mêmes, je ne me scrute plus comme avant. Cette sensation d’évidence, de facilité me fait beaucoup de bien.

 

Quand je pense que j’ai passé des années à me torturer l’esprit et le corps avec ces fichus régimes qui ne marchaient que le temps de le dire, là, je ne me suis jamais sentie aussi libre et aussi bien dans mon corps.

 

Et faut croire que mon poids continue à baisser, j’arrive depuis 2 jours à fermer la fermeture éclair de mon blouson ! C’est excellent !

 

Et que dire de ces fêtes de fin d’année que j’aborde avec sérénité. Les repas ne me font pas peur, je me sens suffisamment forte pour apprécier sans me faire exploser la panse.

 

Ce sentiment de puissance est extraordinaire, je me sens forte, vivante et ça fait un bien fou !!! 

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