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54 articles avec mes questions existentielles.

C'est décidé, j'arrête le sport!

Publié le par teparlerdemavie

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Il y a quelques semaines, m’est venue l’idée (saugrenue) de tenter l’aventure de la marche nordique (nordic walking pour les initiés… oui, quitte à se lancer dans une activité sportive de haut niveau, autant l’appeler correctement !).

 

Et comme je ne laisse jamais rien au hasard (autant que tu le saches de suite, je mets toujours toutes les chances de mon côté pour réussir et ce, malgré mes précédents essais plutôt foireux dans le domaine sportif. J’ai beaucoup de défauts mais on ne peut décemment pas me taxer de défaitiste, j’ai la persévérance chevillée au corps), je me suis offert des bâtons de compèt dignes de ce nom et une paire de basket spécial trail de très haut niveau (imagine un peu si je me blessais en glissant bêtement  sur un vulgaire caillou qu’une semelle bourrée de la technologie space trussic et gel cushioning aurait amortie et que même pas je l’aurais senti ce misérable caillou. Avoue que c’eut été crétin !)

 

Je n’ai toujours pas compris que ça n’était pas la dépense en équipement qui allait me pousser à la révélation sportive de la décennie (mon maillot de bain fastskin en peau de requin au fond du placard en est la preuve flagrante), mais d’un peu de courage et de beaucoup de volonté (ou inversement), à défaut d’un bon patrimoine génétique, ce dont je n’ai visiblement pas hérité à la naissance (s’il y avait un gêne du sportif dans la famille, ça se saurait !)

 

C’est donc, équipée comme une pro finlandaise que je me suis lancée dans la garrigue (cherchez l’erreur), plus motivée que jamais (je suis toujours extrêmement motivée pour tester mes nouveaux accessoires).

 

En quelques minutes, j’ai si bien pris le rythme que je me suis sentie pousser des ailes (j’avais quand même fait une marche d’essai avec un groupe de filles très endurantes… même qu’elles m’ont perdues  dans la forêt, si bien que j’avais cru ne plus jamais retrouver ma route et mon chez moi adoré. Résultat du traumatisme : 1 mois cloîtrée chez moi à hurler à la mort au moindre bruit suspect !). J’ai même durant les 30 premières minutes eut beaucoup de plaisir à marcher, mon casque sur les oreilles, la musique à fond… et puis, subitement, j’ai commencé à fatiguer et là, la boulette !

 

Mon bras gauche, s’est complètement désuni (l’idiot !) et je me suis fait un auto-croche-pied avec mon bâton gauche juste au moment où un cyclisme passait devant moi ! Je me suis rattrapée de justesse  grâce à un mouvement rotatoire du bras droit qui a bien failli éperonner ce pauvre cycliste, lequel de peur a fait une embardée au beau milieu de la route qui par chance était déserte (manquait plus que je me rétame la face sur le goudron et qu’il se fasse culbuter par une bagnole, qui aurait même pu me rouler sur la jambe pour faire bonne mesure avant de s’encastrer dans le muret voisin ! imaginez un peu l’horreur ! Un peu plus, on faisait l’ouverture du journal de 13h00 de France 3).

 

Même pas honte ! J’ai poursuivi en sifflotant comme si de rien était (j’ai fui ventre à terre) et me suis fait doubler par un sexagénaire courant à très petites foulées !

 

Me doubler ! Moi ? Alors que je fonçais, propulsée que j’étais par (ma honte) mes bâtons aérodynamiques 70% de carbone ! Là, c’était clair, on (c’est-à-dire Dieu) voulait me faire passer un message essentiel (pour la survie de tous) : pourquoi t’embêtes-tu à marcher avec ces fichues bâtons, piège à croche-pattes par excellence ? (Je m’en suis fait 2 en 45 minutes, qui dit mieux ?)   

 

Oui, pourquoi ?

 

Je suis rentrée chez moi, mes bâtons sous le bras (que j’ai planqué au fond de mon placard pour que ne vienne pas à mon homme l’idée de me demander où j’en étais dans ma nouvelle activité et qu’il ne les prenne pas en exemple comme l’un de mes nombreux -échecs sportifs- achats inutiles !)

