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54 articles avec mes questions existentielles.

Pour ou contre la fessée.

Publié le par teparlerdemavie

Pour ou contre la fessée.

Je suis effarée de voir qu’en 2015 il y a encore des groupes de personnes qui prônent la liberté d’avoir le choix de punir son enfant avec une fessée.

Comment peut-on accepter de penser qu’une fessée puisse être un bon moyen d’éducation ? Je dis « penser » parce que j’imagine que ces gens qui en parlent ont réfléchi « froidement » à ce qu’impliquait une fessée sous prétexte de vouloir éduquer son enfant. On ne parle pas d’un geste inacceptable commis dans le feu de l’action, suite à la perte de contrôle d’un adulte qui soumet ainsi son enfant à son autorité. Non, on parle bien d’une réflexion à froid !

Je suis choquée d’entendre tous ces participants au débat raconter comment ils en ont reçu enfant et comme ça leur a permis de filer droit et d’obéir aux adultes.

Car c’est bien ça le problème, éduquer son enfant par la terreur du châtiment corporel, par l’humiliation, n’amène qu’à lui faire craindre l’adulte sans lui apporter une quelconque leçon éducative. Si pour l’adulte, son seul désir est de se faire craindre pour le mettre au pas, waouh ça prouve à quel point notre société va mal et qu’elle est restée coincée à l’époque médiévale.

Tout ça me rend tout simplement dingue. On sait que la violence engendre la violence. Et puis, ça commence par la fessée très jeune mais plus tard lorsque l’enfant atteint ses 10-12 ans, ça mène à quoi ?

Et où est l’amour dans tout acte violent ? Car oui, je trouve la fessée d’une violence extrême du point de vue de l’enfant qui la reçoit.

Alors je ne comprends pas ceux qui s’opposent à cette loi, je ne comprends pas ceux qui demandent que leur droit à commettre des châtiments corporels soit préservés, je trouve ça extrêmement déplacé.

Depuis le début de cette polémique, je suis choquée ! Notre pauvre pays a des façons bien particulières de se manifester. Après les « anti-mariage pour tous », voilà les « pro-fessée ». Ça nous promet un bel avenir de douceur et de démocratie !

Non, on ne rentre pas dans le crâne d’un enfant (car la fessée est principalement réservée aux jeunes enfants) des valeurs éducatives par la violence. Ces valeurs on leur inculque par le dialogue, la communication, la patience, l’explication, l’amour et uniquement ça !

Et quelle personne peut dire que ça n’a pas d’impact sur l’enfant ? C’est pourtant ce que j’entends depuis des jours. Alors pourquoi je m’en souviens encore moi-même et que ça me met en rage rien que d’y penser 40 ans plus tard ?

Et le truc extraordinaire, c’est d’entendre ceux qui disent « je n’ai pas le temps d’expliquer à mon enfant comment se comporter, une fessée a l’avantage d’avoir un effet immédiat ! »

C’est d’une tristesse absolue et je crois que chaque enfant mérite qu’on prenne le temps de lui expliquer les règles et les devoirs sans en arriver au châtiment corporel.

Peut-être que certains parents complètement désemparés auraient besoin d’une aide.

Alors oui, je suis pour cette loi, ne serait-ce que pour faire comprendre à chaque parent ou adulte que son comportement violent n’est pas acceptable et qu’il doit se remettre en question. Si ça peut les faire réfléchir, c’est déjà ça de gagné. L’enfant n’est pas un défouloir.

Éduquons les parents, apprenons-leur à communiquer et à respecter leurs enfants. Et apprenons à tous ces adultes qui prônent le châtiment corporel que d’ériger leur supériorité de la sorte n’est pas, à mon avis, très glorieux.

L’infant mérite qu’on lui fasse le cadeau d’être attentif à lui. L’amour a bien plus de valeur éducative que la violence.

 

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Bonheur ou plaisir?

Publié le par teparlerdemavie

Bonheur ou plaisir?

Hier, j’écoutais une émission à la radio où il était question de l’inaccessible « Bonheur » avec un grand B.

