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Se libérer.

Publié le par teparlerdemavie

  

 

L’écriture m’a permis de prendre conscience d’une chose importante : lire grignote un peu chaque jour mon imagination. Mes idées disparaissent au profit de celles des autres que je trouve toujours plus séduisantes.

 

Oui, mes lectures influencent mon imaginaire, le réduisant à l’état de peau de chagrin.

 

Lorsque j’ai commencé à écrire, j’ai pris peur. J’ai cru un instant que plus jamais je ne retrouverai d’idées propres à ma sensibilité, mon vécu, mes aspirations. Je m’étais noyée dans les histoires d’auteurs talentueux, des histoires si touchantes, si fortes, qu’il m’apparaissait  prétentieux et illusoire d’espérer un jour écrire quelques lignes qui puissent avoir un quelconque intérêt.

 

Et puis, j’ai refermé mes livres, j’ai échappé à cette boulimie de lecture pour reprendre ma vie en main et retrouver cette confiance en moi que j‘avais, un temps, perdue de vue.

 

J’ai laissé mon imagination reprendre vie, s’éveiller peu à peu et se développer d’elle-même et non par procuration. Il m’en a fallu du temps pour me défaire du style, des idées des autres et retrouver mon univers, le mien, celui qui me ressemble.

 

Et depuis, je laisse mes lectures m’envelopper comme une douce couverture, je les survole, les caresse, les apprécie sans m’y plonger corps et âme et m’y perdre comme auparavant.

 

C’est doux, loin de toute violence et même s’il m’arrive encore bien souvent de tomber amoureuse d’un récit, je le regarde d’un œil attendri, satisfait ou comblé mais plus jamais je ne me laisse intimider et submerger par le doute et la crainte.

 

Mes lectures n’écrasent plus mes espoirs, au contraire, elles me poussent à donner encore et encore le meilleur de moi-même. 

 

 

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