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54 articles avec mes questions existentielles.

À ceux qui ne répondent jamais aux commentaires.

Publié le par teparlerdemavie

À ceux qui ne répondent jamais aux commentaires.

 

Il y a des blogueurs qui ne répondent jamais aux commentaires et ça m’intrigue.

Je ne souhaite surtout pas écrire un billet qui juge ou critique qui que ce soit, je ne désire pas aller dans ce sens. J’ai juste envie de savoir, de comprendre la ou les raisons qui poussent ces auteurs dont j’adore les écrits (sinon je ne laisserais jamais de commentaires), à ne jamais répondre aux commentaires.

J’en avais déjà parlé sur mon blog, il y a quelques années, ça me touchait car ça réveillait en moi une blessure de rejet disproportionnée au vue de la raison mais c’était quelque chose que je ne maîtrisais pas (ça se réveillait brutalement comme une bête endormie qui vient d’être perturbée dans son sommeil) et je ne comprenais pas ma douleur face à ça. D’un côté j'éprouvais un sentiment d'infériorité, me disant que ce que j’avais écrit n’était pas suffisamment intéressant pour être pris en compte, puis, venait l’indignation « pourquoi ferais-je l’effort pour prendre le temps d’écrire quelques mots si la personne à qui j’offre ce temps n’en a que faire? », parce que le plus douloureux est de se demander « est-ce qu’au moins, elle/il lit mes commentaires » (et ceux des autres) ?

Alors ceux qui reçoivent des centaines de commentaires, je comprends parfaitement qu’ils ne puissent répondre à tous, d’ailleurs, la plupart répondent à quelques messages, ça n’est bien évidemment pas d'eux dont je parle. Non, il y a des blogueurs qui reçoivent juste quelques commentaires (une dizaine) et ne répondent jamais à aucun d’eux. Mais pourquoi ?

Et puis, entre temps, j’ai grandi, j’ai compris que d’être ainsi ignorée avait réveillé des blessures qui m’appartiennent et ne concernent que moi, et non ceux à qui je laisse un commentaire. J’ai compris que je ne pouvais pas demander aux autres d’entendre mon besoin d’être vue, entendue. J’ai compris que je devais dépasser cela. Alors je travaille sur mon estime de moi, ma confiance en moi pour ne plus me sentir transparente, invisible aux yeux des autres.

Et je crois que je commence à sortir du besoin de ce regard extérieur, aujourd’hui, je commente uniquement par envie, poussée par le plaisir du partage et je suis toujours très heureuse d’en lire les réponses mais je ne me mets plus dans un sale état pour les autres. Mais me restent les interrogations dues à ma curiosité.

Pourquoi ne répondez-vous jamais aux commentaires ?

Est-ce que c’est juste un manque de temps, un manque d’envie ou d’avis ? Oui, parfois on ne sait pas quoi répondre, on reste en suspens, les doigts au-dessus du clavier sans savoir quoi écrire et le premier mot manque cruellement à l’appel alors on finit par déposer un « merci », « bonne journée »… juste pour dire « je t’ai lu et merci d’avoir fait cet effort de laisser un mot ».

Mais je ne pense pas que ce soit une question d'impolitesse, de manque de sociablité ou de peur, d'où mon interrogation. En fait, ça me manque juste de ne pas savoir. Comme un petit trou dans ma besace d'où s'échappe le sens. Comme un gratouillis qui te démange et se rappelle à ton bon souvenir à intervalle régulier et dès que tu poses le doigt dessus, tu ne peux pas t'empêcher de gratter jusqu'à l'apaisement (oui, gratter, parfois, c'est le bonheur!)

Voilà où j’en suis. J’espère que ce billet ne sera pas mal perçu, je ne cherche surtout pas à culpabiliser qui que ce soit, juste à comprendre alors si vous avez des réponses, je serais heureuse de les accueillir et pour moi, toute réponse est valable car elle a le mérite d’exister.

Et je sais que quoi qu’il arrive, je continuerai à commenter un billet qui m’a plu, interpellé, renseigné, éveillé ma curiosité, fait réfléchir, rire, sourire ou pleurer car j’aime ça tout simplement.  

 

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Procrastination.

Publié le par teparlerdemavie

Procrastination.