 

Le pire, c'est que je sais pertinemment que je recommencerais... Pfff! quand je vous disais que je ne tirais jamais de leçon de mes échecs...

 

 

PS : Et même pas que j'ai exagéré, à 1 ou 2 détails près, tout est véridique (j'ai peut-être un peu abusé pour le coup de la peau de requin mais à peine...)

 


 

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Rêves ou cauchemars?

Publié le par teparlerdemavie

BEDROOM by fabienbos

 

Depuis quelques années, j’apprends à dissocier mon boulot de ma vie privée et même si j’y parviens la plupart du temps, il m’arrive encore de laisser le stress du boulot s’immiscer dans ma vie... ou plutôt dans mes rêves.

 

J’ai beau, une fois la porte de mon bureau franchie, laisser derrière moi les soucis (que je retrouverai le lendemain matin puisque je n’ai pas encore eu la chance de croiser la fée « miracle » qui aura résolu tous les problèmes lors de mon absence), il m’arrive parfois de me réveiller le matin, éreintée après avoir passé la nuit à solutionner tous les conflits, les tracas, les contrariétés, les complications, les préoccupations (un vrai cauchemar) du boulot !

 

Alors parfois, c’est magique, mon sommeil m’aura permis de démêler un problème insoluble. Mais la plupart du temps, soyons honnête, ce sont des rêves complètement idiots où je m’enfonce dans un merdier pas possible (dans mes rêves, j’ai une piètre estime de moi, ça fait toujours plaisir de savoir que notre propre subconscient n'accorde qu’une confiance limitée en nos capacités). Grrrrr !



Et parfois il retranscrit de façon très personnelle l’image que j’ai de mon boss (avec une coupe de cheveux ou une couleur complètement ratée… allez savoir pourquoi les cheveux? Ce doit être une forme de fétichisme chez moi).

 

Alors, message personnel à mon cerveau (je sais maintenant où est passée mon estime de moi !), lâche-moi les baskets avec le job et balance-moi plutôt des vidéos (mes rêves sont de vrais court-métrages, avec scénarios, dialogues d’enfer et tout et tout !) qui te filent la banane le matin au réveil.



Je terminerai mon billet avec cette citation japonaise :


« L’oiseau en cage rêvera des nuages. »



Me reste plus qu'à trouver un autre job!





 

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42 ans.

Publié le par teparlerdemavie

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Je crois qu'il y celle que je vois chaque matin dans le miroir et celle que j'imagine depuis toujours.

 

L'image que j'aperçois dans le miroir ne ressemble pas à l'image que j'ai de moi dans mon esprit. Elle est même à l'opposée. Et souvent, lorsque mon regard croise par hasard ma silhouette dans une vitrine, c'est comme si je voyais une inconnue. Je ne me reconnais pas.

 

C'est fou comme l'esprit est puissant et comme il peut dénaturer l'image que l'on a de soi.

 

Mais heureusement, même si le désaccord entre pensée et réalité perdure, j'apprends chaque jour à apprécier celle que je suis devenue.

 

Je vois bien que mon idéal féminin fait parti du passé. Il s'agit de l'adolescente que j'étais, qui rentrait sans difficulté dans un 36, insouciante et libre. Et je vois bien que cette image que j'ai si longtemps recherchée n'était finalement pas une silhouette, comme je le croyais, mais plutôt un âge, une période de ma vie.

 

En fêtant mes 42 ans, je réalise que c'est cela que je recherchais : l'insouciance de cet âge. Il ne s'agit plus de se débarrasser des kilos pour retrouver mon corps de mes 20 ans mais de reprendre goût à la vie, d'oser, de changer, de m'aimer autant et aussi fort que j'ai pu le faire à cet âge.

 

Parce qu'il n'y a pas d'âge pour se retrouver, pour aller vers ce qu'on appréciait chez soi 20 ans plus tôt. L'impétuosité de la jeunesse, on la trouve à tout âge et c'est la peur de vieillir qui nous paralyse. La peur est notre pire ennemie, elle nous gâche l'existence et nous pousse à regarder derrière soi au lieu de vivre chaque instant comme s'il pouvait être le dernier.

