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54 articles avec mes questions existentielles.

De la difficulté de changer.

Publié le par teparlerdemavie

De la difficulté de changer.

En me racontant, tout au long de cette semaine, j’ai pris conscience de ma difficulté à changer, à faire bouger mes lignes, à dépasser les étiquettes qu’on m’a collés sur le front dès ma naissance et qui ne m’ont plus quittés tout au long de ma vie, jusqu’à ce que je comprenne la nécessité absolue de passer au-dessus de ces freins, de grandir, d’avancer la tête haute (et non basse comme si je m’excusais d’exister) et d’y croire.

De croire en moi et non d’attendre des autres qu’ils me guident vers ce qui est le bien ou le mal. De croire en la justesse de mes propos, de mes convictions et mes sentiments, en cessant de me dédire lorsque ceux dont je me sens si dépendante m’accusent de mentir, d’être fausse, de porter un masque souriant pour cacher ma vraie personnalité.

J’ai un sens aigu de l’injustice et je sais qu’elle vient du nombre incalculable de fois où, dans ma famille, on a remis ma parole en doute alors que je parlais avec une franchise absolue. C’est troublant d’être perçue comme une personne différente de celle que l’on est vraiment, c’est limite schizophrénique car tu en viens à douter de toi et ne plus savoir qui tu es vraiment.

Suis-je la menteuse compulsive qui joue un rôle tout au long de ses journées pour paraître autre ? Ou suis-je celle que je pense être tout au fond de moi avec une fragilité et une sincérité qui doivent être bien effrayantes pour qu’on ait envie de les détruire ?

Chaque jour j’apprends de moi. C’est comme une naissance. Je me regarde en face et pour la première fois, je ne rougis pas de qui je suis. Non, au contraire, je souris tant le bonheur est écrasant de m’apercevoir que je suis loin de la mégère que ma mère avait vu dès ma naissance.

C’est libérateur, vivifiant et j'ai juste envie de crier sur tous les toits à quel point je suis une bonne personne et comme j'ai envie de faire le bonheur autour de moi. Ce besoin d’aimer, de donner, de pardonner est tellement criant, comment n’ont-ils pas pu le voir ? Pourquoi n’ont-ils pas profité de tout ce que j’avais à leur offrir ? Pourquoi ont-ils préféré me juger, me cloîtrer dans la case « rejet » en refusant catégoriquement de m’en libérer au lieu d’accueillir et de profiter de tout ce dont j’étais capable de leur apporter.

C’est fou, j’étais une bonne élève et ils ne s’en sont jamais enorgueillis, j’étais droite dans mes postures, obéissante et ils n’ont fait que me briser, ils ont détourné les yeux de moi et ont refusé de me voir telle que j’étais. Quel gâchis ! Ils sont passés à côté de moi et m’ont laissé m’étioler dans un coin.

Je dois m’accorder le droit de vivre libre, m’autoriser à changer sans penser que par cet acte je renie mes parents. Je suis si souvent comme une petite fille qui se sent un devoir envers eux. Dans ces instants-là, l’adulte que je suis ne fait pas le poids face à ce monstre gigantesque qui est l’allégeance familial. Et ce, même si jusqu’à récemment, je n’ai fait qu’en souffrir. Il y a une puissance derrière ce sentiment qui me perturbe encore aujourd’hui. Qu’ont donc bien pu faire mes parents pour m’asservir à ce point ?

Pourquoi nos parents ont-ils une telle emprise sur nous ? Est-ce parce qu’on leur doit la vie ?

Aujourd'hui, j’apprends à décoller cette étiquette et ça n’est pas une partie de plaisir. Pour parvenir à renier les paroles de mes parents, celles qui étaient prononcées sous le coup de la rancœur et non de l’amour, je dois d’abord les entendre et accepter leur existence. C’est un premier pas nécessaire. Et ça fait mal… mais pas autant que je le croyais. Je remplis mon réservoir d’empathie pour comprendre sans jugement ce qui les a poussés à agir ainsi. Tout n’est pas compréhensible mais j’entrevois les raisons de tels actes et j’en perçois surtout la souffrance. L’immense souffrance. Lorsque le mot est lâché, toute mon amertume s’effondre. Elle ne pèse plus sur mon corps et mon cœur, elle gît sans vie, à mes pieds et perd tout à coup son pouvoir de faire mal. Je ne ressens alors qu’un bon gros point chaud au milieu du cœur, un bon gros point chaud qui le fait battre, me redonne vie.

Changer demande des efforts et beaucoup de patience mais après tout, j'ai tout mon temps. J'ai le reste de ma vie pour apprendre à me connaître et prendre du plaisir à être moi-même. Le plus dur est derrière moi, me reste le meilleur à connaître.

