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22 articles avec l'art de l'essentiel.

Nos priorités.

Publié le par teparlerdemavie

Nos priorités.

Un jour, un vieux professeur de l'École Nationale d'Administration publique (E.N.A.) fut engagé pour donner une formation sur la planification efficace de son temps à un groupe d'étudiants. L’enseignant n'avait qu'une heure pour faire passer sa matière.

Debout devant ce groupe qui se tenait prêt à noter tout ce que l'expert allait enseigner, le vieux professeur les regarda un par un, lentement, puis leur dit:

-Nous allons faire une expérience.

De dessous la table, il sortit un immense pot de verre de plus de quatre litres qu'il posa délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de gros cailloux et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu'au bord et qu'il devint impossible d'y ajouter un caillou de plus, il leva les yeux vers ses élèves et leur demanda:

-Est-ce que ce pot est plein ?

Tous répondirent: Oui !

Il attendit quelques secondes et ajouta:

-Vraiment ?

Alors, il se pencha de nouveau et sortit cette fois un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux et remua légèrement le pot. Les graviers s'insinuèrent entre les cailloux... jusqu'au fond du pot.

Le vieux professeur leva les yeux de nouveau vers son auditoire et redemanda:

-Est-ce que ce pot est plein ?

-Oui !

Il se pencha encore une fois et sortit un seau de sable. Avec soin, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier. Encore une fois, il demanda:

-Est-ce que ce pot est plein ?

Cette fois, sans hésitation et en chœur, les brillants élèves répondirent: " Non! "

-Bien ! répondit le vieux professeur.

Et comme s'y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d'eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu'à ras bord. Puis, il posa deux tasses de café sur le bureau. Le professeur leva alors les yeux sur son groupe et demanda:

-Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ?

Le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondit:

-Cela démontre que, même lorsque l'on croit que notre agenda est complètement rempli et si on le veut vraiment, on peut encore y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire.

-Non ! répondit le professeur, ce n'est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante: si on ne place pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais faire entrer tous les autres ensuite.

Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l'évidente pertinence de ces propos.

Le vieux professeur leur dit alors:

-Quels sont les gros cailloux dans votre vie ? Votre santé ? Votre famille ? Vos amis ? Réaliser vos rêves ? Faire ce que vous désirez ? Apprendre toujours et encore le plus de choses possible ? Défendre une cause ? Vous relaxer ? Prendre le temps ? Ou... tout autre chose ? Ce qu'il faut retenir, c'est l'importance que revêt le soin de mettre ses gros cailloux en premier dans sa vie; sinon on prend le risque de ne pas réussir... sa vie. Si l'on donne la priorité aux peccadilles, le gravier, le sable, on remplira sa vie de peccadilles et l'on n'aura plus suffisamment de temps et de place à consacrer aux éléments importants de la vie. Alors n'oubliez pas de vous poser vous-même la question suivante: quels sont les gros cailloux dans ma vie ? Ensuite mettez-les en premier dans votre pot, dans votre vie.

-Et quel est le rôle des deux cafés ? demanda une élève.

-Parce que même si votre vie est remplie, il doit toujours y avoir de la place pour un café à partager avec un ami.

D'un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et d'un pas tranquille, quitta la salle.

 

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Mes petites envies de janvier.

Publié le par teparlerdemavie

Mes petites envies de janvier.

Ce mois-ci, j’ai envie de me pencher sur certains sujets que j’ai tendance à fuir un peu trop souvent, comme mes émotions (je ne sais pas vous mais elles sont un peu exacerbées chez moi en ce début d’année), mes besoins (et ça passe par la pleine conscience) et mes plaisirs.

Alors, c’est parti pour un moi(s) d’attentions et de bien-être.

Mes petites envies de janvier :

Accepter mes émotions au lieu de les planquer au fond du placard (et les empêcher de sortir en bloquant obstinément la porte).

Dire à mon corps que je l’aime et lui répéter un peu, beaucoup, passionnément, à la folie !

Faire un minimum de pleine conscience et quelques exercices d’ancrage faciles qui ont prouvé leur efficacité (quand ça marche, pourquoi s’en passer !)

Cesser de me dire chaque matin : ce soir je me couche tôt… et le faire au moins une fois par semaine.

Chanter à tue-tête dans ma voiture, juste parce que ça fait un bien fou.

Sortir et profiter du soleil tant qu’il daigne pointer le bout de son nez. Et accessoirement, cesser de me comporter e recluse et prendre un bain de foule.

Accepter les mains tendues et cesser de croire que je dois être forte et m’en sortir seule.

Continuer de lire, lire et relire encore (j’adore ça pourquoi m’en priver).