La procrastination, ça me prend toujours au moment où je dois entreprendre quelque chose qui, dans mon esprit, me paraît insurmontable, compliqué ou laborieux. Et rien que de m’imaginer passer à l’action, je me sens épuisée. Alors je tergiverse, je me plonge dans des lectures sans intérêt, je surfe sur le net, tourne en rond… avec la conscience accrue que je ne fais qu’esquiver ce que je vais bien devoir faire un jour.

J’ai parfaitement conscience que tout se passe dans ma tête. Mon esprit va se projeter et imaginer un scénario digne d’un film d’horreur dans lequel je me sens crouler sous le poids de tonnes de petits trucs qui, accumulés, prennent très vite des proportions démesurées, hors de mon contrôle.

Et toutes ces petites choses que je tarde à accomplir, alignées les unes aux autres, réveillent mes angoisses, mon sentiment d’insécurité et je me vois courir après tout ce qui doit être fait sans succès, ça me file entre les doigts et ça m’effraie.

Et cette peur ne m’insuffle pas le déclic suffisant qui me permettrait d’agir et de me libérer enfin de mes obligations que je fuis. Non, au contraire, cette peur me paralyse.

Et puis, un jour, je réalise qu’en fin de compte, de ce dont je suis fatiguée, c’est surtout de tout ce que je n’accomplis pas.

Le poids que je porte sur mes épaules n’est autre que le poids de toute cette liste des choses à faire qui s’accumulent, et devient une masse mentale énorme au point qu’elle me semble insurmontable.

C’est comme une révélation pour moi. Alors, tout à coup, je change la donne, je prends sur moi et je m’active. J’affronte mes angoisses et j’y mets un terme et au final, je vois bien que je ne me suis pas écroulée en route et qu’au contraire d’avoir fait tous mes « devoirs » m’apporte un tel soulagement que je n’en sors pas épuisée mais au contraire, bel et bien galvanisée (avec un soulagement intense que ce qui est fait n’est plus à faire et un sentiment de satisfaction d’avoir été au bout de l’épreuve avec brio).

Depuis, (je suis en phase de rodage), je note mes priorités, celles que je ne peux pas laisser traîner sous peine de voir revenir mon sentiment d’insécurité au galop et je m’y attelle (je mets, mentalement, en place, un planning du moment de la journée où je vais le faire sans y déroger).

Et, au lieu, de me sentir prisonnière de mes obligations, je m'en sens libérée.

 

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La communication non violente (suite et fin).

Publié le par teparlerdemavie

La communication non violente (suite et fin).

"Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs)" de Marshall Rosenberg. Suite et fin.

4e composante : on apprend à demander aux autres ce que nous voulons de façon claire et précise. Commencer par utiliser un langage positif : dire ce que l’on veut plutôt que ce que l’on ne veut pas. La forme négative n’est jamais entendue correctement par l’interlocuteur. Si l’on dit « je ne veux pas telle chose », la personne, inconsciemment entendra « je veux cette chose ».

Combien de disputes ai-je eu avec mon mari à cause de cette incompréhension. Si je disais par exemple « je ne veux pas que tu partes ! », il me répondait invariablement « Tu veux que je parte, c’est ça ? » (dialogue de sourd et tapage de crâne contre les murs).

Ensuite, pour être sûre d’avoir été correctement comprise (que le message que nous avons émis est bien celui qui a été reçu), demander à son interlocuteur de nous faire savoir ce qu’il a entendu.

Ce passage est hyper important. Personnellement, je me suis rendue compte que ce que je disais n’était pas toujours écouté et entendu. Pour exemple, un jour ma fille m’annonce qu’elle souhaite venir avec moi lors d’une sortie que j’avais prévue le lendemain. Je lui ai dit que j’en étais ravie. Le lendemain, elle me dit que finalement, elle préfère passer la journée avec son copain. Je me suis alors sentie frustrée et abandonnée (oui, ma petite fille intérieure aime bien faire des apparitions intempestives). Je lui ai donc expliqué que j’étais déçue qu’elle ne m’accompagne pas et que j’aurais préféré qu’elle me prévienne à l’avance.