L’invité a alors expliqué en quoi notre quête était souvent vaine et désespérée car nous confondions bonheur et plaisir.

Le plaisir est quelque chose que l’on se donne, que l’on s’offre et qui nous fait du bien, nous rend heureux. C’est un instantané qui se grave dans notre mémoire et notre corps. Alors que le bonheur implique le fait qu’il soit partagé.

C’est ainsi que beaucoup de ceux qui sont dans une quête solitaire du Bonheur en arrivent à souffrir de ne jamais parvenir à l’atteindre car le bonheur n’existe que dans le partage.

Pour exemple, il raconte l’histoire de cette jeune femme qui, en passant devant une boulangerie, s’y arrête tant l’odeur alléchante des petits pains au chocolat lui donne envie. Elle entre et s’en offre un pour son plus grand plaisir, puis, en sortant, croise un jeune garçon, le regard éperdu d’envie posé sur sa viennoiserie. Alors dans un geste généreux, elle lui offre. De le voir rayonner, lui procure le plus grand des bonheurs.

Sans ce désir de se faire plaisir, elle n’aurait pas connu le Bonheur.

Il a conclu en disant : comme l’être humain devient de plus en plus un être solitaire (par convenance personnelle ou de façon subie) et intériorisé (tourné vers lui), il lui est difficile d’accéder à ce Bonheur absolu. Et cette quête désespérée le rend si malheureux qu’il se coupe du plaisir. Mais, ce sont les petits plaisirs qui nous ouvrent les portes du Bonheur. Sans eux, nous devenons des coquilles vides insensibles à l’autre. Alors, si chaque être humain apprenait à savourer les plaisirs qui mènent au partage, il jouirait d’un bonheur infini à portée de main.

Voilà une idée intéressante, glaner tous ces petits plaisirs du quotidien, chaque émotion, mot ou intention et les conclure par un bonheur à partager. Que d’opportunités !

 

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Une (re)naissance.

Publié le par teparlerdemavie

Une (re)naissance.

Après un premier mois de janvier éprouvant, source de bien des interrogations, j’ai eu envie de placer le mois de février sous celui du cœur.

De vous ouvrir la porte de mon passé m’a fait un bien que je n’aurais jamais imaginé. Je me suis sentie plus vivante que jamais avec cette force de penser que je mérite le travail de réhabilitation que j’entreprends sur moi.

Je me sens proche de moi, de l’enfant que j’étais avec un regard bien plus indulgent, un amour plein de compassion pour toutes mes souffrances passées.

Mon corps, à travers ma maladie, me rappelle comme accueillir le temps présent est essentiel car il passe à une vitesse vertigineuse. Il me donne envie de me tendre la main et de m’accompagner vers un bien-être et une sérénité toute douce.

Je dépose les armes, abaisse mon armure, m’accepte dans ma fragilité. Notre regard sur nous-même a une importance capitale car c’est lui qui nous guide vers notre façon de nous traiter. S’il est cruel, dur, impitoyable, méprisant, nos actes répondront de la même façon. Ils ne sont que le miroir de nos pensées.

Aujourd’hui, ce regard, je le veux doux, aimant, compatissant, attendri. Juste humain avec toute la fragilité de mes failles qui font de moi un être sensible pourvu d’émotions.

Et ces émotions, je ne les renie plus, du moins, je tente de ne plus les renier. Elles ont si longtemps été en moi comme des hurlements silencieux auxquels j’ai tourné le dos par peur. Elles m’effrayaient par leur puissance, balayaient tout sur leur passage et me laissaient seule, terrorisée, les mains plaquées sur les oreilles pour me soustraire de leur vacarme assourdissant.

Et tout à coup, je réalise, en faisant un pas vers elles, que ces émotions ne sont que des murmures trop longtemps ignorés. Des cris, il y en a point, les ras-de-marées n’existent que dans mon esprit perverti par des images et des mots du passé, grondant avec la puissance d’un tigre. Mais de tigre il n’y en a point non plus, seul un chaton apeuré et inoffensif me fait face dans le miroir.

