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54 articles avec mes questions existentielles.

Mes peurs.

Publié le par teparlerdemavie

Mes peurs.

J’ai compris récemment que ce qui régissait ma vie dans tout ce qu’il y avait de plus moche, de plus triste, de plus paralysant… c’était la peur.

La peur de tout.

La peur du vide, de l’inconnu.

La peur de l’abandon, de la solitude. La peur de mes dépendances… affectives, financières, alimentaires…

La peur de ne plus avoir rien à dire. Jamais.

Oui, c’est celle-là ma plus grande peur : ne plus avoir rien à dire, devenir creuse de l’intérieur, asséchée, stérile… morte.

J’ai pris conscience de cette réalité lorsque j’ai repris l’écriture sur mon blog. Mon bonheur était si grand que je tournais et retournais sans cesse dans ma tête les raisons qui avaient pu mes pousser à l’abandonner aussi brutalement, quitte à en souffrir.

Pourquoi cette fascinante aptitude à me couper de ce qui me nourrit si profondément ?

Mes questions restaient sans réponse et puis, m’est venue ma première angoisse : qu’allais-je pouvoir écrire demain ?

Peut-être rien, qu’y a-t-il de dramatique à manquer d’inspiration un jour ou deux ? Oui mais… et si ça durait plus longtemps ? Si ma vie devenait si vide que je n’avais plus jamais rien à raconter ? Et si…

Et ce fut pour moi une révélation.

J’avais, par le passé, préféré fuir, me coupant du plaisir indicible d’écrire, plutôt que de tomber dans ce trou béant jonché d’angoisses qui avaient pris racine dans mon esprit et avaient noué de belles tresses d'incertitude.

J’ai peur de ne plus avoir d’inspiration.

J’ai peur de la page blanche.

J’ai peur de perdre mes mots, mon vocabulaire, ma syntaxe.

J’ai peur de me perdre moi-même dans un discours qui ne me ressemblerait plus.

J’ai peur de tomber dans une écriture facile et sans intérêt.

J’ai peur mais je sais une chose : aujourd’hui, j’ai envie de regarder cette peur en face et de lui dire que je la vois, que je la reconnais, que je ne l’ignore plus ni ne la fuis mais que je ne la laisserais plus gagner et m’emporter loin de ce qui est ma vie et mon plaisir, à savoir l’écriture, sous quelque forme que ce soit. 

 

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S'écouter les uns, les autres.

Publié le par teparlerdemavie

S'écouter les uns, les autres.

J’ai souvent le sentiment de tricher lorsqu’on me demande comment je vais. Les émotions sont tout de même taboues chez nous, autour de nous. Personne n'a envie d’entendre que ça va mal, peut-être parce qu’on est soi-même déjà trop embourbée dans ses propres émotions, celles qu’on traine derrière soi comme des boulets. Alors, en plus, se taper celles des autres, pas vraiment envie. Peut-être est-ce parce qu’on n’a plus le temps à rien ou qu’on ne veut pas le perdre, ce précieux temps, à écouter son vis-à-vis ressasser ses malheurs.

Alors, lorsqu’on me demande comment je vais, je réponds « très bien » ou je m’en sors par une pirouette, une acrobatie de plus qui me donne le sentiment de toujours retomber sur mes pattes et accessoirement de soulager l’autre d’un poids énorme « ouf ! Celle-là, je ne vais pas à avoir à écouter ses problèmes durant des heures ». Pourtant, je me dis qu’il est plus facile d’aider et de soutenir les autres plutôt que soi.

J’ai toujours du mal à parler de moi, je reste sur la défensive, aux aguets, prête à suspendre mes paroles si je vois qu’elles dérangent ou n’intéressent pas mon interlocuteur. J’ai toujours tellement peur de déranger, d’outrepasser mes droits en osant dire ce qui ne va pas.

Et puis, il y a aussi ceux qui vont toujours plus mal que toi. Quoi que tu dises, il leur arrive toujours pire et j’ai connu ça aussi, ce besoin d’attirer l’attention et de tout ramener à soi. Je trouve ça si triste, que de solitude chez ces gens.

Et heureusement, il y a les amis. Ceux qui nous libèrent de nos mensonges et nous autorisent à être vrais. Ils nous écoutent sans arrière-pensées, nous comprennent et nous offrent ce merveilleux cadeau qui est de pouvoir tomber les masques derrière lesquels on se cache à longueur de temps, d'avancer à nue, sans fard. Et c’est tellement rare que j’avais envie de le souligner et de rendre hommage à tous les amis du monde entier, ceux dont l’empathie fait tant de bien.

Je crois qu'il est important d'apprendre à s'écouter les uns les autres avec simplicité, chacun avec ses capacités d'écoute, histoire de nous soulager mutuellement. Donner un peu de soi et de son temps.

Et il y a les jours où je n'ai pas à tricher car tout va réellement bien, et ces jours-là, je veux pouvoir les partager aussi. 

 

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Un blog sans pub?

Publié le par teparlerdemavie

Un blog sans pub?

Alors que j’utilisais un autre pc que le mien (sur lequel ma fille a téléchargé Ad Block), j’ai été horrifiée de découvrir à quel point mon blog était recouvert de publicités !