Et là, elle commence à se plaindre que je ne suis jamais contente, qu’elle ne peut pas faire ce qu’elle veut… en gros, elle me fait un bon caca nerveux. Alors que d’ordinaire, je me serais emportée moi aussi (ma fille a 18 ans, je précise), là, je l’ai regardé dubitative et lui ai demandé de me répéter ce que je lui avais dit (merci Marshall, tu as sauvé ma journée). Et elle me sort « tu m’as dit que je n’avais pa le droit d’aller voir mon copain ! »

Et tout à coup, j’ai compris pourquoi nous étions souvent en conflit elle et moi. Je lui ai donc répété mes mots : « je t’ai dit que j’étais triste de sortir seule, je ne t'interdis pas de voir ton copain, j’aurais juste préféré que tu me préviennes à l’avance de ton désistement ».

Au final, il m’a fallu redire par 3 fois mes paroles pour qu’elle les entende enfin. Ça s’est terminé par une réconciliation, elle s’est calmée dès qu’elle a compris que je ne l’accusais pas, elle, mais que j’exprimais seulement « mes » propres sentiments.

Je voulais donner cet exemple pour expliquer à quel point la communication est quelque chose de sensible et de délicat et si je ne lui avais pas demandé de répéter mes paroles, nous n’aurions jamais pu mettre les choses au claire.

Ensuite, après avoir exprimé nos besoins (attention à ne pas les exprimer sous forme d’exigences, le ton et la forme sont importants. Nos demandes doivent être sincères objectives car si notre seule intention est de changer les autres et leurs comportements pour qu’ils se plient à nos quatre volontés, ce n’est pas la CNV qui nous permettra de parvenir à nos fins), nous laissons la place à notre interlocuteur pour exprimer son ressenti, ses pensées et s’il est disposé ou non à entreprendre une action qui va dans ce sens.

Tout est dans la formulation, une demande abstraite, ambiguë, imprécise… n’aboutira jamais à une réponse claire et satisfaisante.

Jusqu’à maintenant, on n’a parlé que de nous et notre façon d’exprimer nos besoins mais la CNV, c’est aussi écouter l’autre. En CNV, quoi que disent les autres, n’entendre que : ce qu’ils observent, leurs sentiments, leurs besoins et ce qu’ils demandent.

L’idée est de se soustraire totalement de sa propre histoire (oui, on a le réflexe de tout ramener à soi et nos réponses concordent avec notre vécu et non celui de l’autre), de faire preuve d’une réelle empathie et d’être à l’écoute complète de l’autre. Bref, d’agir pour lui comme nous voudrions qu’il agisse pour nous. Et se mettre à sa place pour entendre et comprendre ses propos.

Un autre exemple personnel. Un jour, mon fils (14 ans) est rentré du collège très énervé, je lui demande alors ce qu’il lui arrive et il me répond que ses potes l’ont charrié parce qu’ils terminaient 1h avant lui (suite à l’absence d’un prof). Leur attitude l’avait mis en colère car il ressentait un profond sentiment d’injustice qu’il n’ait pas lui aussi un prof absent (oui, il a 14 ans !) et trouvait déplacé le comportement de ses potes. Alors pour le calmer, je lui ai demandé ce qu’il aurait fait s’il avait été à la place de ses amis et comment, lui, aurait-il réagi. Il s’est calmé et a commencé à sourire (je voyais sur son visage qu’il s’imaginait dans la situation inversée) en comprenant que lui aussi aurait agi de même. Bon, au final, sa colère est passée même s’il a geint encore un peu pour la forme en répétant que « ouais ok mais bon, c’est quand même injuste que… » (oui, il aime râler pour râler).

Alors pour résumer :

J’exprime avec honnêteté comment je me sens, sans formuler de reproches ni de critiques.

OBERSAVTION : Ce que j’observe (vois, entends, me rappelle, imagine – sans y mettre mes évaluations) qui contribue ou non à mon bien-être : « Lorsque je (vois, entends)… »

SENTIMENT : Comment je me sens (émotion ou sensation plutôt que pensées) par rapport à ce que j’observe : « Je me sens… »

BESOIN : Ce dont j’ai besoin ou qui touche à mes valeurs (plutôt qu’une préférence ou une action précise) qui éveille mes sentiments : « Parce que j’ai besoin de/j’accorde de l’importance à… » (là, Je demande clairement ce qui pourrait embellir/enrichir ma vie sans que cela soit une exigence).

DEMANDES : Les actions concrètes que j’aimerais voir : « Serais-tu d’accord de… »

Exemple (proposé dans le livre) : OBSERVATION « Lorsque je vois tes chaussettes sales trainer dans le salon, (EXPRIMER UNE EMOTION) je suis de mauvaise humeur, (BESOIN) parce que j’ai besoin de plus d’ordre dans la pièce que nous partageons. (DEMANDE) Alors, tu veux bien ranger tes chaussettes ou les mettre au sale ? ».