Et c’est presque un éclat de rire qui m’échappe lorsque je prends conscience de cette réalité anamorphosée par des relents parasites du passé.

Ce mois de février, si court mais si intense, je l’ai vécu comme une mise au monde, la naissance d’un « moi » vulnérable, imparfait dans sa nudité mais tellement prometteur, si gorgé d’amour et de désirs.

Le désir d’apprécier ce qui m’entoure, de cueillir chaque instant, de relever le regard dans lequel il n’y a plus aucune honte, d’embrasser la douceur, la quiétude.

J’ai envie d’aller vers moi, de faire un pas à ma rencontre et de sentir au plus profond de mon être quels sont les besoins qui me nourrissent et d'y répondre de la meilleure façon qui soit.

  Je le veux, je le souhaite et surtout, je me l’accorde. 

 

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Mensonges.

Publié le par teparlerdemavie

Mensonges.

J’ai très souvent menti. Dans mon esprit, je ne mentais pas, je racontais juste des histoires. J’avais un tel besoin de reconnaissance que je m’inventais des situations qui appelleraient, j’en étais convaincue, la compassion d’autrui.

Quand tu es gamine, tu ne te rends pas compte que ça ne marche pas du tout, qu’au contraire, tes mensonges attisent la haine chez l’autre ou le dégoût, le rejet. Et puis, en grandissant, tu commences à t’écouter parler et tu entends les tas de conneries que tu débites. Et arrivent, au grand galop, la honte et la culpabilité que tu te prends de plein fouet.

Alors tu essais de comprendre, de te comprendre.

Et j’ai donc fait ce cheminement, j’avais besoin de savoir pourquoi je continuais à mentir sans raison. Et j’ai réalisé que mentir, c’était m’inventer un rôle, me créer un personnage, écrire un scénario dans lequel je serais quelqu’un d’autre. Je ne suis plus « moi », je suis autre.

J’ai souffert durant des années d’un déficit d’identité. J’étais « la méchante », c’était lourd à porter, c’était douloureux. Alors j’en ai eu marre d’avoir toujours le mauvais rôle, je me suis donc inventée des personnages comme de nouvelles identités parce que j’avais un besoin profond de reconnaissance.

Comment être aimée si on te croit méchante ? Comment être appréciée si tu tiens toujours le rôle de la méchante (pense à Nelly Olson, « la petite maison dans la prairie » ça l’a poursuivi toute sa vie) ?

Alors, j’ai endossé des rôles, porté des masques derrière lesquels je me cachais. Mais le problème, c’est qu’au fil des années, tu en viens à ne plus savoir qui tu es vraiment. Tu t’es tellement attachée à ces rôles que tu crois être eux.

Imaginez un acteur qui ne serait que son personnage. Une fois le tournage terminé, il n’aurait plus de vie, plus d’identité propre. Eh bien, c’est ce que j’ai ressenti. Un jour j’ai voulu quitté ces rôles et reprendre ma vie et là, je me suis retrouvée complètement perdue sans savoir qui j’étais vraiment. C’était extrêmement troublant.

Et qu’est-ce qu’il nous reste en dehors de ce sentiment de gâchis ? Il reste la vie, celle qu’on apprend à vivre en toute humilité, en acceptant de se tromper, de faire des erreurs, de tourner au mauvais embranchement.

J’ai appris à être une femme, j’apprends encore aujourd‘hui (car j’ai longtemps été le « garçon » de mon père pour lui faire plaisir, mais ça n’était pas moi. Pourtant je l’ai vraiment cru, j’étais parvenue à m’en persuader). J’apprends à ne plus me mettre dans un case, à ne plus être irréprochable pour faire plaisir à ma maman pour qu’elle comprenne enfin quelle chance elle a eue de m’avoir au lieu de me reprocher ma naissance. J’apprends à être moi, nue, sans masque. Je ne me connais pas encore parfaitement, je me perds souvent en chemin, je me sens amnésique, sans souvenir. J’ai encore si souvent une inconnue qui me fixe dans le miroir, je ne me reconnais pas. Qui suis-je vraiment ?

