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54 articles avec mes questions existentielles.

Instinct de survie.

Publié le par teparlerdemavie

 

Protection by mkIndustrial

 

J'apprends peu à peu à me connaître. Ça peut paraître idiot mais je crois qu'on ne se connaît jamais vraiment complètement, on peut même se voiler la face sur certaines de nos attitudes.

 

Se connaître, c'est essentiel pour se comprendre et apprendre à s'aimer tout simplement.

 

Pourrions-nous aimer une inconnue ?

 

Je ne crois pas... et ma démarche est vraiment d'aller vers un retour de la confiance en moi.

 

J'apprends donc à me connaître, je mets des mots sur certaines de mes réactions parfois étonnantes, voir déplacées.

 

J'ai réalisé par exemple que j'avais durant des années mis soigneusement en place une méthode pour me protéger des dangers extérieurs.

 

Lorsque je me sens menacée, j'érige une barrière entre cette menace et moi puis, peu à peu, je laisse ce qui semble être une « menace » venir à moi, je la dissèque et vois si elle peut me blesser ou au contraire être accueillie amicalement.

 

Voilà concrètement comment ça se traduit : si une personne s'adresse à moi avec des paroles qui me semblent menaçantes (je ne parle pas d'insultes verbales mais de mots qui peuvent me toucher d'une façon ou d'une autre). Mon premier réflexe est de me braquer. Je place un bouclier entre ces paroles et moi, de crainte qu'elles me fassent du mal. Mes oreilles les ont entendues mais mon cerveau a dressé un rempart. Puis, peu à peu, les mots s'insinuent en moi et je parviens à voir si les mots sont blessants ou non.

 

C'est une sorte d'instinct de survie que je ne parviens pas encore à maîtriser mais là, où je sens que j'ai progressé, c'est sur les prises de conscience qui s'ensuivent.

 

Je suis fière d'être capable de me remettre en question. Ça n'est pas facile d'admettre que l'on a tord et que l'autre a raison. Parce que dans le terme « menace », je parle aussi des vérités que l'on entend sur soi mais qu'il est plus facile de nier pour ne pas ébranler nos convictions profondes que d'admettre (ce qui implique une remise en question).

 

Oui, rester figée dans ses convictions propres est plus aisé que de bousculer ses à-priori.

 

J'apprends à me connaître, je mets des mots sur mes ressentis, mes peurs, mes doutes... et mes erreurs. Un peu chaque jour. Et j'avance.

 

A mon rythme.

 

"Faciles à voir sont les fautes d'autrui ; celles du soi sont difficiles à voir"

[Bouddha]

 

 Photo : by mklndustrial (deviantart)

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L'importance des mots.

Publié le par teparlerdemavie

 

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Lorsque j’écris ou que je commente un article, je fais toujours attention aux mots que j’emploie. Non pas pour me faire passer pour la nana sympa, toujours positive (et gnangnan à souhait) mais parce que je sais comme les mots peuvent être blessants et faire mal... très mal.

 

Je ne vois pas où est la finalité d’un commentaire méchant ou qui porte un jugement sans appel.

 

Non, je ne vois pas. 

 

Imaginez qu’une inconnue dans la rue vous approchait tout à coup pour vous cracher au visage ou vous balancer une gifle… sans raison, à part peut-être celle de ne pas être d’accord avec votre façon de marcher, vos fringues, votre regard bienveillant, votre sourire ?

 

Un commentaire déplacé fait parfois cet effet, celui d’une grande claque dans la figure et j’aimerais que ceux qui ne se gênent pas pour laisser ce genre de commentaire comprennent cela.

 

Que peut-il bien se passer dans votre vie pour que vous deveniez aigrie au point de vouloir faire passer à tout prix vos rancoeurs sur les autres ? Pensez-vous que partager votre mauvaise humeur l’amoindrira, qu’elle vous libèrera d’un poids et que vous vous sentirez mieux après ?

 

D’ailleurs, vous sentez-vous mieux après ?

 

La vie nous apprend que rien n’est facile, qu’il faut souvent se battre pour s’en sortir, batailler pour préserver des petites capsules de bonheur qui parfois rétrécissent comme des peaux de chagrin lorsqu’on n’en prend pas soin.