Et on reprend la même formule lorsqu’on écoute l’autre : J’écoute avec empathie comment tu te sens, sans entendre de reproches ni de critiques.

OBERSAVTION : « Lorsque tu (vois, entends)… »

SENTIMENT : « Tu te sens… »

BESOIN : « Parce que tu as besoin de/tu accordes de l’importance à… » (je reçois avec empathie ce qui pourrait embellir/enrichir ta vie sans que cela soit une exigence).

DEMANDES : « Voudrais-tu/aimerais-tu… ? »

J'aborderai sûrement des thèmes comme l'empathie, recevoir un compliment, gérer sa colère... de façon plus détaillée dans d'autres posts. ça fait partie de ma vie à présent, ça reviendra donc forcément sur le tapis à un moment donné.

En tout cas, j'espère que ce bref résumé (pas évident de tout condenser en si peu de lignes) vous aura donné un aperçu de ce qu'il est possible de faire pour mieux communiquer.

A vos paroles!

 

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Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs).

Publié le par teparlerdemavie

Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs).

Je vais couper mon billet en deux parties (une aujourd’hui, la suite demain) sinon, j’ai bien peur que ce soit indigeste.

La Communication Non Violente (l’appellation n’est pas très glamour, je vous l’accorde mais les résultats sont stupéfiants) est une méthode de communication mise en place par Marshall Rosenberg qu’il détaille dans son livre « Les murs sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) » (une mine d’or, ce livre).

La CNV, en quelques mots (je vais tenter d’être claire et concise pour ne pas vous perdre en chemin), c’est changer sa façon de communiquer en s’ouvrant, grâce à nos qualités de cœur, à soi et aux autres pour une meilleure compréhension de chacun.

Son objectif est de nous rappeler ce qui fait la valeur profonde des échanges entre les êtres humains et de nous aider à les vivre en pleine conscience

La CNV nous apprend à reconsidérer la façon dont nous nous exprimons et dont nous entendons les paroles de notre interlocuteur. Il y a 2 étapes : celle qui nous permet d’apprendre à exprimer nos besoins de façon claire pour qu’ils soient enfin entendus et celle qui nous apprend à écouter l’autre sans y mettre nos propres jugements de valeur.

Ce qu’il faut comprendre avant tout, c’est que lorsqu’on s’exprime ou que l’on écoute l’autre, on y met notre affect, notre vécu, notre expérience personnelle, nos émotions… toutes ces choses qui dénaturent nos propos mais encore plus notre qualité d’écoute. On ne sait plus écouter sans tout ramener à soi, on ne sait plus se mettre à la place de l’autre pour entendre correctement ses mots et comprendre ce qu’il dit avec exactitude.

Et enfin, la CNV, c’est avant tout le plus bel apprentissage de l’empathie.

Alors, je vous avoue que j’avais en mémoire une définition légèrement erronée de l’empathie. J’imaginais plus quelque chose qui ressemblait à « avoir un comportement sympathique à l’égard de l’autre» alors qu’il s’agit de toute autre chose, c’est vraiment se détacher de soi et de ses pensées pour être pleinement dans l’écoute de l’autre. Je m’oublie, moi et mon histoire et je suis pleinement avec toi, pour toi.

Il y a également une chose qui m’est apparue incroyable, j’ai compris que je ne savais pas exprimer mes besoins. J’ai eu, durant des années, tendance à espérer de l’autre qu’il me comprenne, voir anticipe mes besoins sans même que je lui en fasse part de façon claire et compréhensible (bonjour la frustration).

Pour résumé avant de passer au concret, la CNV  nous apprend à déjouer nos vieux schémas de défense, de retraite ou d’attaque en nous amenant à une perception nouvelle de nous-mêmes et des autres, mais aussi de nos intentions et de nos relations.

« Lorsque au lieu de critiquer et de juger nous sommes attentifs à ce que nous observons, ressentons et désirons, nous découvrons l’ampleur de notre propre bonté naturelle ».

En pratique, ça se passe comment :

4 points qui constituent les 4 composantes de la CNV :

1 : J’observe un comportement concret qui affecte mon bien-être.

2 : Je réagis à ce comportement par un sentiment (Je suis triste, fâché, inquiet, joyeux, amusé…)

3 : Je précise les désirs, besoins ou valeurs qui ont éveillé ce sentiment.