Je dois laisser partir mes vieux démons, ouvrir leur cage et les regarder s'envoler, partir au loin et quitter ma vie.

 

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Rester une enfant.

Publié le par teparlerdemavie

Rester une enfant.

Je crois que le pire pour moi, ce qui m’atteint le plus, qui me blesse de façon irrationnelle et perdure dans le temps, c’est de ne pas voir mes efforts récompensés. Encore aujourd’hui, malgré mon âge, lorsque je fais des efforts, j’espère en obtenir une récompense, une reconnaissance et c’est là que le bât blesse car je ne devrais pas penser comme cela. Là, c’est évident que c’est l’enfant en moi qui attend, espère encore et toujours un regard, un mot d’encouragement, des félicitations de ses parents.

J’ai du mal à me faire à l’idée que je suis une adulte indépendante, autonome depuis plus de 25 ans, j’ai gardé en moi les blessures de l’enfance qui n’ont jamais cicatrisées. Elles sont toujours à vif pour bien des choses et elles me poursuivent encore aujourd’hui, à 44 ans.

J’en perçois le côté pathétique et surtout le blocage que cette situation induit car si je ne dépasse pas cela, je ne grandirai jamais, je resterai éternellement la petite fille en manque d’amour qui attend trop des autres et ne sait pas s’offrir, elle-même, ce qui est bon pour elle. Mais c’est tellement difficile de s’en défaire. Même si je ne comprends pas pourquoi je m’accroche ainsi.

Toujours est-il que j’en suis là, à regarder mes efforts fondre comme neige au soleil parce que je me sens aspirée par mon passé, par tous ceux qui ne veulent pas me voir changer (l’univers déteste le vide, c’est bien connu et s’il y a une place vide, elle doit être comblée et je sens les regards sur moi qui disent que je n’ai pas le droit de libérer cette place pour laisser un espace vide). Mais ce regard est-il vraiment extérieur ou n’est-il pas plutôt intérieur ? Ne suis-je pas celle qui me juge le plus durement ?

Et si, finalement, ce que je prends pour des désapprobations extérieures, n’étaient autres que des peurs intérieures qui me sommeraient de ne pas faire vague pour ne pas réveiller le courroux de ceux qui m’entourent?

Et si, mes croyances, je les entretenais moi-même pour demeurer dans le rang pour m’offrir un moment de répit car l’inconnu fait peur et ce qui est connu, même douloureux, rassure?

Je me pose vraiment la question aujourd’hui : « ne suis-je pas celle qui bloque ma progression ? » Peut-être au final, le monde extérieur est un prétexte pour ne pas regarder la vérité en face : changer est effrayant. J’aime celle que je deviens jour après jour mais il est bien plus difficile de faire preuve d’empathie que d’être considérée comme la méchante de qui on ne peut rien attendre. Ça fait mal mais c’est tellement plus facile à vivre dans le sens où si l’on n’attend rien de toi, tu ne décevras jamais l’autre.

Rester une enfant, c'est s'accorder le droit à l'erreur, c'est demander de l'attention, c'est avoir besoin de l'autre, c'est lever son regard vers l'adulte et le voir comme un géant aux pouvoirs démesurés, c'est ressentir de la sécurité à ses côtés, c'est croire en lui, mais c'est surtout dépendre de lui.

Être une adulte, c'est aller dans la direction de notre choix, c'est être responsable de sa vie et de son bien-être, c'est être celle qui décide, qui donne, qui offre, c'est baisser les yeux vers ses enfants, les aimer de façon inconditionnelle et les protéger, c'est ne dépendre de personne, avoir une morale irréprochable, montrer la voie. Être une adulte, c'est avoir le choix d'être heureux ou non.

Être une adulte, ça n'est pas simple tous les jours et parfois ça fait peur. Mais il est aussi possible de s'autoriser d'avoir peur et de rechercher le réconfort auprès de ceux qui ont des bras forts et chaleureux et ne nous déçoivent jamais. 

Car je ne dois jamais oublier cela : être adulte, ça n'est pas être seule, abandonnée dans la jungle urbaine et humaine. C'est avant tout avoir conscience de l'humanité et faire le choix de ce qui nous convient, embellit notre vie, l'éveille, la motive, arrondit la dureté de ses angles. Être adulte, c'est accepter d'être imparfait. Sans en souffrir.

Être adulte, c'est oser faire un pas dans cette grande inconnue qui est la vie, sans craindre de tomber.

 

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Peut-on réellement s'affranchir de son passé?

Publié le par teparlerdemavie

Peut-on réellement s'affranchir de son passé?