Mais comment font les blogs qui n’ont aucune pub ? Existe-t-il une plateforme gratuite où l’on ne nous impose pas les pubs ?

Avant, sur overblog, on pouvait choisir l’option sans pub ; il paraîtrait que sur la nouvelle version ce ne soit plus possible.

Sincèrement, je ne me vois pas continuer comme ça et je me pose des questions sur la poursuite de ce blog.

Est-ce trop demander de ne pas vouloir faire du fric sur son blog et de souhaiter un peu de liberté ?

Je crois que je vais aller décrocher ma lune ailleurs... et j'en suis bien déçue car je m'étais habituée à overblog et je m'y plaisais bien.

 

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Besoin de reconnaissance.

Publié le par teparlerdemavie

Besoin de reconnaissance.

On a tous, un jour ou l’autre ressenti le besoin d’être reconnue dans nos efforts, comme pour dire « Eh oh ! Tu me vois ? J’existe, je suis là ! »

Il y a tant d’efforts invisibles dont personne ne prête attention. Il serait sûrement plus facile d’agir pour soi sans se préoccuper de ce que pensent ou même voient les autres et pourtant pour beaucoup d’entre nous, c’est impossible car douloureux.

Je me souviens d’une lecture sur le couple où la femme se plaignait que son mari ne voyait aucun de ses efforts mais qu’il n’hésitait pas à lui faire remarquer lorsqu’elle n’en faisait plus. Elle trouvait sa situation terriblement injuste.

Tout en lisant, je me demandais pourquoi avait-elle tant besoin de voir de la reconnaissance dans le regard de son mari lorsqu’elle avait rangé et nettoyé le salon, par exemple? Pourquoi ne se suffisait-elle pas de la satisfaction d’avoir un intérieur propre sans que ledit intérieur devienne le symbole d’un besoin de reconnaissance personnel ?

Et puis, je me suis dit que si chacun d’entre nous, au lieu de garder nos yeux rivés sur nos propres chaussures, acceptions enfin de relever la tête et de remarquer ce que, ceux qui nous entourent, font pour nous, cela permettrait d’apaiser tant d’inquiétudes comme celles de ne plus être aimée.

Aujourd’hui, j’ai envie de souligner chaque effort, aussi minime soit-il, de m’y arrêter et prendre conscience de sa valeur. De ne plus y voir une habitude ou une obligation mais  de percevoir, au-delà, les besoins exprimés.

Ne plus être aveugle aux autres.

Ainsi je pourrai leur témoigner ma reconnaissance, juste en appréciant réellement leurs efforts. Et si je les vois, peut-être alors les verront-ils dans mes actes à leur tour…

PHOTO : "Deliberation" By Aegis-Illustration (Deviantart).

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Suis-je de nature infidèle?

Publié le par teparlerdemavie

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Plus d'un an que je n'avais pas posté sur mon blog. Comment le temps a-t-il pu passer si vite sans que je ne m'en aperçoive?

Il m'a filé entre les doigts, je n'ai pas su l'arrêter, appuyer sur la touche pause quelques instants histoire de prendre une lente et profonde inspiration pour profiter de la vie.

Depuis tout ce temps, je n'ai toujours pas appris à gérer deux situations parallèles ou mettre un terme définitif à un projet, que je garde éternellement sous le coude au cas où, un jour...

Un jour quoi? Je ne sais pas. il y a tant de choses qui dorment dans mes placards.

Je ne sais pas terminer, je ne sais pas tourner la page. Je me détourne très vite, sans un regard en arrière mais le coeur serré à l'idée de ce que j'abandonne derrière moi et ça ressemble bien plus à une fuite qu'à une décision prise en pleine conscience.

De toute manière, il est évident que je ne sais pas prendre de décisions radicales, couper dans le vif avec la certitude que ce qui est passé doit rester dans le passé et que mon regard ne doit se porter que vers l'avenir.

Non, toutes ces petites choses que j'abandonne au beau milieu de nulle part, ont pour unique but de me garder un pied dans ce passé immuable qui me donne un sentiment tronqué de confiance.

L'avenir me fait peur mais le passé a quelque chose de presque rassurant. Je le connais, je sais qui il est, je l'ai vécu et quoi qu'il arrive, même les choses les plus horribles sont derrière moi. C'est un peu comme si je me trouvais dans un train lancé à toute vitesse et que je regardais par la fenêtre les monstres qui m'ont fichus la trouille, coincés sur le quai de la gare bien trop loin pour m'atteindre. 

C'est un leurre. Je sais pertinemment que s'ils décidaient de s'acharner sur moi, ils pourraient prendre le prochain train et me retrouver à la gare suivante (terrifiante perspective). Mais en attendant, là, en sécurité dans ce wagon, je préfère croire leur avoir échappé plutôt que d'imaginer ce qui m'attend.

A l'heure où l'on parle continuellement "d'ici et maintenant", de "présence à soi dans l'instant", je me retrouve dans l'éternelle dépendance d'un passé qui se voudrait rassurant (entendez par là que "mes certitudes" flanchent).

Ce nouveau billet est, je l'espère, un nouveau départ. Et même s'il y a comme un parfum de "déjà vu et entendu", je tente le coup. D'ailleurs, la vie n'est-elle pas qu'un éternel recommencement?

Photo "Train" by Monikha (Deviantart)

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