Je me découvre un peu plus chaque jour et j’entrevois une petite lumière à travers ces failles béantes qui me sautent au visage tant la douleur est profondément installée.

Je me reconstruis jour après jour, j’assemble les pièces de mon puzzle, j’en vois les contours, la couleur, et commence à en comprendre le sens. C’est tout petit, encore bien fragile mais tellement prometteur.

Et si dans votre entourage vous avez des enfants qui mentent de façon compulsive, dites-leur à quel point vous les aimez, à quel point vous êtes fiers d’eux car tout ce que l’enfant attend, espère, c’est de l’amour sans condition. Et je sais aujourd’hui, qu’avec un peu d’amour et d’attention, je n’aurais jamais eu besoin de mentir.

 

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Merci !

Publié le par teparlerdemavie

Merci !

Un grand merci pour toutes celles qui ont lues et ont commentées mes billets durant toute la semaine. Vous m’avez écrit de si jolies phrases, apporté de si bonnes idées, fait réfléchir dans le bon sens. Vous m’avez ému, touché et vous avez réveillé en moi de bien belles hypothèses qui me permettent de voir ma situation sous un angle différent.

Quel échange enrichissant !

Quel plaisir de vous lire et de me savoir moins seule.

C’était un moment que je garderai précieusement en moi tant il m’a apporté. Ces instants me donnent foi en la nature humaine, ils me confortent dans l’idée qu’il n’y a pas de fatalité, que l’on peut sortir de sa condition, de ses tourments en gardant espoir.

Par vos mots vous m’avez reboosté, vous m’avez redonné vie et envie.

Je dois cesser de m’excuser de vivre.

Je dois accepter que l’erreur est humaine et que les miennes ne sont pas pires, qu’elles ne vont pas m’anéantir, qu’elles font parties de mes imperfections et qu’être imparfaite, c’est libérateur.

Grâce à vos mots, je commence aussi à percevoir des changements dans ma façon de concevoir les choses, je me dis qu’il me fallait surtout apprendre à être indulgente envers moi et à regarder les événements sous un tout nouvel angle.

Oui, et si, au lieu de subir les réflexions de ceux qui veulent me garder à ma place de petite dernière, j’entendais un discours tout autre. Lorsqu’ils lâchent que je ne change pas et que je ne changerais jamais, si au lieu d’en souffrir, j’entendais leurs propres peurs ? N’expriment-ils pas leur peur de me voir évoluer alors qu’eux ne bougent pas ? N’expriment-ils pas leur peur que je les dépasse sans un regard en arrière ? N’expriment-ils pas leur peur d’être abandonnés ?

D’imaginer que ce qu’ils disent n’est finalement pas pour me maintenir au bout de leur laisse mais pour les maintenir, eux, au premier plan, change ma façon d’appréhender les choses.

Tout à coup, ça devient intéressant.

Tout à coup, il m’est possible de poser un regard sur eux plein d’amour et de regret pour ce qu’ils ont peur, eux-mêmes d’accomplir.

Et là, ma vie change, je ne suis plus celle qui prend la place qui ne lui était pas attribuée à la naissance mais celle qui montre la voie, qui chemine pour son bien-être.

Je n’écrase personne, je ne m’impose pas de force, je fais juste mon petit bonhomme de chemin.

Et sinon, oui, peut-être aussi m’éloigner, au moins durant ma guérison, de certaines personnes toxiques. Pour quelles cessent de me faire souffrir.

Je prends conscience que l’important aujourd’hui, c’est moi, mes enfants, mes amies, mon entourage proche et aimant. J’ai envie de les choyer sans m’oublier.

Alors un grand merci pour tout ce que vous m’avez apporté cette semaine car grâce à vous, j’ai vu quelque chose en moi, une petite étincelle qui brille dans ma nuit et m’ouvre à des possibilités dont je ne soupçonnais pas l’existence.

Vous m’avez réveillé de ma (tor)peur et par vos mots, vous m’avez fait battre le cœur.

 

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