J’ai remarqué qu’à chaque fois que j’avançais en parvenant à mettre mon passé derrière moi, il y avait toujours quelque chose ou quelqu'un pour me ramener en arrière. Un peu comme si je n’avais pas le droit de sortir du rang qui m'était attribué à ma naissance, comme une sorte de destin implacable auquel je ne peux pas me soustraire quelque soit ma volonté.

C'est comme une prison dans laquelle je suis enfermée et dont je ne parviens pas à trouver la clé. Une vraie forteresse avec des barreaux suffisamment solides pour me garder en détention quels que soient mes efforts pour m'en sortir.

Et cette prison virtuelle, elle me revient en pleine figure comme un boomerang dès que je fais un pas hors de la limite autorisée. Une forme de soumission qui me maintient dans une état de dépendance aux autres. Je dépends de leurs attitudes, de leurs sentiments, de leurs mots et je ne parviens pas à m'en libérer, ils me collent à la peau et m'engluent dans le passé. C'est si dur de m'en défaire, ça me demande un courage que je n'ai peut-être pas encore trouvé mais je cherche. Oh oui, je cherche car je veux m'en sortir. Je veux, un jour, pouvoir crier que c'est possible, qu'il ne faut jamais baisser les bras.

J'ai cette profonde certitude qui me maintient à flot quelles que soient les tempêtes que je traverse.

Je travaille sur moi depuis quelques mois et je commence à vivre un sacré chamboulement. Je sens que je me détache peu à peu de mon ancien moi, je sens que je commence à toucher du doigt celle que je suis vraiment et cette personne me plaît.

J’apprends chaque jour à agir comme je l’ai toujours souhaité, dans la compassion, la patience et l’amour… et cela me comble à un point que je n’aurais imaginé.

Et lorsque j’agis avec mes convictions profondes, je me sens bien, je me sens vivante, à ma juste place et je suis enfin fière de moi et de ce que j’accomplis. Et cela réveille en moi une belle énergie qui ne plaît pas forcément à tout le monde.

C’est fou comme le monde est rempli de gens qui ne veulent pas te voir changer et qui veulent, au contraire, te voir souffrir comme eux et refusent que tu t’affranchisses de ces douleurs.

Et à chaque fois que je me sens enfin libérée de toutes ces souffrances, tout ce poids que j’avais sur mes épaules et que je me sens enfin heureuse et épanouie, il y a toujours une personne pour me ramener en arrière, à mon ancienne existence. Et je le ressens avec une violence indescriptible. A croire que je ne pourrais jamais en sortir à moins de couper définitivement les ponts avec mon passé.

Dois-je en passer par là ? Puis-je réellement m'affranchir de mon passé ou finira-t-il toujours par me revenir en pleine tête quoi que je fasse pour changer?

Dois-je m’éloigner de ceux qui m’ont connus dans le passé et ne veulent pas me voir évoluer ? 

Je me pose réellement la question.

Il est grand temps que je m'autorise à vivre comme je l'entends. Que Je M'Autorise à être heureuse.

Que Je M'AUTORISE. 

 

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La méchante.

Publié le par teparlerdemavie

La méchante.

J'avais envie de raconter pourquoi je cherche le bonheur simple, pourquoi j'accorde une attention particulière à mon comportement, qu'il soit bienveillant envers tous ceux qui partagent un petit bout de ma vie. J'apprends l'indulgence, l'amour de soi et de l'autre et j'aime ce que ces sentiments me renvoient. J'en ai besoin pour m'aimer pleinement, sans retenue.

Je me suis très longtemps perçue comme une personne méchante, sans bien savoir d’où me venait cette terrible charge que je faisais peser sur mes épaules. J’avais juste, au fond de moi, malgré mes bonnes actions, une image de moi si négative que j’en étais venue à accepter l’idée que j’étais bel et bien un horrible individu.

Que de souffrance.

Et je les voyais, dans ma famille (oui, ça les arrangeait bien que ce soit moi qui endosse ce rôle ingrat, les protégeant par la même occasion) se rengorger d’être épargnés et profiter pour enfoncer le clou dès qu’il me prenait l’idée de vouloir dénoncer cette injustice. Je me sentais si exclue que je n’en souffrais que d’avantage.

Tenir le rôle de la méchante dans la fratrie, c’est être accusée en lieu et place des vrais coupables, c’est être montrée du doigt à la moindre incartade, c’est être tenue pour responsable des bavardages incessants, même si mes lèvres restaient hermétiquement closes, c’est être le réceptacle de toutes les critiques tout en étant dépourvue d’attention.