4 : Et enfin, je demande à l’autre des actions concrètes qui contribueront à mon bien-être.

Bon, de prime abord, ça peut paraître confus mais dans la pratique, c’est assez simple finalement (ça demande un peu d'entraînement. N'abandonnez surtout pas au premier échec, il faut s'accorder le temps nécessaire pour y parvenir).

Tout repose sur notre façon d’interpréter les mots des autres et notre propre incapacité à exprimer nos ressentis et nos besoins.

Donc 1ère composante : on observe. Sans jugement moralisateurs envers l’autre lorsque ses actes ne correspondent pas à nos valeurs.

«Nous focalisons nos pensées et nos paroles sur les torts de l’autre quand il a certains comportements, ou sur les nôtres, lorsque nous ne comprenons pas ou ne réagissons pas comme nous le devrions». 

Exemples (issus du livre) : si ma compagne a besoin de plus d’attention que je ne lui en accorde, elle est « exigeante et dépendante » ; si en revanche c’est moi qui ai besoin de plus de tendresse, elle devient « lointaine et insensible ».

Si mon collègue est plus attentif aux détails que moi, il est « pointilleux et maniaque » ; si c’est moi qui le suis, il devient « brouillon et inorganisé ».

Nous nous comportons souvent de manière blessante vis-à-vis de l’autre mais aussi de nous-mêmes. Cela dénature la communication.

2e composante : on exprime ses sentiments. « Montrer notre vulnérabilité en exprimant nos sentiments peut contribuer à résoudre des conflits ».

Nous sommes d’avantage formés à diriger notre attention sur les autres qu’à être en contact avec nous-même. Nous fonctionnons avec notre tête : « Qu’est-ce que les autres pensent que je devrais dire ou faire ? »

Il est nécessaire de décrire clairement et précisément nos émotions pour transmettre nos besoins et nos attentes à l’autre.

Exemple : je suis triste (ou n’importe quelle émotion) que tu ne ranges pas ta chambre seul (et non : « tu es exaspérant à ne jamais rien ranger !»)

3e composante : on identifie l’origine de nos sentiments. Lorsqu’une personne nous adresse un message négatif (qu’il soit verbal ou non), nous l’accueillons de 4 manières :

-1ère possibilité : tu te sens fautif si tu entends un reproche et une critique derrière les mots (ou la gestuelle). Tu acceptes alors le jugement de l’autre et tu culpabilises à fond (avec pour certains des petites phases d’auto-flagellation).

Ça, c’est le genre de truc qui t’arrive lorsqu’on te traite de « mauvaise mère », d’incompétente ou de grosse… par exemple. Et plus la personne en face de toi symbolise une forme d’autorité, de connaissance, plus tu crois en SA vérité et plus tu souffres (plus tu tiens la personne en haute estime, plus ça te touche).

-2e possibilité : tu rejettes la faute sur les autres. Tu te rebiffes en hurlant « tu n’as pas le droit de dire ça ! » Dans ce genre de situation, tu ressens très souvent de la colère.

-3e possibilité : tu portes ton attention sur tes propres sentiments et besoins « Lorsque je t’entends dire ça, je me sens blessée car j’ai besoin que tu prennes conscience de tous les efforts que je fais, que ça n’est pas simple pour moi… ».

-Et 4e possibilité : tu diriges ton attention sur les sentiments et les besoins de l’autre. Et là, tu réponds par une question. Imaginons que la personne en face de toi, te traite d’égoïste, ta réponse serait alors : « Te sens-tu blessé parce que tu aurais besoin que tes préférences soient mieux prises en compte ? »

"Les jugements portés sur les autres sont des expressions détournées de nos propres besoins insatisfaits. Si quelqu'un dit : "Tu ne me comprends jamais", il nous dis en réalité que son besoin d'être compris n'est pas satisfait."

Bon, là, j’avoue que c’est pour moi la phase la plus difficile à mettre en place parce que j’ai tendance, avec ce genre de réflexion (malheureusement tout le monde ne pratique pas la CNV) à partir au quart de tour « Quoi ? Je suis égoïste ???? Non mais tu t’es regardé !!!... etc… etc… oui, j’ai du boulot !)

C’est là qu’on prend conscience de l’importance de nos mots et du ton que l’on emploie. Plus nos allocutions sont brèves et accusatrices, plus la personne en face va réagir en se rebiffant.

