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54 articles avec te parler de ma vie.

Ces livres...

Publié le par teparlerdemavie

Ces livres...

Il me suffit de savoir que j’ai un bon livre qui m’attend pour que mon cœur s’embrase et reprenne goût à la vie.

Les livres sont comme des bras rassurants, je me replonge dans ceux dont je sais qu’ils m’ont fait tant de bien avec empressement dès que je sens mon moral vaciller. Ils sont comme des phares en pleine nuit, je me laisse guider par eux, m’enfouis dans leur univers et j’oublie tout ce qui a pu, à un moment donner, me faire souffrir. C’est comme une bulle dans laquelle je m’évade et où je ne risque plus rien. Je me sens forte de ces personnages familiers, je me sens héroïne ou témoin de toute cette vie dont ils débordent et qui me hissent au-delà du réel dans un instant quasi sacré dont je ne veux plus sortir.

Ces livres sont mon ancre qui me lie à l’instant et m’évitent de partir à la dérive lorsque le vent souffle et qu’une tempête se profile à l’horizon, ils sont mes amarres qui me maintiennent à quai.

Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis plongée dans ces histoires pour donner un sens à la mienne. Ces livres agissent comme des thérapies brèves, des stimulateurs d’endorphines, des révélateurs de belles et grandes vérités qui me donnent du baume au cœur.

Ces livres sont les battements d’un cœur, ils me maintiennent en vie.

 

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Une année de soi.

Publié le par teparlerdemavie

Une année de soi.

Raconter sa vie, une page chaque jour, une aventure de 365 jours, une année de soi.

Pas toujours de longues tirades appliquées, parfois juste un mot, une phrase ou une photo… histoire de laisser une trace, de ne pas oublier, de ne pas m’oublier si vite.

Je n’en fais certainement pas un challenge et encore moins une obligation mais je ressens depuis quelques jours l’envie de m’ouvrir, moi qui suis si fermée.

Et oser.

Oser être moi, retrouver cette confiance qui m’avait guidée et s’est peu à peu étiolée jusqu’à n’être plus qu’un petit bout de rien, racorni par le temps et les épreuves.

Une année à m’épancher pour m’épanouir.

J’aime l’idée, elle me donne vie.

 

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Je suis Charlie et j'en suis fière!

Publié le par teparlerdemavie

Je suis Charlie et j'en suis fière!

Depuis une semaine, je me suis tenue à l’écart des « commentaires », (remarquez bien, toujours anonymes) sur Charlie Hebdo après le drame du 7 janvier.

Je craignais le pire alors j’ai fui les réseaux sociaux et me suis dirigée vers ceux dont je savais qu’ils prônaient certaines valeurs qui me sont chères comme la solidarité, l’amour, la compassion… l’humanité tout simplement.

Et puis, ce matin, je suis allée sur le net, visiter quelques sites d’information, (mon buraliste venait de m’expliquer qu’ils étaient déjà en rupture) histoire d’en savoir plus sur le tirage du dernier exemplaire…

 … et là, je suis tombée sur l’horreur. Des commentaires par dizaines qui crachaient littéralement leur venin sur Charlie Hebdo, déversant leur haine, leur amertume, leur égoïsme et leur aigreur. Crachant sur les français trop cons pour prendre conscience qu’ils étaient manipulés, trop débiles pour ne pas voir les magouilles des politiques et autres journalistes pour redorer leur blason (pour les premiers) ou se faire un tas de fric (pour les seconds).

J’ai été abasourdie par cette vague d’aigreur qu’exsudaient tous ces messages, très loin de la solidarité et du discours de paix qui m’a fait tant de bien ces derniers jours.

Alors oui, je sais que la liberté d’expression doit rester une valeur fondamentale mais quand cette liberté est séquestrée par des personnes amères, elle prend un goût de fiel, mes oreilles saignent  et je me sens meurtrie dans ma chair d’être humain.

Je ne comprends pas ce déchainement haineux.