Et au fil des années, cette croyance s’est ancrée en moi jusqu’à se fossiliser dans ma chair. Je n’étais plus celle qui était considérée comme la méchante, j’étais devenue « la méchante ».

Et là, tous tes actes d’amour, de tendresse, d’amitié… deviennent suspicieux.

J’ai grandi avec cette étiquette collée sur le front et elle ne m’a plus lâchée jusqu’à…

Jusqu’à ce que je n’en puisse plus.

L’âge adulte a cela de bon, c’est qu’il te permet de prendre tes distances avec ceux qui te collent dans de toutes petites cases pour leur propre confort personnel.

J’ai fui et j’ai cherché à comprendre. Et aujourd’hui, je sais.

Je sais que je n’étais pas une enfant désirée et que je fus une déception d’autant plus grande que je suis née fille et non garçon. Après 2 filles, si encore j’avais eu la grâce d’être un garçon, toute la rancœur accumulée durant la grossesse aurait pu être soufflée par un sexe approprié. Même pas. Non, je n’ai pas eu le plaisir (et la gentillesse) de leur offrir ce qu’ils auraient pu accepter et j’en ai payé le prix.

Je fus donc celle qui gênait par sa présence, celle qui empêchait ma mère de profiter de son bon gros bébé joufflu qui était ma sœur, née 12 mois avant moi.

Je fus celle à qui on colla l’étiquette de « méchante » parce que je nuisais au bon plaisir de mes parents.

J’ai appris et compris mon histoire.

Je me sens comme un jouet défectueux, je suis cassée, abîmée... à vie. Je laisse toujours les autres m'atteindre, je leur donne une emprise sur moi et me punis en conséquence. J'ai passé ma vie à me punir d'un acte, ma venue au monde, dont je n'étais pas responsable.

Alors aujourd’hui, je souris lorsqu’on me dit que je suis trop gentille, que j’en fais trop, que ma naïveté est d’un ridicule absolu… aujourd’hui, je me fiche qu’on me trouve trop tendre car je vis. Je vis enfin sans ce masque immonde.

Aujourd’hui, j’ai le pouvoir d’agir avec compassion et empathie, j’ai le pouvoir de renaître telle que j’ai toujours espéré être : humaine et empathique. Je sais d’où je viens et pourquoi ce besoin existe. Et c'est tout ce qui m'importe. Alors je crie haut et fort : "je suis vivante et j'aime!" J'aime la vie, j'aime partager, j'aime aider, soutenir, écouter et comprendre les autres, c'est un tel bonheur au quotidien et rien, plus jamais ne m'empêchera d'être une personne bonne, sincère et honnête. Et plus jamais je ne laisserai qui que ce soit me faire croire le contraire. Je ne veux plus être victime des autres, ni un bourreau pour moi-même, je veux être libre. Libre de m'aimer et de croire en moi.

 

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Comprendre...

Publié le par teparlerdemavie

Comprendre...

Cette semaine, j’ai envie d’écrire une série de billets pour me raconter, mais aussi comprendre et expliquer qui je suis et comment j’en suis arrivée là. J’ai envie d’ouvrir une porte sur mon cœur, mon corps et mon âme, parler pour pardonner à ceux qui m’ont fait souffrir et surtout me pardonner "moi" de tout le mal que je me suis fait et que je me fais encore.

Pardonner est, selon moi, la plus haute marche à atteindre pour pouvoir enfin avancer sur le chemin de sa vie en toute sérénité, le cœur léger. Je suis pour le pardon, je suis pour me libérer de toutes ces rancœurs, ces souffrances et je crois que tout doit être pardonné. Sinon comment pouvons-nous avancer si notre cœur est empli de haine, comment pouvons-nous porter ce poids toute une vie sans s’écrouler un jour ou l’autre ?

Pour moi le pardon est essentiel et il est grand temps que je pardonne à ceux qui ont profité de moi, m’ont offensés, et surtout, il est grand temps que je me pardonne.

Je me sens si coupable. Coupable d’avoir été jugée et condamnée sans parvenir à faire valoir mes droits, coupable d’avoir cru en l’autre et en la bonté humaine, coupable d’être née fille, coupable d’avoir survécu, coupable de tout, coupable, coupable, coupable !

Cette culpabilité, je l’ai suffisamment trainée derrière moi comme un boulet. Je souhaite m’en détacher. Je suis enchainée depuis trop longtemps à mon passé, il me ramène toujours à lui dès que je m’approche un peu trop de la liberté, de l’émancipation complète de ce qui est « le passé ». C’est comme si, quelque part, je n’en avais pas le droit. Mais ce droit, aujourd’hui, je peux me l’accorder. Je dois me l’accorder. 

 

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