Rester optimiste, oui la vie est belle !

Croire mes enfants quand ils me disent que je suis une maman géniale.

Et enfin, petite résolution du mois : ranger le sapin (et ses décorations) avant le 31.

Ce mois de janvier sonne comme un beau réveil après une fin d’année un peu endormie.

 

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Un jour sans fin.

Publié le par teparlerdemavie

Un jour sans fin.

Je voudrai que dimanche jamais ne prenne fin.

Bien au chaud en sécurité dans mon cocon douillet, lundi ne serait plus qu’un lointain souvenir dont jamais nous ne reparlerions.

 

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C’est en lisant vos blogs que j’ai retrouvé l’envie d’écrire.

Publié le par teparlerdemavie

C’est en lisant vos blogs que j’ai retrouvé l’envie d’écrire.

Il y a quelques jours, en pianotant sur mon clavier, je me suis, presque malgré moi, retrouvée plongée dans la lecture de blogs que je n’avais pas lus depuis de très longs mois.

C’est, je dois dire, ce retour dans le passé (comme revoir d’anciens amis perdus de vue) qui m’a fait prendre conscience à quel point écrire me manquait. Jusqu’à présent, lorsque l’envie me prenait de me replonger dans cet univers, je détournais vite mon attention de cet embryon de désir et m’attardais sur ce qui, je le croyais, avait plus d’importance : la vraie vie.

La vraie vie, comme si mes messages écris avec mon coeur et mes tripes, dans une sincérité brutale, n’avaient aucune valeur ou n’étaient que des chimères hors temps qui m’éloignaient de la réalité, l’effroyable réalité de la vie. Le truc terre à terre que l’on doit fouler d’un pas lourd pour s’y ancrer corps et âme.

Et si s’évader un peu chaque jour ou au moins de temps en temps, était finalement la clé d’une vie épanouie, un mélange de raison pour affronter son quotidien pas toujours très drôle et de fantaisie où l’imagination devient la reine du bal ?  

Et c’est en lisant vos blogs que m’est revenue l’envie d’écrire.

J’ai enfilé mes souliers à paillette, repris ma « plume » virtuelle et suis partie rejoindre ce bal où dansent les plus belles écritures. Alors un grand merci à tous les blogueurs qui offrent de petits bouts de leur vie, de leur passion, de leur art et d’eux-mêmes, à tous ceux qui s’y arrêtent quelques instants.

Merci !

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Le silence.

Publié le par teparlerdemavie

silence

 Je parle, discute, polémique, réponds, rétorque, m’insurge, approuve, allègue, disserte, désapprouve, accueille, enjoins, manifeste, réagis, encourage, apaise, accompagne, bavarde, réplique, interviens, aime…

Toutes les situations sont bonnes pour m’exprimer, dire par des mots choisis ou non, mon ressenti, mes pensées plus ou moins profondes, mon amitié, mes attentes, mes peurs, mes joies et mes peines.

J’aime la parole comme j’aime l’écrit.

Je la vénérais,  la vénère et la vénèrerai.

Je suis une bavarde invétérée qui connaît la puissance des mots et qui aujourd’hui apprend la puissance des silences.

Le silence a toujours été effrayant à mes yeux. N’y a-t-il plus angoissant que de faire face à ce vide de mots, de paroles ?

Garder le silence, c’était me retrouver sur une corniche surplombant un gouffre et devoir regarder en bas en luttant contre l’envie folle de me laisser engloutir par le néant.

Garder le silence était une douleur, une frustration gigantesque qui me prenait aux tripes et menaçait de me submerger à chaque instant. 

Garder le silence était accepter la mort, s’éteindre peu à peu, glisser vers le néant. Disparaître, s’étioler, se condamner. 

Et puis, j’apprends la force du silence.

J’apprends, la justesse du silence.

J’apprends l’amour du silence.

Les regards qui s’accrochent, les mains qui se tendent, les épaules qui se libèrent des tensions.

Je ferme les yeux, je me tais et j’écoute.

Les mots, parlés ou écrits, ont ce pouvoir de nous transporter, de nous permettre de nous faire comprendre, d’être des hommes et des femmes entiers. Les silences font vibrer notre âme, nous emplissent d’émotion et de force.

J’oublie la parole qui blesse et tue et ne garde que celle qui donne l’amour.

J’oublie le silence qui gêne et détruit et ne garde que celui qui aime et apporte.

« Le silence a le poids des larmes » Louis Aragon.

« Le silence permet de trouver son destins ». Lao-Tseu.

« L’arbre du silence porte les fruits de la paix ». Proverbe arabe.

Photo Deviantart "Silence" by JeanFan

 

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