 

Être heureux, positif, c’est un travail au quotidien, ça n’est pas une source naturelle qui coule en nous dès la naissance. On a tous des moments de mal-être, de désespoir mais j’ai appris que soutenir les autres, aider son prochain, l’écouter tout simplement sans porter de jugement, même si l’on n’est pas d’accord (et on a le droit d’être en désaccord avec d’autres personnes, c’est aussi ça qui fait la richesse de notre société : les différences, la liberté de pensée) est bien plus réjouissant que d'envier, jalouser ou déverser sa bile.

 

Vous qui préférez toujours laisser un mot négatif, parfois méchant, essayez, vous verrez, c’est beaucoup plus gratifiant d’être celui qui aura tendu la main plutôt que celui qui aura fait pleurer.

 

 

PS : je tiens à préciser qu’ici, sur mon blog, je n’ai eu que très peu de commentaires désobligeants et j’en profite pour remercier tous ceux qui passent par ici et me laissent des commentaires fabuleux et drôles, de vrais baumes au cœur.

Mais j’ai souvent lu sur des blogs des choses qui m’ont attristées. C’est une affaire de chacun, à nous d'être tolérant, d'exprimer notre désaccord avec un minimum de diplomatie et d'accepter de passer son chemin si l'envie de mordre est trop forte. 

 

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L'indulgence.

Publié le par teparlerdemavie

 

Bird by KatMad

 

Il m’arrive de temps en temps, de regarder autour de moi et d’avoir le sentiment que ceux qui m’entourent progressent alors que je stagne, voir même je régresse.

 

Tu sais ce sentiment, comme une boule au creux de l’estomac qui te fait envier la position des autres.

 

Ce sentiment abject qui te fait voir l’herbe du voisin plus verte que celle qui pousse sous tes pieds.

 

Il y a encore un an, je laissais ces sombres pensées m’envahir en m’assurant que je pouvais me plaindre, que j’en avais le droit, que mes rancoeurs étaient légitimes.    

 

Puis, j’ai appris à voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide, à relativiser, à rire de moi, mais aussi à m’accorder le droit de vivre des moments de tristesse et de peine. J’ai juste laissé mon amertume au placard, je ne me compare plus aux autres, je ne regarde qu’en moi. Et j’ai appris la plus belle chose qui soit : j’ai appris l’indulgence.

 

Être indulgente envers soi est le plus beau cadeau que l’on puisse se faire et en cette période de l’année, il est le bienvenu.

 

Je ne suis pas parfaite, tu ne l’es pas non plus alors accordons-nous le droit de ne pas être toujours aussi consensuelle qu’on voudrait l’être. Acceptons nos faiblesses en sachant qu’elles ne sont le reflet que d’un mauvais moment à passer.

 

Lorsque je me sens tomber, j’arrête ma course effrénée, je ressens la douleur, je la prends au creux de ma main puis, je la laisse s’envoler avec les ailes de l’indulgence.

 

Elle emporte avec elle celle que je ne suis plus. Et c’est ainsi que je fais face à celle qui sourit et connaît le bonheur. Celle qui sait être bienveillante et heureuse.

 

 

"C'est de l'indulgence qu'on apprend l'heureux secret d'être bien avec soi-même, et bien avec les hommes". Jospeh Droz.

 

 

Photo by KatMad (deviantart)

 

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Un peu d’humour que diable !

Publié le par teparlerdemavie

 

CommentChier    

 

 

Vous aussi, je suis sure, vous connaissez des personnes qui ont un sens de l’humour quelque peu limité ou qui ont la fâcheuse tendance à tout prendre au pied de la lettre.

 

 

Et quand on aime bien le 6e degré, comme moi, ou adopter, dans certaines circonstances, l’ironie pour dédramatiser une situation… ça n’est pas toujours bien vu.

 

 

Je me souviens de la fois où, avec ma mère, nous avions fait les magasins pour trouver un cadeau d’anniversaire pour mon père. Nous avions atterri chez « Nature et découvertes », une boutique que j’affectionne tout particulièrement et j’étais tombée sur, selon moi, le cadeau idéal : Le fameux livre « Comment chier dans les bois. Pour une approche environnementale d’un art perdu » (oh ! Je suis sure que vous le connaissez aussi !) Je n’étais pas peu fière de ma découverte quand ma mère s’est exclamée : « Ton père est constipé, ce livre ne lui sera d’aucune utilité ! »

 

 

Euh… comment te dire maman… justement, c’est là que c’est drôle…

 

 

J’imaginais déjà la tête de mon père en déballant son cadeau.