Je ne comprends pas ces attaques nauséabondes (certains sont allés jusqu’à oser affirmer que les survivants du journal devaient bien se frotter les mains de l’assassinat de leurs collègues et amis). J’en reste sans voix, interdite dans l’horreur et la bassesse de ceux qui osent déverser autant d’ignominies.

Quelle honte !

J’ai foi en l’être humain, je veux continuer à avoir foi en lui, ce ne sont pas ces poignées d’individus qui vont faire leur loi mais cette foi, ce matin a été ébranlée, j’en suis encore atterrée.

Mais heureusement, de bonne heure lorsque je suis allée au point presse de mon village, de voir toutes ces vitrines, ces portes et ces fenêtres annoncer ouvertement qu’ils étaient « Charlie » me redonne espoir. Non, l’être humain ne se résume à cette poignée de cons désabusés. Nous sommes trop nombreux à œuvrer pour la paix et la solidarité. Ils ne sont que 20 et nous sommes 1000 !

Je suis charlie et j’en suis fière !

 

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Ces instants qui changent une vie.

Publié le par teparlerdemavie

Ces instants qui changent une vie.

Lors de ma dernière séance, ma psy m’a dit : « Dès que les mots "lutte", "carapace", "armure" ou "bataille" sortent de votre bouche, prenez-les avec douceur et déposez-les symboliquement à vos pieds.

 Et changez de mots, remplacez-les par un vocabulaire positif. »

Je devais donc « déposer les armes » à mes pieds et me débarrasser de mon armure. Et dès que je me sentais "nue" car fragilisée sans ma carapace, visualiser une force intérieure puissante dans mon corps de femme (et reléguer ce corps de chevalier du moyen-âge ferraillé de la tête aux pieds, auquel je m’étais attachée, au fond d’un placard poussiéreux d’où il ne devait plus sortir).

Mais comment déposer les armes alors que la guerre fait rage en moi ?

Je bataille depuis des années pour lutter contre les ombres menaçantes qui m’assaillent de toute part. Elles grandissent vite, s’élargissent à toute allure au-dessus, en dessous et autour de moi, elles m’enveloppent et me terrifient.

Ces ombres, c’est le passé, le ressenti d’une petite fille abandonnée et traumatisée. Ces ombres sont ma chimère, cette chose monstrueuse qui m’inspire l’épouvante.

J’apprends à comprendre qui elles sont et pourquoi elles me retiennent au creux de leurs sinistres bras.

Et j’entends et comprends enfin de quoi elles se nourrissent : elles se nourrissent de ma culpabilité.

Cette culpabilité qui me ronge depuis toutes ces années. La culpabilité du survivant.

Un jour j’ai eu un frère. Il est parti, je suis restée. Je ne l’ai pas choisi… ou peut-être que si…

La séance se termine. Je retourne à ma voiture, mes peurs toujours aussi tenaces mais imperceptiblement  fragilisées, un début de craquèlement à peine visible à la surface qui me paraît de bon augure. J’ai alors une pensée pour ceux qui vivent, jour après jour, avec leur drame à fleur de mémoire et cette culpabilité du « Et si… ? », « pourquoi lui et pas moi ? », cette culpabilité qui grignote chaque parcelle de ton âme et t’empêche de vivre heureux tout simplement.

Et puis, j’allume ma radio, écoute du jazz avant de basculer sur les infos. Et là, l’horreur, l’indescriptible horreur.

Cette séance, c’était le mercredi 7 janvier à 11h30.

 

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Je ressens, donc je suis.

Publié le par teparlerdemavie

Je ressens, donc je suis.

« Pour éprouver des états d’âme et des émotions, il faut un corps vibrant et réactif » Christophe André.

Ce corps, mon corps, que je croyais éteint, engourdi, alourdi d'une torpeur infinie, ankylosé, anesthésié, sombrant dans l'apathie, privé d’émotion, léthargique, médiocre dans sa posture, paresseux, résigné dans sa chair, sans consistance affective, vide, vide, désespérément vide… je le découvre vibrant et réactif.

Je ressens, donc je suis en vie.

 

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