Ne pas oublier non plus que nous ne sommes pas responsables des intentions malveillantes, de la bêtise, de l’ignorance, de l’incapacité à s’exprimer dans un langage compréhensible… des autres. L’idée est vraiment de corriger son propre comportement en faisant appel à notre bonté de cœur, être « irréprochable » dans notre parole.

Et ce qui est étonnant, c’est de voir comme notre propre attitude joue sur l’autre. Lorsque je reste sereine et que je fais l’effort (parfois oui, il s’agit d’un effort surtout losrque j’ai le sentiment de me faire agresser) de répondre avec justesse, le comportement de mon interlocuteur change du tout au tout. C’est fou, on se sent limite puissant (ça, c’est comme sourire à une personne agacée, elle est déstabilisée et perd de son irritation).

Donc, la bienveillance, ça change tout !

Demain, je poursuis avec la 4e composante et concrètement, la CNV ça donne quoi!

Bonne journée à tous et parlons bien!

 

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J'ai découvert la communication non violente...

Publié le par teparlerdemavie

J'ai découvert la communication non violente...

… Et ça a changé ma vie.

Enfin…

Une fois que mon ego a cessé de regimber et a temporairement, puis, peu à peu, à son rythme, accepté d’envisager peut-être l’hypothèse qu’il pouvait dans un certain sens… avoir tort.

Aïe ! ça fait mal.

Le livre de Marshall Rosenberg « Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) » a littéralement changé ma vie.

Enfin, ça, c’est dans la version intellectuelle. Ma tête a bien saisi et approuvé (puissance 10) le principe mais question mise en pratique, ce fut un tantinet plus laborieux.

Lorsque tu réalises que depuis des décennies, tu te plantes complètement dans ta façon de réagir verbalement… oui, ça fait mal.

La communication non violente, c’est une remise en question complète, un virage à 360°, un tsunami dans ta vie tant ça va  l’encontre de ce dont tu as toi-même assisté durant ton enfance et que tu as reproduit allégrement le reste de ta vie.

Et lorsqu’un beau matin, un monsieur t’explique que ta façon de parler, de répondre et même d’écouter n’est définitivement pas la bonne, tu tiques avant de reconnaître la magnifique opportunité de changer. Car c’est tout l’intérêt de la chose : tu changes et ce changement se voit très vite autant chez toi que chez les autres.

Bon, après, le petit souci, c’est qu’il vaut mieux être patiente car cette méthode de communication est un tel bouleversement qu’il te faut du temps pour déjà tout ingérer, digérer pour pouvoir enfin le restituer de la bonne façon. Le cerveau a cette fâcheuse tendance à fonctionner en mode « pilotage automatique » et à te pousser à reproduire inlassablement tes vieux schémas même si tu prends conscience de l’inefficacité du truc. Ça n’est jamais simple d’entamer un changement aussi radical.

Surtout lorsque ton instinct primaire a des tendances belliqueuses et qu’il aime bien en découdre à coup de joutes verbales pas toujours très bien maîtrisées (traduisez : je m’emporte assez facilement. Euphémisme quand tu nous tiens…). Donc j’aime bien me lancer dans des envolées, n'ayons pas peur des mots "vocales", quitte à regretter (souvent très vite), ces (satanés) mots qui sortent de ma bouche sans aucun filtre.

Car c’est un peu ça la CNV (j’en parlerai en détail dans un prochain post) : tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de sortir la première connerie venue et de s'en mordre les doigts plus ou moins amèrement selon les circonstances. Paraît que ça devient vite un acte naturel : on écoute notre interlocuteur, on respire avant de s’emporter lorsque ses paroles réveillent quelque chose en nous qui a tendance à nous faire bondir, on apaise ses propres émotions (qui nous appartiennent et viennent mettre le bazar dans une conversation où elles n’ont pas été invitées), on entend ses mots à lui (et donc pas ceux qu’on a traduit dans notre tête) puis, on y répond avec justesse.

Ça n’est donc pas si simple que ça, mais, lorsqu’on y a goûté, à cette communication non violente, qu’on en a récolté les premiers bienfaits, il est difficile de passer son chemin et reprendre sa petite vie cancanière d’avant.

Parce que ta parole, tu n’as qu’une envie, au final, c’est qu’elle soit juste et enfin entendue.  

 

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