 

Je me vois toujours dans ma tête avec la joie de vivre de mes 20 ans seulement, c'est mon visage et mon corps actuel qui a pris la place de cette gamine maigrichonne. Et je me trouve infiniment plus belle avec mes marques, mes bosses, la patine du temps, qui font de moi celle que je suis aujourd'hui.

 

 

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Ne pas fuir le bonheur de peur qu'il se sauve.

Publié le par teparlerdemavie

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Il y a des jours où je hais ce fichu hasard qui nous fait croiser la personne qui fera notre malheur.

 

Parfois les événements de la vie nous amènent à réfléchir sur ce qu'est le bonheur. Il peut nous être volé, arraché, sans raison et si vite qu'un sentiment d'injustice grandit en nous comme un bête féroce. Et lorsque le mal touche son enfant, c'est la pire des souffrances.

 

Pourquoi chercher le bonheur, vouloir le préserver tout en sachant que tout peut s'effondrer en un instant?

 

Peut-être justement parce qu'il peut s'arrêter à tout moment. Ainsi chaque seconde de bien-être, de joie, de bonheur est un cadeau que l'on s'offre et que l'on offre à ceux qui nous entoure.

 

On ne maîtrise pas le destin, on ne maîtrise pas le futur.

 

Donner à sa famille, à ses amis tout l'amour dont on est capable, choyer les moments de bonheur même les plus infimes comme de précieux cadeaux que l'on ne pourra jamais nous retirer est la seule solution possible face aux drames qui peuvent survenir dans nos vies à chaque instant.

 

Dépasser ses angoisses, mettre de côté ses états-d'âme pour être présent auprès de ceux qui ont besoin de notre soutien sans faille, demande beaucoup de force et d'abnégation.

 

Je ne dis pas qu'il faut fuir l'horreur. On la regarde en face, on n'a pas le choix mais chaque traumatisme a son étape et reprendre goût à la vie en est une, importante, voir essentielle.

 

Sinon la vie perd tout son sens et l'on est perdu à jamais.

 

« Le bonheur se donne à celui qui a vaincu sa peur de vivre et qui considère sa vie comme une étincelle sacrée, dans la continuité des âges »

 

(précepte de vie tibétain.)

 

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L'ennui.

Publié le par teparlerdemavie

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S’il y a bien une chose que j’ai du mal à supporter, c’est l’ennui.

 

Et dans mon boulot, malheureusement, il y en a. Jamais en début de semaine, plutôt vers la fin quand on vient de passer les précédents jours à cravacher et qu’une certaine lassitude s’installe.

 

Ne rien faire, attendre que le temps passe, énumérer dans sa tête tout ce que l’on pourrait faire si l’on n’était pas coincée entre 4 murs, se sentir prisonnière, regarder les minutes s’écouler avec peine, compter rapidement combien de temps il reste à subir, se dire combien le temps s’échappe une fois sortie de son travail, combien il semble improbable de s’ennuyer tellement il y a de choses à faire.

 

Avant, il m’arrivait, durant ces heures désespérément creuses, de venir faire un tour sur la blogosphère et d’y prendre du plaisir mais depuis 2 semaines, je n’ai plus accès à internet. Oui, il est tellement plus important pour mon boss de me rémunérer lorsque je me tourne les pouces derrière mon bureau, les yeux rivés sur cette stupide horloge qui me nargue et semble prendre tout son temps plutôt que d'accepter que je puisse utiliser ce temps mort avec plaisir.

 

J'ai conscience, je vous rassure, qu'il puisse être agacé de savoir que je passe 30 minutes de mon temps sur le net lorsque j'ai terminé toutes les tâches qui m'incombaient, mon seul regret est qu'il n'ait pas eu le courage de venir m'en parler directement et ai bloqué internet sans me prévenir. Ça dénote une certaine forme de courage, non ?

 

Parfois, avec bonheur, il y a une urgence qui va m’occuper une dizaine de minutes, 10 précieuses minutes qui s’écouleront à toute vitesse et me rapprocheront de l’heure du départ. Car contrairement à certaines personnes qui préfèrent ne rien avoir à faire, moi, durant mes heures de travail, je prie pour être occupée et ne pas être l’esclave de ce temps qui faiblit dès que je pose le pied dans l’entreprise.

 

Ah si seulement, j’avais un I-phone avec une connexion internet… si seulement…

 

 

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