 

 

Finalement, on s’était rabattues sur je ne sais plus quel cadeau (tout aussi inutile mais bien moins drôle) dont je ne me souviens même plus.

 

 

Bon, mon cadeau humoristique n’était peut-être pas très classe, je l’admets mais il aurait pu décoincer un peu les convives autour de la table (et je suis sure qu’il y a plein de trucs sympa à apprendre dans ce livre !)

 

 

L’humour, c’est aussi quelque chose que j’apprends à mes enfants (oui, l’humour, ça se cultive). Ils sont drôles, me font rire et savent se moquer d’eux-mêmes. Je ne compte plus les fois où j’ai éclaté de rire devant leurs réflexions. Qu’est-ce que c’est bon !

 

 

Alors oui, il y a ceux qui sont légèrement coincés mais aussi ceux dont l'humour est lourd voir super déplacé et le pire sont ceux qui croient en avoir mais qui en sont totalement dépourvus et qui pourtant persistent à nous faire leur one man show d’un niveau déplorable (et que tu subis en plaquant, dans certains cas, un sourire vaguement ou totalement, c’est selon, hypocrite jusqu’à en avoir mal aux zygomatiques ! Oui, des fois, tu ne peux pas balancer à ton interlocuteur qu’il a un humour de chiotte et donc, par conséquent, que ses blagues sont… à chier !)

 

 

Oui, moi j’aime les gens qui ont de l’humour, le vrai, celui qui te fait subitement explosé de rire, qui te file la banane et à tous ceux qui en sont pourvus, je voulais leur dire : merci !

 

 

Merci à vous de nous rendre la vie plus drôle, plus légère, plus facile, c’est un bonheur de vous côtoyer au quotidien, ça fait tellement du bien ! Ne changez rien !

 

 

« La seule chose absolue dans un monde comme le notre, c’est l’humour ». Albert Einstein.

 

 

PS : Un petit clin d’œil à Marcelle et Titeza et leurs blogs qui sont une source inépuisable de bonne humeur !

 

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Pourquoi tant de talent ?

Publié le par teparlerdemavie

 

Merci by philnortondesign

 

 

La plupart du temps, j’aime bien mon blog. C’est une sorte de fourre-tout qui me ressemble assez. Un mélange de joyeux bordel, additionné d’une pointe d’humour, d’un zeste de folie et de beaucoup de sincérité.

 

Et puis, il suffira que je découvre un blog sensationnel pour que mon estime de moi tombe aux oubliettes.

 

Il y a des blogueurs qui vous filent des complexes !

 

Oh oui, il y a des blogueurs qui ont tant de talents que tu vendrais père et mère pour bénéficier d’un petit peu de leur style, leur bon goût et leur habileté à te transporter, l’espace d’un billet, dans un autre univers. C’est gens-là ne combattent pas dans la même catégorie que toi ! Ils font dans le grand art !

 

C’est beau, jubilatoire, drôle, intelligent… bref, tout ce dont tu rêverais de posséder mais qui te reste inaccessible (pour noël, je voudrai un peu d’élégance et beaucoup d’originalité).

 

Et tu sais déjà que tu ne peux pas lutter. Tu auras beau t’escrimer à vouloir faire de jolies phrases, chercher de chouettes idées, rien ne sera jamais à la hauteur de leur talent!

 

Voilà, je voulais rendre hommage à tous ces blogueurs qui m’enchantent jour après jour. Ne changez rien et acceptez que je bave d’envie sur vos blogs avec l’espoir qu’un jour, peut-être, je parviendrai à toucher du bout du doigt cette perfection !  

 

Car même si ça me file des complexes, c’est un formidable moteur et ça me donne surtout envie de me surpasser ! C’est le plus précieux des cadeaux.

 

Merci à vous tous, blogueurs de génie! Qu'est-ce que je vous kiffe!



 Photo by Philnortondesign (deviantart) 

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